Sentai School tomes 1 & 2

Publié le par Twinsunnien

Les livres ensembles.

Les livres ensembles.

Alors bon, voilà une semaine spéciale qui se profile, j'ai décidé de faire 5 chroniques avec pour point commun le Sentai. Seulement, vous verrez que j'ai un peu triché, car si on me parle Sentai, moi je pense Bioman. Oui, je suis très con je sais, mais c'est ancré en moi, ah lalala, entre le sketch des Inconnus, le robot qui lutte contre le monstre du jour agrandi, les méchants aux costumes surprenant, bref, c'est riche en action (toujours dans une carrière) et ces histoire de super héros qui doivent sauver le monde contre des méchants souvent stupides (sauf le grand maître, machiavélique à souhait), ça fait rêver. Enfin bon, nous verrons que ce genre de série d'action a marqué pas mal de monde, aux USA notamment, mais aussi en France, on pense aux France Five, ou à la chronique du jour, consacrée aux deux premiers tomes de Sentaï School (mince, j'ai oublié le tréma sur le i). Dessiné par Philippe Cardona, qui co-écrit aussi avec Florence Torta, nous allons découvrir une école spéciale qui forme les super héros. Dans un style proche du manga en conservant une lecture occidentale, chacun reconnaîtra les nombreuses références tout au long de ces BD.

L'histoire est simple, on va suivre Ken Eraclor, un androïde inachevé par un professeur préférant partir à Tahiti après avoir gagné au loto. Il va décider de finir sa formation par lui-même, et donc ça passe par la Sentaï School pour devenir un bon héros. Sur le chemin de l'école il va rencontrer plusieurs personnages qui deviendront ses amis, Toâ le glouton, Hongo qui aime être classe, Keiji le sensible et Duke le beau gosse musicien. Ils entrent tous en première année et vont bien donner du soucis aux professeurs et surtout au principal Ultra Sama, sur base de Ultraman, le directeur de l'école en fait. Les 5 compères ne vont cesser de détruire l'école, mais ils ne seront pas les seuls fautifs, non plus, vu que l'école est construite sur un dédale de grotte et qu'en plus une école de méchant va s'installer en face.

Déjà le format de la BD est surprenant, à peu près la taille d'un City Hunter Deluxe, mais avec nettement moins de pages. Pourtant ces dernières sont fournies, et magnifiques, le dessin est serein, propre. Bon, on peut regretter le look SD (Super Deformed, soit grosse tête petit corps), accentuant le côté comique certes (je repense au Collège Fou Fou Fou), mais parfois bizarre, enfin bon, ça passe tout de même. Les expressions des personnages passent bien, et surtout malgré cette immense variété, on les reconnaît sans soucis, mieux, on s'attache à eux. Que dire de l'animal de compagnie que va trouver Duke, nommé justement Chibi Goldo, car petit Goldorak. Il aura même droit à un très court épisode dans le tome 2.

Bon, là où ça pêche, pourquoi je dis tout le temps ça pour dire le défaut est? Enfin bon, disons que niveau scénario, ça casse pas des pattes à des canards unijambistes, c'est du classique, et bon, le seul point marrant et de reconnaître la source d'inspiration, genre le survival horror avec Resident Sentaï, ou la parodie de Olive et Tom avec Olivier Atome ou le psychopathe Mike Landru. C'est un décalage drôle, et la BD s'inscrit dans ces œuvres parodiques ne se moquant jamais du matériaux original, c'est plus de la parodie hommage qu'autre chose, tout en brossant le lecteur qui reconnaîtra les sources d'inspirations pour peu que l'on s'intéresse au minimum aux Jeux Vidéo, séries Japonaises ou même films.

Ah, il y a aussi cet humour limite par moment, genre le mec qui vient de la campagne s'exprime comme un bouseux, tout comme les gens y vivant. Si l'accent est marrant au début, au bout de 2 pages c'est lourd. Comme la blague sur le prénom de Toâ et toi, bah non c'est moi, putain elle revient pas énormément, mais assez pour lever les yeux au ciel. Il y aussi le personnage rendant hommage à Cobra qui est très lourd, c'est simple, on dirait le Schtroumpf grognon qui est lourd à répéter qu'il n'aime rien, ici Cobra cherchera tous les moyens pour être rebelle, genre une maison dans la forêt c'est trop rebelle. Le personnage est lourd c'est fou. Tout comme celui de Onizoku, hommage à Onizuka, mais complétement loupé j'estime. Par contre, car il existe des personnages secondaires intéressant, Matt Ban et Ultra Sama sont excellents. Le principal dans ce rôle de petit nerveux détestant la bande à Ken Eraclor car elle ne fait que détruire sa belle école, j'avoue que ce personnage est très drôle. Tout comme Matt Ban, que l'on voit en temps, mais qui apparaît parfois dans une vignette pour un effet comique efficace pour le coup.

Un dessin propre, lisible, un humour par moment lourd mais fonctionnant dans l'ensemble, oui bon, niveau scénario ça ne vole pas bien haut c'est vrai, pire c'est presque du revu, le plus important est que les personnages sont attachants, ce qui permet de passer l'éponge sur certaines erreurs (franchement le coup des campagnards bouseux ça ne passe pas). Nous sommes en présence d'une très belle BD, que je vous conseille si vous avez grandi dans les années 80-90, vous décèlerez les influences de tel perso, ou telle histoire, le tout dans un joyeux bordel lisible. Oui, bordel lisible. À découvrir je pense. Par contre bizarrement c'est long à lire, trop de chose à voir dans les cases, pas mal de blabla (rarement inutile donc même si ça casse le rythme on pardonne), une excellente BD donc, j'ai aimé.

@+

Ah, petit mot pour vous avertir que demain, l'œuvre sera vraiment atypique, ne vous attendez pas à un pur Sentaï façon Bioman ou Power Rangers, enfin bon vous verrez bien.

Séparés là.Séparés là.

Séparés là.

Publié dans Livre - BD - Manga

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