Le Seigneur Des Anneaux : Les Deux Tours

Publié le par Twinsunnien

Le BluRay de la version longue.

Le BluRay de la version longue.

Étape 5 sur 6  de cette semaine spéciale en Terre du milieu de Tolkien, du moins adaptation cinématographique de cet univers, Le seigneur des anneaux : Les deux tours sort en 2002 dans les salles obscures, avec le même cast, et Peter Jackson aux commandes, logique vu que la trilogie fût tournée d'un bloc. Ici nous verrons la version longue, approchant les 4 heures (bon 3h43). Nous avons vu que la communauté de l'anneau n'aura pas résisté à l'attaque des terrifiant Uruh Haï tout droit venus de Isengard. Avec des pertes nombreuses côté monstres, et la mort de Boromir. L'ancienne communauté se divise donc de plusieurs groupes que nous allons suivre dans ce film. D'un côté Frodon, qui décide de porter seul le fardeau de la destruction de l'anneau unique, vite accompagné par Samwise, ce dernier frôlant la noyade pour accomplir sa promesse. Legolas, Gimli et Aragorn eux, vont poursuivre les bêtes qui ont enlevé Merry et Pippin, les confondants avec Sam et Frodon. Nous voilà donc avec 3 histoires à suivre, car nous suivons le périple des 2 hobbits enlevés aussi, un périple qui leurs fera découvrir les Ents, êtres antiques, gardiens de la forêt dont j'ai perdu le nom, et surtout, ce film montrera une bataille épique, un truc de malade, le fabuleux Gouffre de Helm. Petite vidéo.

Vidéo de LeSeigneurDesAnneaux.

Car si le film précédent, même si il est captivant, était en comparaison, assez avare en baston. Là, d'entrée, on retrouve une scène connue, un plan large sur les magnifique montagnes néo-zélandaises (le lieu de tournage) et une voix familière, pire, un texte que l'on connait, se fait entendre dans la montagne, c'est Gandalf le gris avant sa lutte comme le terrifiant Balrog, dont nous verrons la chute. Scène introductive spectaculaire, nous n'en verrons la conclusion qu'un peu plus tard dans le film, quand on découvrira qui était ce fameux magicien ayant guidé Merry et Pippin (avec les Ents, notamment Silvebarbe).

Car oui, ce découpage en trois histoires, qui restera ainsi tout le long du film même si le trio humain/elfe/nain se rapprochera bien de Merry et Pippin, jamais ces personnages ne se croiseront. Ceci permet d'avoir un dynamisme, et de tenir en haleine le téléspectateur malgré la durée de cette version longue. Donc nous alternons entre Frodon et Sam, vite rejoins par Gollum, dont on ignore encore la nature, il faudra attendre le dernier film qui est vraiment Gollum/Sméagol. Si ce personnage n'avait été qu'effleuré dans La communauté de l'anneau, et si on le connaît un peu pour avoir vu les films Le Hobbit, Andy Serkis offre une prestation bluffante de ce personnage, schizophrène pour avoir conservé l'anneau trop longtemps, avant de se le faire subtiliser par Bilbo, il permute entre le gentil Sméagol et son côté sombre, Gollum. Résultat seule la méfiance de Sam permet à Frodon de ne pas se retrouver égorgé par Gollum. Un hommage que le porteur de l'anneau rendra en fin de film à Sam Le Brave montrera cet importance que possède le jardinier des Baggins.

Le début du film est un peu plus lent que sa deuxième partie, on découvre que Saroumane contrôle les hommes du Rohan avec l'aide du Serpent. Un enchantement fait de Théoden, roi du Rohan, une marionnette. Résultat, alors que son fils périt sans qu'il ne s'en rende compte, il chasse son neveu de ses terres, Éomer et ses cavaliers seront d'une aide précieuse en toute fin de la bataille du gouffre, mais nous n'en sommes pas encore là. On voit aussi à travers le long voyage de Fodon, que le Mordor se prépare à une immense guerre, que l'on verra dans Le retour du roi, voir les troupes de monstres marcher en direction de Minas Tirith, la citée capitale des hommes, nous met en appétit pour la suite. C'est avec la rencontre de Frodon et Faramir que l'on se rendra vraiment compte de la puissance du Mordor, avec ces éléphants géants, enfin bon, nous n'y sommes pas encore que Peter Jackson prépare déjà le terrain.

Alors que l'on assiste impuissant à la chute de Frodon, du moins son changement de personnalité dû à la puissance du pouvoir de l'anneau unique, et à l'amitié indéfectible de Sam, tout en constatant que Gollum est un être dangereux, en face nous avons les 2 autres Hobbits qui vont lancer, comme l'a prévu le nouveau Gandalf, les Ents dans la bataille, je spoil, mais ceci provoquera la chute de Saroumane, n'empêchant pas le magicien blanc d'envoyer ses troupes vers Édoras. On constatera la ruse de Pippin pour déclencher la guerre entre Fangorn et Isengard, et donc l'immense bataille du gouffre sera coupée par la chute de la seconde tour en Isengard, mais aussi la lutte des hommes de Faramir contre un Nazgul aux portes de Minas Tirith, trois combats épiques que l'on prend plaisir à suivre, avec un montage parfait, haletant.

Mais le gros morceau de ce film reste le gouffre de Helm. Un truc incroyable par la quantité de monstres impliqués, les effets spéciaux sont excellents, bluffants. Alternant plans larges et lutte à taille humaine, on trouvera même une touche d'humour entre le comptage de Legolas et Gimli, sorte d'émulation positive si j'ose dire, mais aussi des trucs assez bof, comme l'elfe faisant du surf sur un escalier pour mieux tuer ses adversaires, complétement ridicule. Une scène qui sera reprise dans un des films Hobbit. Ah, parlons des ennemis, si les costumes des êtres bons, l'armure du roi en toute fin de bataille notamment, sont magnifiques, que dire des maquillages, prothèses et autres effets concernant les Uruk Hai et leur armée. Dégueulasse, moche, détestable, bref, j'ai voulu essayer de dire quelque chose d'intelligent, mais rien ne sort. Les ennemis sont excellent, pas flippant, mais nous ne voudrions les inviter à dîner. Là aussi nous avons une alternance entre effets en vrais et effets numériques, qui grâce à une excellente réalisation, s'imbriquent parfaitement, on ne sent pas les 15 années du film (même plus car il a été tourné avant 2002). En gros on se croit sur le champs de bataille, tout est lisible, et même si l'humour est parfois lourd, ça reste un grand divertissement, entrecoupé des autres batailles ayant lieues ailleurs. Une grosse, mais grosse demie heure qui marquera les culottes je vous le dit.

Bien que le début soit un peu lent malgré une scène introductive spectaculaire, bien que scénaristiquement nous ayons droit à des choses convenues (oh mon petit Jésus, Aragorn a chu, qui sonne comme une redites de la fausse mort de Gandalf), ou un humour pas toujours drôle, cette histoire, scindée en 3 chemins différents, s'avère passionnante, et surtout plus spectaculaire que le précédent film, avec un bon rythme une fois l'heure passée, le maître mot reste "spectaculaire". Surtout que les batailles finales viennent comme récompenser le téléspectateur que je suis d'avoir subi La communauté de l'anneau (qui est un très bon film, mais un peu lent quand même). Bon, je ne puis dire les différences entre les versions ciné et longue, mais si le premier film de cette trilogie pouvait parfaitement se comprendre et se suffire en version ciné, ce Les deux tours mérite d'être vu en version longue. Je dis sans sans savoir vraiment les rajouts ou non, mais il y a pas loin de 50 minutes en plus, et pour peu que vous ne fassiez comme moi, à savoir regarder le premier BluRay un jour, et le deuxième le lendemain, ça passe super bien. Là je regrette moins le fait que l'éditeur n'aie pas tout mis sur le même BluRay. Un film impressionnant, qui fonctionne encore de nos jours, mais nécessite, surtout dans sa version longue, de connaître le premier film un minimum quand même. Une grosse réussite, un film que j'adore, et demain ce sera donc la fin de cette semaine spéciale avec Le retour du roi qui va encore plus loin dans le spectacle, on voit ça demain.

@+

Le coffret.

Le coffret.

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