Perdu d'avance - Orelsan

Publié le par Twinsunnien

Orelsan - Perdu d'avance.

Orelsan - Perdu d'avance.

Alors, sauf erreur de ma part, aujourd'hui nous allons voir la première chronique rap. Oui, non pas que je n'aime pas ce genre, mais je possède peu d'album rap en fait.

En 2009, Aurélien Cotentin (merci wikipédia), sort son premier album, Perdu d'avance. 14 titres, loin du cliché du rappeur ayant fait de la taule et cherchant à avoir des pratiques peu orthodoxe avec la police, il n'en reste pas moins provocateur, parlant de certaines filles comme "peu regardantes" voir carrément "faciles". Il y fait beaucoup de référence à la culture des trentenaires, citant des jeux vidéo, des animés et mangas. Un de mes copains m'en avait parler à l'époque, mais je n'y avais pas prêté plus grande attention.

Le rappeur venant de Caen, donc pas de Paris, il y parle de la vie en province, le titre Changement parle de la différence générationnelle qu'il subsiste depuis tout temps. Comment dire, même si je suis parfois loin de me reconnaître en lui, certains de ses titres voient carrément juste et me parle, avec ce La peur de l'échec, notamment où il exprime tous ses doutes.

Musicalement, ça reste du rap, donc ça cherche un peu partout, il y a de l'électro, des grosses basses, parfois de la guitare électrique, Il n'a pas non plus un immense flow de parole, mais bon, on comprend parfaitement ce qu'il dit, et ratisse large, en parlant de la vie normale des jeunes en fait.

La peur de l'échec, vidéo de OrelSan.

Alors j'aime bien cet album, mais il n'est pas non plus excellent, il n'y a pas vraiment de titre sortant du lot, il est sympa de voir une partie de ce que l'on connait exposé en rap, c'est même parfois déstabilisant, il y exprime une partie de sa vie de façon surprenante, bon, les sujets abordés sont surtout les meufs, le sexe, la boisson et les galères avec les boulots de merde, pouvant parfois passer pour un misogyne, Orelsan parle des femmes comme des euh, comment dire, enfin la plage quoi, vous voyez, ce qui est peut être extrême, mais il faut savoir qu'il en existe aussi. Comme dans ce titre 50 pourcents, où il nous conte l'histoire d'une fille dont il a été l'amant et qui revient en rampant (après l'avoir jeté) quand elle apprend qu'elle est enceinte, sans savoir si c'est de lui ou de son copain. Assez effrayant par son réalisme (attention, je ne place pas toutes les femmes dans ce panier là, mais il en existe), ce titre sort un peu du lot je trouve. Mais niveau sortie du lot, Gros poisson dans une petite mare, et ses pensées philosophiques, nous montrant brillamment ce qu'est la relativité en fait, oui, dans un petit patelin pourri une meuf peut être considérée comme "bonne" si elle est un poilet mignonne, tout en étant loin, voir très loin du mannequinat, question de relativité et d'échelle. en effet on trouve toujours plus fort et meilleur que soit, l'histoire de ma vie quoi. Ma chanson préférée de l'album pour le coup, celle qui me parle le plus.

Gros poisson dans une petite mare, vidéo de alexandrauqcip.

Oui, en fait j'ai pas grand chose à dire sur cet album, assez éloigné des clichés du rappeur de banlieue parisienne ou des quartiers de Marseille, les sujets abordés restent pourtant proche de ce que l'industrie du rap sort, la facette peu reluisante des meufs y est abordée de façon peut être un peu extrême, voir miso, mais comme je l'ai déjà dit, il faut savoir faire la part des choses, ne pas mettre tout le monde dans le même panier pourri. Ses albums suivant seront quand même plus recherchés et plus sympa, là on tombe sur un rappeur de province nous contant une partie de sa vie, avec des références, euh, de trentenaires (j'aime pas dire geek) très sympa. Seulement cet album lasse un peu, et bon, on l'écoute, mais au bout d'un moment il lasse, voir dégoûte, il faudra attendre Le chant des sirènes pour tomber sur un truc plus que sympa. En attendant, non, je ne peux pas vous le conseiller, car il faut vraiment aimer pour pouvoir l'écouter. Je crois que après cette chronique, je n'écouterai désormais que rarement ce disque, pas mauvais, mais euh, n'ayant rien de vraiment ultime. Oui, à éviter sauf si vous kiffez le rap.

@+

Publié dans Musique-Spectacle

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