Lucy

Publié le par Twinsunnien

Lucy en DVD.

Lucy en DVD.

Et non, ce n'est pas une chronique musicale sur le titre de Pascal au bistrot, nous allons voir ce film de Luc Besson sortie en 2014.

L'histoire est conne et pompé sur Limitless, avec Bradley Cooper, qui est, je reconnais, moins #kikitoudur que Scarlett Johansson, Lucy va se retrouver à l'insu de son plein gré (n'en déplaise à Richard Virenque) mule d'une drogue moderne, et de comme par hasard le paquet va cassé, et alors qu'une telle dose devrait être mortelle, elle va pouvoir exploiter son cerveau au maximum de ses capacités, ce qui, pour une blonde est un... quoi? Pas de blague sexiste? Et merde. En parallèle on verra le professeur Norman qui étudie le cerveau et fait des théories si l'homme l'exploitait à plus des 10% actuel. Bande annonce, parce que je suis déjà fatigué là.

Bande annonce, vidéo de EUROPACORP.

1h26. La durée de ce film. Au début on pige pas trop, mais après l'avoir vu, bah c'est loooooooong, on se fait chié d'entrée. Bordel, ça fait un bail que je n'avais pas vu un film réalisé par Besson, mais il me semblait que Léon et même Le cinquième éléments étaient de bons films non? Bah là on se croirait devant une production Besson, ah merde, c'est le cas, une production où le réalisateur est effacé derrière le producteur donc.

Au début, ce sont les films asiatiques, avec leurs méchants pas gentils qui sont méchants et pas gentils typique d'un film comme Old Boy par exemple. L'idée d'aller à Taïwan est originale j'avoue, personne n'osant filmer là bas, ça ajoute une touche de fraîcheur, mais on se croit quand même devant une prod d'Hong Kong ou sud coréenne. Le premier dialogue est insupportable, alllllllez quoi Luuuuuucyyyyyyyy steupléééééé, vas y quoi, il est gentil et pas méchant le monsieur Jang. La scène dure 10 ans, et encore je suis gentil. En plus on nous offre des image de gazelles, de souris avec une tapette, genre Besson nous prend pour des grosses truffes sans cerveaux? - Je vais faire le rapprochement avec la gazelle prise au piège, ils pigeront peut être.... oki..... mais merde. Ah, l'idée du téléphone et je parle pas anglais pour la trad est sympa par contre.

Bon, il n'y a aucune tension, aucun stress durant ce début de film, pourtant ils sont sensés ne pas être gentil, Lucy risquant sa vie, je sais pas, on ressent rien, limite on se marre, elle où l'ambiance bordel????? Bon, finalement ils y aura 4 mules pour passer la drogue, et alors qu'elle est en détention provisoire, un mec qui veut lui toucher les nichons (logique, c'est Scarlett les enfants, on ferait tous pareil), bah elle résiste (prouve que tu existes!) et donc le chinois asiatique de Taipei il est vénère alors il la tabasse.... oki, phrase très raciste, pardon. Et là, la sachet se craque, et BIM, la drogue est en Lucy. Avec une scène, comment la décrire. Franchement je ne sais pas ce que ça représente de prendre de la drogue, mais je pense que ça se rapproche de ce que j'ai ressenti en voyant cette merde à l'écran.

Bon, désormais elle est hyper balèze, elle peut tout contrôler. Et on regarde un peu du côté du professeur, avec toujours des images nous montrant un environnement hostile ou agréable, nous sommes pris pour de très très gros abrutis j'vous dis. Elle va vouloir récupérer la came, et alors que ses connexions se font lentement mais surement, elle passe de 10 à 15, puis 20%, 28 la première fois qu'elle cause au prof. Oui, le prof (Morgan Freeman) est à Paris, elle à Taipei, mais comme elle est super intelligente, elle contrôle tout. Ah j'ai passé la scène de l'hôpital, parce que le discours de grosse droguée qu'elle nous offre, JCVD ne pourra JAMAIS atteindre le niveau du dialogue que Lucy tient avec sa génitrice, oh mon dieu, mais rien que pour ce dialogue hilarant, il vous faut voir ce film.

Elle a donc aussi développé une capacité à utiliser les armes sans difficultés, elle peut même ressentir que sa coloc est malade. Bon, entre temps elle contacte un flic à Paris et s'y rend par la suite. Les 3 autres mules sont interceptées et amenées dans la capitale française, où tout va se jouer. Et alors que jusqu'alors nous étions dans un film style asiatique, voilà donc Taxi qui revient, avec foutage de gueule de ces abrutis de flics, empilage de caisse de Police nationale à la Taxi quoi, complètement à chier et n'ayant rien à foutre dans ce film, passons. Je passe aussi sur le changement de couleur et de longueur de cheveux, et le fait qu'elle peut contrôler les gens à distance, oh putain, mais nous sommes en plein trip là où quoi.

Donc reste la scène de l'hôpital ou du musée, ou je sais plus, le prof a réunion des gentils gens en blouse blanche, de confiance, pour étudier la jeune femme dont les capacités augmentent sans cesse. Les méchant pas gentils asiatiques sont là, et ils ont un putain de lance roquette, et des guns, et pan pan, ça défouraille, ça tire de partout. Scène ressemblant un peu au sauvetage de Morpheus dans The Matrix, dont le côté blanc d'un coup et promenade dans la temps semble pompé sur le film des frères Wachowski. L'image sombre quand elle accède à l'ordinateur, bref, on vire dans la SF là, mais la SF pourrie française. Sans compter sur l'hommage à E.T. de Spielberg (l'index qui est lumineux), risible. Et tout ça pour quoi, pour la voir devenir omnisciente et omniprésente, elle devient tout et rien. Alors que pendant un tout petit instant, je me suis dit, on va se retrouver comme dans Brazil, à comprendre qu'en fait elle hallucinait, la drogue l'ayant fait croire qu'elle vivait tout ça, bah non, à priori tout ceci fût bien réel, oh putaing.

Bon, je clôt cette chronique, gros film de merde, pourtant hilarant sans le vouloir, on s'ennuie au début, on se fait chié au milieu, et à la fin on hallucine devant autant de connerie. C'est simple, tout ce que Besson producteur a fait de pire est ici, je ne comprends pas pourquoi Scarlett Johansson s'est engagée là dedans, elle n'a pas de besoin pécunier que je sache, mais ce qui me perfore le plus l'anus, c'est le succès qu'a eu le film, 5 millions d'entrées au bout de 14 semaines d'exploitation (selon wikipédia), mais flûte les gens, vous avez vraiment aimé? Sans rire? Même un film de bas étage américain fait mieux, seul le score d'Eric Serra sauve la mise. Si vous pouvez le voir gratos, allez y, pour rire, je l'ai vu en VO, en plus on entendu mieux quand ça cause français, mais même en VF je suis sûr qu'il est drôle. Autant de connerie de dialogues merdiques, ça vaut l'écoute, mais je vous en conjure, ne faites pas comme moi, ne l'achetez pas, ne soutenez pas ce cinéma de merde qui ne divertie même pas tant il est risible, SVP.

@+

Lucie de Pascal Obispo, vidéo de pascalobispoVEVO.

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