Scott Pilgrim vs the world

Publié le par Twinsunnien

Scott Pilgrim (sans le versus the world en France) en DVD.

Scott Pilgrim (sans le versus the world en France) en DVD.

Alors qu'il a connu le succès grâce à ses films parodiques Shaun of the dead et Hot fuzz, Edgar Wright cède aux sirènes d'Hollywood, mais pas avec n'importe quel film, l'adaptation du comics en 6 tomes de Bryan Lee O'Malley, auteur canadien qui avait donc raconté l'histoire de Scott, jeune de 23 ans se remettant difficilement d'une rupture, fainéant et squattant chez Wallace, qui va rencontrer l'Amour avec un grand A en la personne de Ramona Flowers. Seulement, pour avoir le droit de sortir avec elle, il lui faudra vaincre ses 7 ex maléfiques. Déjà 5 ans que ce film est sorti, et pourtant il est toujours aussi efficace j'estime. Alors, Edgar Wright sans Nick Frost et Simon Pegg est il toujours aussi bon? Trailer.

Bande annonce VO, vidéo de Universal Pictures.

Film ultra rythmé et surtout faisant une tonne de référence, je n'ai pas mes sources, mais il me semble qu'à l'époque il s'était planté. Le film n'a pas marché quoi. Pourtant avec Michael Cera, faisant partie de la jeune garde de nouveaux acteurs, et connu grâce à Arrested development notamment, tout en adaptant un comics connu, il n'y avait pas de chance de se planter. Mais alors, cela veut il dire que le film est caca? Je le dis tout haut, NON. C'est même un putain de film de bombasse quoi, merde. Je vous spoil que dalle vu que nous sommes dans la semaine spéciale films que je kiffe, donc tous les films traités cette semaine sont excellents, mais là, c'est un film n'ayant pas eu le succès escompté, et dont j'entends peu parler sur la toile.

Oui, l'histoire semble un peu chiante, une histoire d'amour sur fond de vengeance avec des ex maléfiques, ça peut rebuter je comprends, mais la mise en scène est juste parfaite, c'est lisible, propre, on ne s'ennuie JAMAIS et la bande son, la bande son quoi, juste sublime aussi, un peu comme pour Beck, les musiques apportent un plus indéniable. Mais si on en prend pleins les oreilles, on en prend plein la vue aussi. Avant gardiste pour le coup, Wright intègre sans difficulté les onomatopées issues des BD, que dire aussi de ces changements brusque de décor, avec des fondus au noir faisant disparaître les autres personnages pour les faire ré-apparaître quand la scène se termine. Le tout d'une fluidité et d'un lecture parfaite.

Mais je crois que le plus réjouissant dans ce film, est l'alliance parfaite du cinéma et du jeu vidéo, lors de chaque combat, nous avons droit à une petite présentation avant de voir le Vs apparaître. Wright emprunte énormément au jeu vidéo, allant même jusqu'à nous offrir des sons connus de The legend of Zelda (putain, les chœurs de la fontaine des fées, l'ouverture d'un coffre <3), mais aussi de Mario. Beaucoup de ce que l'on nomme Easter eggs sont disséminés et font référence aux jeux vidéo. D'accord le matériau d'origine faisait aussi ces références, mais oser les faire dans un film, sachant que ça ne parlera pas à tous, c'est osé.

Si il n'y avait que le jeu vidéo, mais la musique aussi prend une place importante, Scott étant bassiste, on assiste à des battle de musique dantesque. Lors de l'affrontement avec les DJ Katayanagi, la puissance du son nous, nous, nous, #kikitoudur quoi (désolé les filles, si vous avez un équivalent vous pouvez me le dire, je l'emploierai plus tard ^^). La Bass Battle entre Scott et le Vegan Todd, aaaaaaah, laissez moi vous parler de ce combat tient. Todd ne se nourri de rien provenant de ce qui a un visage, du coup il possède une force immense, ici nous assistons a un putain d'hommage à Dragon Ball Z, transformation en super saiyen, traversée de murs, tout ceci en parlant mine de rien des végétaliens. Un combat dantesque, qui se termine de façon hilarante avec la brigade anti triche des végétaliens. Voilà ce que sont les affrontement, complètement délirant, mais malgré ce bordel affiché, le tout reste lisible.

On passe l'hommage à King Kong face aux DJ, et maintenant on s'attarde sur l'affrontement final, avec tout les petits détails que l'on a pu voir avant qui deviennent exploités ici, la vie supplémentaire, le jeu façon Dance Dance Revolution avec Knives du début de film, tout s'emboîte à la perfection, et le combat final, quoique intense, s'avère court.

Bon, je vais conclure, de peur de trop vous en dire, de l'action, de l'humour, des effets bien pensés et superbement intégrés, un casting excellent, une réalisation limpide lisible et juste parfaite, sans oublié les nombreux clin d'œil fait aux jeux vidéo, et une bande son fantastique, oui, on tient une perle du cinéma qui bien avant Les mondes de Ralph, nous expose une esthétique issue du jeu vidéo avec bien plus de talent et de classe que le film de Pixar. Pour le coup c'est une œuvre vraiment culte, indispensable, à voir et à revoir sans aucune concession.

@+

Publié dans Cinéma

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