Summer Wars

Publié le par Twinsunnien

Summer Wars BluRay DVD collector.

Summer Wars BluRay DVD collector.

En 2009 sort donc le 5ème film réalisé par HOSODA Mamoru, avec le studio d'animation Madhouse, nous allons assister à un été bien particulier pour Kenji Koiso, il se fera inviter (ou du moins engager) par Natsuki pour partir à Nagano avec elle, non pas pour les jeux olympiques d'hiver 1998, mais pour se faire passer pour son petit ami (chose que Kenji apprendra plus tard). Après un long voyage où l'on découvre les membres de la famille au fur et à mesure, on apprend que la doyenne de la famille va fêter ses 90 ans, et donc toute la famille se réuni pour célébrer ça. Mais petite bande annonce avant.

Bande annonce VOST, vidéo de Kazé.

Ce dont je ne vous ai pas parlé c'est qu'il existe un monde virtuel, sorte de gros facebook, où tout le monde (le monde, la planète quoi) se retrouve en communauté géante pour jouer, trouver des informations, gérer ses comptes et autres choses, genre d'internet couplé à un puissant facebook pour résumer violemment, ce monde ne s'appelle pas la Matrice, mais Oz. Les premières images du film sont dans ce monde virtuel d'ailleurs, avec une explication claire et rapide histoire de bien se familiariser avec, car on va switcher entre la réalité et le virtuel tout au long du film.

Il sera question tout du long du film de l'implication de ce monde parallèle dans le réel, avec ce que peut impliquer si une entité artificielle en prend le contrôle. Mais il y est aussi question des valeurs familiales, avec le passage très touchant où Kenji remercie toute la famille pour ces bons moments, lui qui n'a jamais vécu ça, ses parents s'occupant peu de lui. On a droit aussi au conflit générationnelle, et aux différentes préoccupations des personnages, chacun réagissant différemment à la.... euh spoil, mort de la doyenne. Les femmes veulent tout organiser, que tout ce déroule comme elles le veulent, alors que les hommes, réputés plus faible dans le clan Jinnouchi (ce sont les femmes qui décident) les hommes veulent se venger, et abattre Love Machine, la fameuse entité artificielle, grosse IA qui pirate Oz pour s'amuser et provoque des catastrophes. Une entité qu'indirectement la grand mère va freiner avec ses contacts et son téléphone.

Woh, je ne veut pas trop en révéler non plus, mais purée, j'ai peur de louper cette chronique importante à mes yeux, je ne sais pas comment vous transmettre l'envie de voir ce film. Mêlant habillement émotion, action, humour, passé, modernité, pfiou, trop à dire. Je vais donc m'attarder sur une scène, LA scène qui fait mouche à chaque fois, celle du combat entre Natsuki et Love Machine, enfin combat, bataille de Hanafuda, sorte de poker dont je ne pige que dalle, mais donc, alors que les hommes ont échoué (King Kazma grand champion de combat virtuel pourtant) et ont réuni un impressionnant matériel, le dernier espoir reste de récupérer les comptes d'un Love Machine surpuissant via un défi d'Hanafuda. La famille au complet réunie derrière Natsuki, avec leurs comptes comme monnaie d'échange, seulement une inattention fera perdre à Natsuki les comptes qu'elle venait de gagner, ah, et forcément il y a un chronomètre, une durée limitée, car Love Machine n'a rien trouvée de plus drôle que de balancer un satellite qui devait revenir sur Terre tranquillement, donc sur la maison des Jinnouchi. Et là, avec ce nombre non suffisant de compte, la partie semble compromise, et c'est là que l'émotion est très forte, des inconnus du monde entier donnent leur compte à Natsuki, pour qu'elle puisse se battre..... bon, sur le papier je raconte mal, mais en voyant la scène vous pigerez. Surtout qu'après c'est au tour de Kenji d'avoir son heure de gloire, mais passons parce que là nous voilà à la fin.

On discerne 2 types différents d'animation, une classique, digne des studios Ghibli, dont chaque image est un tableau magnifique et détaillé, des personnages animée de façon classique, tout ceci pour le monde réel donc, et Oz par contre à le droit a un traitement différent, plus épuré, blanc, les traits sont plus propre si j'ose dire, le monde paraît bien irréel, et l'animation en elle même pioche dans l'action du Shônen (avec les déformations que ça peut entraîner), ou même un passage "Magical girl", ceci permet de tout de suite savoir où nous sommes (contrairement à The Matrix) et offre une identité au film le différenciant bien d'autres œuvres d'animation.

Je vais déjà conclure parce que de toute façon je n'arriverai pas à assez bien en parler, il vous fait le voir, un animé qui parlera aussi bien aux petits qu'aux grands, véhiculant des valeurs traditionnelles, familiales, mais sans être rebutant, sans être lourd, de plus ce film nous prouve que modernité et tradition peuvent coexister sans problème, du moment que l'on fait bien attention de la façon dont on se sert des nouvelles technologies, il ne faut pas dépendre d'elles. Summer wars est encore plu parlant aujourd'hui, à l'heure où quiconque semble ne pouvoir se passer de Facebook ou Twitter. On frôle la perfection, frôle car il subsiste des tout petits points gênant, la façon dont est blanchi Kenji, le fait que l'on puisse diriger un avatar aussi bien avec une DS (la console de Nintendo, pas la voiture de Citroën), un PC (Dell ^^) ou un iPhone. C'est surtout l'obtention d'une quantité de matériel de pointe qui passe le plus difficilement pour moi, genre en génératrice on prend un bateau de pêche et on le pose dans le petite retenue d'eau en face de la maison, le super serveur informatique aussi, dans le film on n'en tient pas compte, mais à y repenser, la pilule est dure à avaler. Hormis ces petits points négatifs qui pourtant servent de passages humoristiques alors qu'une tragédie vient d'arriver, ce film est un régal pour les yeux et les oreilles, indispensable dans toute bonne DVD/BluRay-thèque.

Dernier point, j'ai l'édition BluRay spéciale, avec un artbook sublime, un joli packaging et des bonus, ces derniers sont sympathiques sans être indispensable pour autant, mais la beauté du pack nous fait oublié ce petit défaut, l'artbook est à tomber et prouve que chaque plan, chaque image même est une œuvre à part entière. Si vous pouvez choper cette version, n'hésitez pas.

@+

Contenu du collector.

Contenu du collector.

Publié dans Cinéma

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