Godzilla (1998)

Publié le par Twinsunnien

Godzilla de Roland Emmerich en DVD.

Godzilla de Roland Emmerich en DVD.

On l'a déjà vu, Roland Emmerich aime faire des gros films impressionnants, autant son Stargate était loin d'être con, ce qui n'était pas le cas d'Independence Day, stupide à souhait mais pourtant rigolo (involontairement), alors quand, 16 ans avant Gareth Edwards, une version hamburger du monstre japonais est mise en chantier, les vrais fans sont inquiets, et nous allons voir qu'il y a de quoi.

Perso en 1998, la France gagne la coupe du monde de football, et, du haut de mes 16 ans, j'avais hâte de voir ce film de monstre, sur une bête connue que de nom pour moi, en plus j'avais kiffé Independence day (c'est bon, on ne se moque pas), et le Come with me de Puff Daddy Diddy Kong Racing tournait dans mon lecteur de CD (et oui, la jeunesse et ses conneries...). On regarde la bande annonce en VF, sachant que j'ai vu le film dans cette version au début, avant de le voir en VOST pour cette chronique.

Bande annonce en VF, vidéo de SonyPicsHomeEntFR.

Ces gros cons de français font des essais nucléaires, et de comme par hasard, un putain de gros truc attaque un bateau dans le coin quelques décennies plus tard. La bestiole, particulièrement impressionnante par sa taille, laisse des traces de papates au Panama, montrant ainsi qu'elle se dirige droit vers New York City, la ville idéale pour les gros monstres, c'est bien connu. L'expert en biologie nucléaire Tatatopless, euh, Tatopoulos, surnommé EarthWorm man, parce qu'il étudiait les vers de terre à Tchernobyl avant l'apparition de notre ami le monstre. En parallèle, la lutte se met en place afin d'éradiquer ce connard qui détruit New York quoi, il est chié merde. Pire, une bande bizarre de gens parlant pas américain semble suivre de prêt ce monstre que l'on nomme Gojira ou Godzilla en version améwiquaineuh. Il est bizarre, voir choquant de voir la pseudo journaliste reprendre l'animateur sur ce point "C'est Gojira connard", oki, là on cherche à caresser les fans dans le sens du poil, sauf que le mal est déjà fait, rien que via le look façon gros lézard qui aurait baisé avec un T-Rex! Je me rappelle même que ce film fût présenté comme un Jurassic Park 3 (qui ne sortira que 3 ans plus tard pourtant).

Mais c'est évidemment le côté grand spectacle qui gêne un peu, et aussi le fait que Godzilla parte aux États-Unis, bizarrement ça arrive sur le film de 2014 aussi, mais c'est moins flagrant et choquant je trouve. Le fait que Zilla, ah oui, le film sera déclassé par la Toho, il n'est pas considéré comme un film Godzilla, ce qui est injuste de la part des japonais qui ont bien pris le pognon des américains et qui aujourd'hui disent que non non, ce n'est pas un Godzilla.... mais passons, le monstre se déplace dans le métro sous la ville, apparaît n'importe où, n'importe comment, les militaires pètent tout New York (au grand damne du maire qui cherche à se faire ré-élire), mais le sommet de la connerie restera cette affrontement final, alors que l'on croyais l'affaire pliée avec un Zilla s'étant pris une torpille en suppositoire, sa progéniture ayant succombé à l'attaque du Madison Square Garden (avec explosion à la façon Maison Blanche dans Independence Day), et bien non, le suppo et au lit est une conception que Zilla ne comprend pas, et il revient méga vénère pour une scène de course poursuite avec un Taxi et nos protagonistes. On constatera la solidité des voitures américaines pour le coup, pensez donc, la voiture ira faire un tour dans la gueule du monstre et marchera toujours, sans parler des nombreuses embardées, et tout ça en étant 4 dedans s'il vous plait! Le coup du pont servant de filet de pêche, pour mieux l'abattre.... ouch.

Mais pour nous français, le principal intérêt réside dans la présence d'une équipe des services secret français, qui cherche à réparer les erreurs de la France. À voir en VO pour rigoler encore plus. Jean Reno y est excellent, et le cliché du français qui veut ses croissants et un bon café y est surexploité. Oh, j'allais oublié le plus drôle, on passe l'accent, le chewing gum, Elvis tout ça, et on constatera que les français s'appellent tous Jean quelque chose, "mais il est où Jean-Luc", "Je ne sais pas Jean-Claude", "Il a dû lui arriver quelque chose Jean-Pierre", oh purée, là on se marre franchement, c'est à entendre sérieux.

Sinon, ah, on va pas non plus chier à mort sur ce film, vu que les effets spéciaux ne sont pas trop mauvais, malgré de nombreuses incohérences, ça ne choque pas, même 17 ans après. La réalisation et le scénario sont risibles par contre, avec son pro USA gerbant, ses clichés, son action a tout va et ses personnages immortels, c'est un film bizarre, où l'on rigolera comme pour la précédente réalisation de Emmerich, mais sans que ce soit voulu par le réalisateur.

Digne des films Godzilla rigolos des années 70 (Jet Jaguar!!!), voilà un bon moment de rigolade, je ne vois pas comment le prendre autrement, un spectacle qui se moque des français, qui détruit tout New York (avant le 11 septembre, ceci choque un peu quand même), et dont le design est mauvais, plus proche du dinosaure que du Godzilla originel, un film catastrophe catastrophique, mais pourtant à voir comme un Yong Gary, pour se marrer. Les vrais fans ne voudront pas en entendre parler, et féliciteront la Toho de déclasser ce film, ce que je trouve honteux car les biftons ont bien été encaissé par la firme japonaise, mais surtout amis fans, ceci a permis de relancer une franchise qui était mourante (oh, comme pour la version 2014), la série Millénium des Godzilla sera mise en chantier, et cela aurait été dommage de louper ça non? Donc un film à prendre comme une parodie, même si ce n'est pas volontaire, et aussi à prendre comme une renaissance du monstre le plus célèbre du cinéma avec King Kong.

@+

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