Sacré Graal

Publié le par Twinsunnien

Sacré Graal en DVD.

Sacré Graal en DVD.

Les Monty Python sont un groupe de comédiens jouant sur l'humour, propulsé en rang de star grâce à leurs nombreux sketchs à la téloche britannique, c'est logiquement que les salles obscures allaient voir arriver ces troublions. Mmmmh, pas terrible comme intro. Sachant que Sacré Graal est sorti en 1975, qu'il est réalisé par Terry Gilliam (Brzail, L'Armée des douze singes) et Terry Jones (La vie de Brian), ce film nous conte l'interprétation de cette troupe du mythe arthurien, et notamment la quête du Saint Graal. Voyons la bande annonce du DVD en VO.

Bande annonce du DVD en VOST, vidéo de flyingwebsite.

Tout d'abord, joie d'un achat d'occasion, je me retrouve avec le boitier double DVD édité chez Studio Canal, mais je n'en possède que le premier DVD avec le film et quelques petits bonus. Le principal est là, le film en VOST (pas de VF mais ceci ne m'a pas dérangé), et on remarque la présence intrigante de sous titres en français mais aussi de sous titres pour ceux qui n'aiment pas ce genre de film, où l'histoire du Cid de Corneille (le dramaturge pas le chanteur) nous y est contée, inutile mais provoquant un décalage marrant 5 minutes.

Donc, ça commence fort, avec un Arthur gambadant avec son écuyer, mais, euh, pas de chevaux présents et pourtant nous entendons un bruit de sabots ??? Ah, c'est l'écuyer cognant deux noix de cocos qui fait ce bruit. Et voilà déjà le premier château, Arthur fait le tour des seigneurs pour partir chercher le Graal, pas de bol, il tombe sur des cons de français, avec une discussion complétement barge sur les noix de cocos et les hirondelles européennes ou africaines, enfin bon, le ton est donné, et cet humour, que l'on pourrait dire « so british » même si c'est réducteur je trouve, est là, avec ses non sens, ses interrogations stupides mais faisant réfléchir, des personnages hauts en couleur, avec donc les français, les vierges du château d'Anthrax, le peuple qui dit ni, les paysans en auto gestion, le chevalier noir qui ne lâche rien, avec de jolis effets « gore », un combat à la fin duquel ce chevalier reconnaître un match nul avec Arthur (alors qu'il ne lui reste que son tronc et sa tête).

Donc, l'idée d'enchaîner les scènes sous forme de sketch est dynamique, mais le problème réside dans l'absence de scénario, oh, si, il y en a un, mais la ligne rouge de la quête du Graal semble plus une excuse pour faire des blagues dans un univers féodal qu'autre chose, surtout au vue de la fin, particulièrement abrupt du film.

Et pourtant, même si le début n'est pas aussi hilarant que ça, à partir de la moitié du film, ça devient franchement drôle, surtout lorsque Lancelot débarque dans une noce pour sauver une princesse en détresse et fait un massacre parmi l'assistance, pour finalement sortir bras dessus bras dessous avec le seigneur des lieux. Ah mince, je crois avoir confondu, les français n'interviennent pas au début du film, mais plutôt vers la demie heure, je m'en excuse. Mais là où l'humour arrive fort, c'est à la recherche de l'Enchanteur, qui donne une quête aux chevaliers, une quête horrible et difficile, il s'agit de se débarrasser d'un monstre sanguinaire, ayant déjà fait une cinquantaine de victime, et c'est la fleur au fusil, ou plutôt à l'épée, un des chevaliers se rue pour décapiter ce monstre qui s'avère être un … lapin blanc tout meugnon, seulement, sous cet aspect so cute, le monstre est là, agile et aux crocs acérés, le chevalier ne survit pas à son assaut, et Tim l'enchanteur de se plaindre « personne ne me croit jamais et ils meurent tous ». Voir tous les chevaliers tenter d'anéantir le petit monstre pour finalement fuir, c'est immense, une scène absolument hilarante. La façon dont ils se débarrassent de ce monstre est tout aussi drôle, quoique le discours du prêtre est lourd et lassant, « à 3, pas à 5, pas à 2, à 3, le chiffre arrivant après 2 », c'est un discours qui paraît long et chiant.

S'ensuit une nouvelle scène animé par Terry Gilliam, sorte de Tom & Jerry avec les personnages se poursuivant, et au dénouement très rapide, facile, plutôt drôle mais pas immense j'estime.

Après avoir lu un vieux texte en araméen, les chevaliers ce sont mis en quête du château de aaaaaaaaarghhhhh, et pour y accéder, il faut répondre juste à 3 questions du vieux de la scène 24, questions changeant soit en « quelle est votre couleur préférée ? » ou en « quelle est la capitale de chais plus quoi ? », euh, non, je ne me souviens plus de quel lieu il s'agit, ce n'est pas dit ainsi dans le film. Et là, Arthur peut traverser le pont grâce à un échange à propos des hirondelles européennes ou africaines, là, on retrouve cet humour con et efficace ^^.

Nous voilà à la fin du film, avec nos français qui sont aussi au château de aaaaaaaargh, à croire que le château vu au début était bien le bon. Arthur appelle une armée d'on ne sait où, et pire, la Police débarque pour embarquer le roi de Bretagne, identifié suite au meurtre d'un historien. Et le film s'achève ainsi, de façon abrupt, sans vraiment de conclusion, si, les français possèdent le Graal et Arthur va en taule, voilà, c'est tout.

Alors que dire, enchaînement de sketch permettant un bon dynamisme, mais aux qualités en dents de scie, chacun trouvera à rire, mais pas tout du long malheureusement, de plus, le scénario se veut juste un film rouge et un prétexte à faire des conneries sur grand écran à une époque médiévale, seulement, le nombre de scènes et personnages cultes est tellement grand, que ce film doit être vu, même si d'un point de vu personnel, je n'ai pas surkiffé, j'avoue avoir hurlé de rire devant le monstre de la grotte. En fait, le défaut c'est ça, nous avons plus l'impression d'être devant des courts métrages, ayant pour lien le Graal, plus que d'être en face d'un film, ce qui est dommage je trouve. Mais ce film reste à voir, mais de là à le posséder, non, regardez le en VOD ou louez le DVD (ça existe encore oui).

@+

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