28 jours plus tard

Publié le par Twinsunnien

28 jours plus tard en DVD.

28 jours plus tard en DVD.

Après un court passage par Hollywood (avant qu'il n'y explose définitivement plus tard avec Slumdog millionnaire), Danny Boyle revient à son Angleterre, nous sommes en 2002, La Plage m'avait bien marqué, avec ce pétage de plomb de Léo DiCaprio, du moins de son personnage. Ah, j'avais vu au cinéma ce La Plage, mais bon, là n'est pas la chronique d'aujourd'hui, nous continuons donc cette semaine spéciale cinéma, culte qui plus est, du moins pour moi, par ce que j'appelle le renouveau du film de zombies. Attention, loin de moi l'idée de dire que 28 jours plus tard est un film de zombie, non, au contraire, ceux déclarant ça sont des abrutis j'estime. Mais en prenant les codes horrifiques de ce genre de film, Danny Boyle créé un nouveau genre, qui va cartonner par la suite, les infectés. Même les jeux Resident Evil, qui ont pourtant grandement aidé au retour des zombies en s'inspirant des œuvres de George A. Romero (les ...of the dead) et de Frédérick Raynal (Alone in the dark), s'inspireront donc de ce film d'un genre nouveau. Je n'ai malheureusement pas vu ce film au cinéma, il faut dire aussi qu'il ne fût pas très bien distribué en France, du moins, pas assez pour arriver dans ma campagne. Je me souviens avoir vu un petit sujet au 20 heures de France 2, lors de la sortie de ce film, disant le côté spectaculaire du début du film, montrant un personnage seul, déambulant dans un Londres désert.

Bande annonce VF, vidéo de shuddertrailer.

Je précise que j'ai vu ce film à sa sortie DVD en VF, et depuis je l'ai revu quelques fois, tantôt en VF, tantôt en VOST.

Le film débute par une scène à la fois cruelle et gore, d'une violence hallucinante, ça met dans l'ambiance d'entrée. Des écolos s'introduisent dans un labo de recherche, qui bosse sur des singes en leur lavant le cerveau avec des images violentes, créant ainsi une maladie, euh la rage, mais en pire quoi. D'ailleurs l'opération se déroule mal, et l'on voit la montée en tension de l'opération, qui se clôt par une violence inouïe, avec la shaky cam' qui fait que le téléspectateur se sent pas très bien.

Heureusement le calme revient vite, nous sommes 28 jours plus tard (ah, tiens donc, comme le nom du film....), une chambre d'Hôpital, Jim est étendu nu sur son lit, et se réveille suite au coma provoqué par un accident de la circulation, tout comme nous il ignore tout ce qu'il s'est passé. Et voir l'hôpital désert possède quelque chose d'effrayant. Une scène qui sera pompée, euh empruntée pour les comics Walking dead qui sortira en fin d'année 2003. Cillian Murphy qui incarne Jim, se retrouve vite dans un Londres désert, et là, le calme ambiant est spectaculaire, à couper le souffle, pourtant il ne se passe rien pendant dix minutes voir un quart d'heure, compensant le traumatisme des première minutes du film. Seulement, alors que la nuit tombe et que Jim veut se tourner vers la religion, il va se rendre compte qu'il n'est pas tout à fait seul. Et revoilà l'ascenseur émotionnel qui intervient, l'attaque de l'église est effrayante d'une force. Nous y faisons connaissance avec ces zombies, dont on s'aperçoit très vite que ce sont des infectés, car si ils ont l'apparence de nos copaings mangeur de chair, ces putains d'enculés sont d'une célérité stupéfiante. Alors que ses muscles sont encore endoloris d'un mois de coma, Jim ne parvient pas à semer ces merdes. Coup de bol, il sera sauvé par des survivants, qui lui expliqueront la situation.

Le désir de voir ses parents est trop fort pour Jim, qui a encore du mal à bien comprendre ce qu'il se passe. Après une scène traumatisante pour le personnage principal (ses parents se sont suicidés, pensant rejoindre leur fils), le groupe subira une autre attaque, celle ci violente, et là, on comprend la gravité quand Selena abattra sans vergogne son ancien partenaire qui a été mordu. Le virus se propage comme une maladie, à travers le sang, tout contact avec le sang des infectés vous infecte dans les 20 à 30 secondes. En plus ces merdes aiment bien vomir sur les gens non infectés, ça aide pas ^^. Plus tard ils rencontreront Kranck et sa fille Hannah (pas Montana bande de truffes), dont un message radio intrigue le patriarche, d'où la volonté d'aller à Mancheter pour voir si les militaires ont vraiment une solution, que faire d'autre ? L'évasion de Londres est marquante, avec cette crevaison dans un tunnel. Ce à quoi Jim ironisera « c'est le meilleur endroit pour crever ». Je ne crois pas que cela soit bien français, tant pis.

Venons en à la scène du ravitaillement (j'ai volontairement zappé le supermarché, scène de joie dans ce monde apocalyptique), et sa ressemblance flagrante avec le ravitaillement de l'hélicoptère de Dawn of the dead, le personnage qui va dans la boutique, qui y trouve un enfant, zombie pour Dawn, et infecté pour 28, et ce voit contraint de le tuer. Clin d'œil au film de Romero ou pompage éhonté, je ne sais pas, en tous les cas, la ressemblance est trop présente pour que cela soit innocent. Donc, après avoir vu au loin, Manchester en flamme, les voilà arrivés au camp. Désert. Et l'espoir qui avait poussé Franck, le patriarche de ce petit groupe (veillant sur tout le monde pendant qu'ils dorment), à venir à Manchester, cet espoir disparaît, et alors que tout le monde essaie de le raisonner, lui demande de partir, le drame arrive. Franck, je spoil, devient contaminé par un connard de corbac qui, ironie de la chose, contamine indirectement le père qui voulait le calme en faisant fuir le piaf. On se remet une fois de plus difficilement de cette transformation, avec des gestes dignes des infirmières de Silent Hill, flippant à souhait. Surtout que là nous nous étions attaché à Franck, et alors que Jim s'apprête avec difficulté à tuer le nouvel infecté, les 3 personnages sont sauvés par les militaires qui ont élus domicile dans un château plus loin.

Après le sauvetage, la tension retombe, même si le petit groupe a du mal à se remettre de la mort de Franck. Selena est surtout inquiète pour Hannah et perd aussi espoir. Puis là, je me dis, « oh putaing, mais c'est Christopher Eccleston le chef ? », en blond j'avais du mal à le reconnaître, le voir ici, 4 ans avant qu'il relance Doctor Who en interprétant la neuvième incarnation du Doctor. Passé cette surprise, la vie suit son cour, difficilement, Selena s'était accrochée à l'idée que temps que Franck et Hannah était ensemble, il y avait de l'espoir, espoir qui s'est donc effondré. Et alors qu'elle était la personne forte, sauvant Jim au début du film, voilà la situation qui s'inverse. Pas immédiatement, il faudra attendre de voir les militaires dévoiler leur vraie intention (se reproduire avec les femmes, Jim devenant inutile) pour que Jim se dévoile.

Sur un score, une bande son, jusque là efficace mais assez discrète, l'attaque du château par Jim, avec une petite pause d'ailleurs. Mais l'intensité dramatique augmente de façon impressionnante et pesante pour exploser sur la fin. Aussi bien les images que la musique nous accompagne le long de cette opération. Qui se termine par l'évasion des 3 personnages avec Jim blessé. Si l'on va pêcher dans les bonus, nous verrons qu'à la base, Danny Boyle avait prévu de le tuer et de laisser les 2 femmes dans la maison. Bon, je spoil, mais cette fin étant trop pessimiste, finalement tout se termine bien.

Oui bon, je vous ai méchamment spoilé, et pardon, mais quel œuvre puissante, même 13 ans après sa sortie française, j'avais peur de moins aimé de nos jours, mais au contraire, il est presque encore plus puissant. Mélangeant anticipation avec film d'horreur, nous avons un film puissant, violent, poignant, dont on ne ressort pas indemne, beaucoup de scène vous marqueront, l'intro, Londres vide, l'église, la maison de Jim, oui en fait, toutes les scènes vous marqueront, un des meilleur film de genre, bien joué, bien réalisé, l'emploi de la shaky cam est parcimonieux, les cadres pas de niveau offrent un malaise délicieux. Oui je dois être taré. Mais voilà un excellent film d'horreur, à voir, revoir et à posséder obligatoirement.

@+

Publié dans Cinéma

Commenter cet article