Shrek

Publié le par Twinsunnien

Shrek en DVD.

Shrek en DVD.

Vous noterez que dans cette semaine spéciale cinéma, j'ai placé 2 films d'animation entre le terrifiant 28 jours plus tard de Danny Boyle, je veux pas vous faire peur nan plus. Donc nous allons voir ce que donne ce Shrek, sorti en 2001, ouch, 15 ans pinaise. Je l'ai vu en DVD en premier, en VF, mais je l'ai aussi vu en VOST, bon, pour cette chronique je me le suis repassé en VF, d'excellente facture. Les studios DreamWorks cherchent à se démarquer avec cette histoire qui détonne quelque peu. Après avoir marché sur les plate-bandes de Disney (et Pixar) avec le film d'animation « classique » Le prince d'Égypte, ou en image de synthèse avec Fourmiz, c'est surtout avec ce film, Shrek, que le studio va obtenir ses galons de très bon studio d'animation, égalant aisni Pixar de la souris. Alors, l'histoire, c'est tout con, mais Shrek est un ogre, qui vit peinard dans son marais, il fait des trucs d'ogre quoi, faire peur aux bouseux du coin, se laver dans la boue, et autres joyeusetés qui dégoûterait n'importe quelle princesse.

Car ici, les codes du conte de fée sont plus ou moins cassés, on y retrouve pléthore d'allusions à différents personnages employés par ces contes de fée. Genre le grand méchant loup qui squatte le plumard de notre héros vert, les nains, enfin bon, vous voyez le topo. L'introduction, nous faisant croire que l'on va voir une histoire classique avec sa belle princesse à sauver, le beau prince charmant, donne le ton quand Shrek arrache une page de ce bouquin pour se.... torcher.... si aujourd'hui on s'en moque un peu, au début des années 2000 c'est un vrai renouveau de l'animation qui a lieu avec ce film, je le redit, mais le code a changé. Petite bande annonce avant tout.

Bande annonce VF, vidéo de Raoul Gauguin.

Car si techniquement parlant, le film était magnifique en 2001, il était pourtant loin d'être aussi bandant (techniquement parlant) que le Final Fantasy The Spirit Within (j'y reviendrai dans une chronique), mais pourtant, il reste beau et fluide, ça n'impressionne pas, mais n'a pas vieilli non plus, une prouesse quoi.

Je parle tout de suite du doublage, avant de revenir à l'histoire, en VO, nous avons Mike Myers (Wayne's world, Austin Power), Eddie Murphy (Le flic de Beverly Hills) et Cameron Diaz (The Mask), même John Lightow offre son timbre de voix au méchant Lord Farquaad, autant vous dire que le cast vocal original a de la gueule, mais le français n'a pas à rougir, car si nous ne retiendrons que le nom d'Alain Chabat (brillant en doubleur), les autres noms ne vous diront probablement rien, et pourtant, que des doubleurs connus par leurs timbres et pas par leurs noms. Ainsi Med Hondo double logique l'Ane, bah oui, on le connais comme doubleur de Eddie Murphy, il en va de même pour Barbara Tissier et Cameron Diaz. Du lourd aussi donc, et j'ai noté en voyant le film dans les 2 langues, une excellente adaptation francophone, avec de non moins excellents doubleurs, Shrek est aussi agréable à entendre en français que dans sa version d'origine, mieux, on rit parfois à différents moments, et au final, nous rions autant en VO qu'en VF, encore une fois, une prouesse.

Donc, revenons à l'intrigue, Lord Farquaad, le nabot, qui a quelque chose à compenser semblerait-il, fait la chasse à l'imperfection, il veut faire de Duloc, son royaume, un monde parfait (putain de petite chanson qui reste dans la tête d'ailleurs, presque au niveau de Libérée, délivrée), et donc il chasse tous les êtres qu'ils jugent répugnant. C'est ainsi que les personnages fantastiques se retrouvent à squatter le marais de Shrek, qui va aller voir ce Lord bidule pour récupérer son bien. Manque de bol, il tombe sur Donkey (ou l'Ane en VF), qui parle, mais genre le terme moulin à paroles n'est pas usurpé là.

Voilà nos 2 compères partis voir Farquaad, qui organise un tournoi pour savoir qui aura l'honneur d'aller sauver la princesse Fiona à sa place (la scène de sélection de la princesse est hilarante), suite à une scène d'action, Shrek et Donkey vont aller sauver Fiona. Là on retrouve les codes héroïc fantasy, avec le château, le dragon, ou plutôt la dragonne. Je ne vais pas raconter tout le film comme ça, mais l'aventure est prenante, blindée d'humour, et m'emmerde un peu avec le classique Imbroglio (comme Natalie), oui, genre ils commencent à s'amouracher, avant que Shrek ne surprenne une conversation en cours sans piger de quoi il s'agit et les personnages vont se brouiller, un peu casse noix, ce passage donnera pourtant une magnifique scène sur la somptueuse chanson Hallelujah. Car le choix des musiques et chansons est tout aussi excellent, la bande original du film mélange son pop/rock et titre plus classique, le I'm a believer donne un final qui fait monter la larmichette de joie quoi.

J'en parle rarement, mais les bonus de ce DVD, peu nombreux, sont sympa pourtant, je retiens surtout le karaoke special party, superbe.

Donc voilà, en se moquant gentiment des contes de fée et aussi de Disney (indirectement cependant), DreamWorks offre un souffle nouveau au film d'animation. Pourtant, en regardant les grandes lignes de ce film, se pourrait être un Disney chiant, genre il faut pas juger sur l'apparence, l'amour est plus fort que tout, les méchants sont pas gentils et les gentils sont super gentils, mais tout est mené brillamment, résultat, l'enfant voir un film d'animation rigolo, avec un léger humour crade. L'adulte y verra une critique, ou plutôt une parodie du monde merveilleux de Disney. Tout ceci à la technique parfaite, même avec 15 piges dans les dents. Les détails fourmillent tellement qu'on le regardera plusieurs fois pour tout voir, la bande son est énergique et ultra sympa, le tout mis en scène d'excellente façon. Tout les publics y trouveront à manger, à se marrer pardon, et les passages lourdingues passent finalement pas trop mal, un excellent film d'animation. Par contre, et même si le 2 n'est pas si mauvais, on évitera les suites, mercantiles comme pas permises, elles n'apportent rien à l'univers Shrek, et font même pitié (le quatrième notamment), d'autant que le récit de ce premier film se clôt sur une vraie fin, donc voilà quoi. Un film à voir évidemment, mais surtout à posséder, un régal pour petits et grands, et grand coup de pied dans les couilles de Disney. J'adore.

@+

P.S. : À l'instar de La tour Montparnasse infernale (dont j'ai complétement loupé la chronique :,-(), ce film est blindée de réplique culte, mais là, sur le champ, je suis incapable de les sortir, mais pendant le film, j'arrivais à finir les phrases, le coup des oignons notamment, enfin bon, regardez le si vous n'avez pas encore vu ce film.

Publié dans Cinéma

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