The presidents of the United States of America - The presidents of the United States of America

Publié le par Twinsunnien

L'album.

L'album.

Avec un tel nom à rallonge, c'est compliqué de percer, d'où l'anagramme PUSA, ou le fait de renommer le groupe dans les années 2000 en The Presidents, mieux quoi. En attendant, ce groupe Punk sort en 1995 son premier album, éponyme on va dire, pour pas partir trop dans la redondance, et évidemment, c'est pour l'incontournable Lump que j'ai acquis ce disque.

13 chanson s'étalant sur 38 minutes, rappelant un peu la country dans la façon de chanter ou certains rythmes employés, j'avoue être séduit dans l'ensemble par cet album. Mais je commence par la fin là, donc regardons ce que donne Kitty qui débute l'album. Un bon titre, malgré la coupe intervenant au début, le chant est agréable, et e refrain efficace, assez pour presque vous le faire chanter en yaourt. Pourtant, pas de folie dans la rythmique, et on en peut pas dire que la compo casse des briques, simple mais efficace, un titre très bon même je dirai, forcément, Kitty rappelant le minou, entendre le chanteur faire « mia mia miaou », ou les chœurs reprendre Miaou Miaou, rend le titre comique, je pense que c'est l'histoire d'un maître avec son chat, à un moment le chat il fait ses griffes sur son jean, du coup OUTSIDE, ce qui veut dans la langue de Hugh Jackman, que le maître n'est pas très content.

Feather Pluckn fait toujours dans la simplicité, et l'on perçoit une pointe de parodie dans le chant façon chanteur Country, je trouve du moins, et une fois de plus un refrain qui va super bien, très plaisant, encore une chanson très bonne et qui s'écoute super bien.

Forcément, on tombe sur le Saint Graal, Lump intervient en troisième position, avec sa guitare bien présente, son chant martelé qui rentre dans les têtes, un titre lui aussi efficace et pourtant simple, par contre niveau paroles, je n'ai pas cherché à piger. Un excellent titre.

Vidéo de pickle965.

Nous voilà à Stranger, plus posé, toujours avec cet voix bizarre, me rappelant Beck Hansen un peu, quand ce dernier cherche à faire de la Country, ça commence mollo, puis la chanson se lance, avant de retomber aussi sec dans le calme, un titre surprenant, mais pas terrible.

Boll Weevil, avec sa guitare Funky je trouve, un titre remuant, sans pour autant être fou en terme de rythmique, , peut être est-ce la basse qui donne envie de se mouvoir, ou ce refrain un peu plus énervé que le reste, je ne sais pas, en tout cas un titre assez marquant sans pour autant être indélébile.

Peaches, ou comment entendre à nouveau des sons proches de ceux de Beck Hansen, un peu façon sixties, un mélange de Country, Rock, Punk et musique de fumeur de pétards, un mélange surprenant, quoique peut être je vois je cela que chez moi, je l'ignore, en tout cas les changements entre le clame et le moins calme sont très efficaces je trouve.

Dune Buggy, non, franchement, on dirait grave du Beck Hansen chantant de la Country, une voix ressemblant au blond, l'emploi de cette guitare, celle qui fait boing là, oui, je suis limité musicalement parlant je sais, mais quand même, on dirait vraiment du Beck, ce qui n'est pas pour me déplaire hein. Pire, quand on entend à peine l'harmonica avec un bruit saturé, putaing, mais c'est Beck, pas possible autrement quoi, j'entends Where it's at.... ou je rêve, mais quand même.

We are not going to make it, plus Punk, avec sa basse ultra rythmée et bien présente, un titre se démarquant du reste de l'album, c'est enfin pêchu et dynamique, c'est fun et donne une vraie envie de se sortir de son siège afin de faire le fou (ou la folle au choix), plaisant, même kiffant, le groupe est donc capable de sortir de vrais titres sympas. J'adore ce titre.

D'autant que Kick out the Jams reste sur le même rythme, une basse saturée cette fois ci, et nous ne sommes pas prêt de poser les miches, entre la batterie, la basse saturée, et la gratte électrique qui envoient du lourd, ce titre est un régal aussi.

Body est nettement plus reposant, voir chiant, oui, disons le, nous sortons d'une folie symapthique et quasi furieuse, et on nous sort ça, dommage quoi, ce n'est pas le semblant d'élévation de rythme pour le refrain qui me fera changer d'avis, c'est bof quoi.

Back Porch, un titre coup de cœur, pour le coup on se croirait vraiment au Far West, les instruments et la façon de chanter faisant aussi penser à l'Amérique profonde, enfin je dis l'Amérique, les États-Unis d'Amérique hein ? Avec cet « old man on the Back porch », ce refrain très plaisant, facile à comprendre, oui, c'est une chanson qui fait plus que s'écouter, surtout quand il y est question de « and that old man is meeeeeeeee », sur un ton hilarant, bref, un des meilleurs titre de cet album.

Bon, le pénultième titre n'est pas sublime, mais assez efficace je trouve, avec ce chant d'Amérique profonde une fois de plus, les instruments employés sont agréables, le chant est un peu pénible au bout d'un moment.

L'on termine par Naked and famous, une belle balade, un peu trop molle, et pourtant s'écoutant bien, et agréable. Bon, j'avoue que je n'aime pas spécialement ce titre, mais il reste sympa.

Que dire donc, bah au final si l'on s'attend à avoir un rythme de dingue, bah non, c'est plutôt posé, parfois assez proche de Beck, ce qui peu gêner ceux n'aimant pas cet artiste, et je trouve que pour un album indépendant, c'est bien produit, pas ultra recherché en composition, mais le mot est efficace, tout s'écoute bien, même si le diptyque We are not going to make it et Kick out the Jams sortent du lot, grâce à leur dynamisme. Un très bon album, surtout si vous l'achetez pour Lump, vous serez surpris, pas indispensable mais méritant au moins une écoute pour se faire une idée. Perso j'aime bien.

@+

Back porch en live, vidéo de pusabase.

Publié dans Musique-Spectacle

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