Vendredi 13

Publié le par Twinsunnien

Vendredi 13 en DVD.

Vendredi 13 en DVD.

Mince, j'ai quelque peu foiré mon effet pour conclure cette semaine spéciale ciné culte, imaginez, je vous sort l'article concernant le film de Sean Cunningham, sortie en 1980 dans les salles obscures, un vendredi 13, jour soit disant maudit pour diverses raisons, ça aurait claqué du fion, manque de bol, cette année il n'y a qu'un vendredi 13 et il ne pouvait tomber sur une semaine spé ciné (janvier-avril-juillet-octobre), le cinéma étant le mercredi sur ASHOU, donc effet foiré, non pas pour le premier slasher, mais pour un film qui sera initiateur d'une longue série, au même titre qu'un Freddy (que Jason pas la maçon croisera plus tard), Leatherface (des Massacre à la tronçonneuse) ou même Michael Myers (Halloween), j'en oublie d'autre.

Comme nombre de trentenaire, j'ai découvert Vendredi 13 à travers le gros spoiler du film Scream, oui, on nous y révèle la vraie identité du tueur de ce premier film. Car si dans l'imaginaire des non initiés, Vendredi 13 = Jason Voorhees, Machete et Masque de Hockey, il faudra se montrer patient pour voir tous ces éléments réunis dans le même film (le masque arrivant à partir du 3 ou 4 je sais plus). Plus tard quand j'entamerai la lecture du magazine Mad Movies, de nombreuses fois cette série sera citée, de quoi éveiller ma curiosité. Premier point à connaître, même si je n'ai pas vu tous les Halloween, Vendredi 13 est ma série de films d'horreur préférée, vi, le côté indestructible de Jason, le ridicule de certaines morts, enfin bon, j'adore quoi. Pourtant, je dois confesser une faiblesse des suites, offrant quelques moments épiques, mais n'égalant en rien le tout premier film. Donc oui, nous allons voir là une œuvre plus que sympathique, que je considère comme culte même si elle a mal vieilli et que Jason est très peu présent.

Autre point marrant, voir Kevin Bacon dans un de ses premiers rôles, c'est le propre des films d'horreurs des années 80 quoi. Petite bande annonce.

Bande annonce VO, vidéo de PlayinTube ChaïneSecondaire.

Alors l'histoire, à Crystal Lake, un homme veut relancer la colo ou le camp de vacance qui avait fermé suite aux drames des années précédentes. En effet un enfant s'était noyé, et l'année suivante 2 moniteurs furent sauvagement assassinés. C'est par cette scène en partie en vue subjective que le film débute, sans montrer trop se sang. Car il faudra patienter 40 minutes avant de voir enfin une vraie mise à mort. Le temps que tous les moniteurs arrivent, retapent le camp, se promènent torse poil pour les hommes et en maillot pour les filles, bref, rien de bien foufou, sauf ce flic inquiétant qui cherche un vieux fou. Forcément ce vieux fou avertira un peu plus tard les jeunes qu'ils sont condamnés, par on ne sait quoi, mais bon. Seul vrai moment d'action, une lutte intense contre un pauvre serpent qui n'avait rien demandé, la scène est un poil risible, mais comme je flippe un peu de ces cons de serpents, ça fait son effet sur ma personne, car comme le dit Arthur de Kaamelott « il marche sur leur ventre, je vois pas ce qu'il y a de plus flippant », mais passons. La jeunesse joue des clichés, la petite chanson au coin du feu, la baise, le côté fumette, sauf qu'une présence étrange se fait sentir dans les bois, on ignore tout de ce personnage qui observe les moniteurs de loin.

Après avoir découvert le Strip Monopoly, le massacre débute enfin, avec des effets bien terrifiants je trouve, si la réalisation est plutôt simple, le score avec ce son bizarre, et la photographie jouant sur le côté sombre, bah l'ambiance quoi, on flippe un peu quand même.

Les mises à morts sont rapides, intervenant après une montée de la tension, on sait que le personnage va mourir, et le meurtrier est malin car il tue les jeunes les uns après les autres. Très vite on tombe évidemment dans les clichés du genre, le générateur qui tombe soit disant en panne, la séparation des personnages pour mieux les voir mourir, cette question de genre « si c'est une blague c'est pas drôle », on voit même un peu de boobs pour ceux que ça intéressent. Sur certains points, on ne comprendra pas tout, genre ce personnage cloué à la porte avec des flèches, oki. La dernière demie heure se transforme en survival, car, pardon du spoil, il ne reste plus que Alice de vivante, qui va découvrir avec horreur le massacre, et là le film devient un peu plus intense, plus stressant, car si bizarrement, voir les autres personnages mourir peut par moment faire sourire, il devient plus angoissant de ne voir qu'une survivante, qui lutte, et découvre les corps au fur et à mesure, mention spéciale pour le corps pendu à un arbre, avec le jump scare effect de surprise qui va bien. Il faut dire que Adrienne King se démerde bien avec sa flippe, ce qui fait que le téléspectateur n'a pas trop envie de rire, au contraire.

Et que dire de ce final, dont on ignore la véracité, je vais spoiler, mais pendant longtemps j'ai cru que Alice avait rêvé de Jason l'extirpant du bateau, pour un effet qui marque énormément le téléspectateur, mais j'ai mieux suivi ce que disait le flic à la fin, « on vous a trouvé dans l'eau (ou le lac je sais plus) » et en fait il est possible qu'elle n'est pas rêvé ceci. Pourquoi ai-je pensé que Alice avait imaginé cette scène ? Ben l'arrivée du véhicule de la police avec le flic faisant signe à Alice, genre le mec il n'a pas vu comment elle est tombée à l'eau ? Voilà pourquoi. Mais à la vue des suites produites après, nous pouvons dire que cette scène (la plus flippante du film car intervenant après un moment de répit salvateur après l'intensité du dernier combat) est réelle donc.

Si l'on revient en arrière, avec la lutte de Alice contre ce monstre (joué par une personne immense, nous rappelant la folie du personnage de Psychose), avec les gros plans offrant une sensation malsaine au téléspectateur, on constate que la Machete est déjà là, arme de prédilection de Jason quoi.

Si le film a mal vieilli par la faute à la présence quotidienne de la violence à la télévision, et même si il met un peu de temps à vraiment partir, il n'en reste pas moins un formidable ascenseur émotionnel, car si j'avoue honteusement avoir sourit à certaine mort, lorsque le film prend une tournure survival avec Alice, là on ricane moins. Malgré leurs promptitudes les morts sont efficaces et les effets visuels sont excellents. On notera déjà la présence de 2 fils conducteurs dans les Vendredi 13, le sexe (Jason s'est noyé car les moniteurs chargés de le surveiller faisaient zizi panpan) et surtout les défenestration, oui, dans Vendredi 13 on pète les fenêtres. Il y a aussi le côté paniqué et réaliste de la réaction d'Alice, se barricadant avant de se croire sauvée, la voir tourner dans cette petite maison, fermant les rideaux, mettant un bordel monstrueux devant la porte espérant que cela empêchera le monstre d'arriver jusqu'à elle, bref, si les premières mises à mort arrivent vers 40 minutes, le film prend son envol l'heure passée et devient passionnant, un film à voir obligatoirement, pas si sanglant que cela (Deadpool est plus sanglant par exemple), donc peu effrayant pour le public habitué aux Saw, mais pourtant prenant sur son dernier tiers.

@+

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