Le chien des Baskerville - Arthur Conan Doyle

Publié le par Twinsunnien

Le livre en version Pocket.

Le livre en version Pocket.

Troisième des quatre romans écrit par Sir Arthur Conan Doyle, je pense que Le chien des Baskerville est indissociable des célèbres Holmes et Watson. Le récit ayant été moult fois adapté sur petit et grand écran. J'ai le souvenir de la version avec Peter Cushing mais aussi l'excellent Christopher Lee de 1959, qui m'avait bien marqué le slip. Donc, en 1902 paraît ce roman mettant toujours en scène les résidents du 221B Baker Street, London, UK, Sherlock Holmes, le brillant détective, et son side kick, euh compère pardon, le Docteur John Watson. Ils vont se retrouver embarqué dans une histoire à connotation surnaturelle dans le Dartmoor, avec une sombre histoire de chien terrifiant, qui, à l'instar de la bête du gévaudan chez nous, terrifie tout les paysans du coin. Pire, une légende raconte qu'une malédiction pèse sur les Baskerville, la bête ne s'attaquant qu'à eux.

Le décès de Sir Charles possède plusieurs point noir que Sherlock aimerait éclaircir, seulement, trop occupé à Londres, il envoie Watson enquêter à sa place. Et, comme pour Une étude en rouge, nous suivons l'histoire à travers les faits relatés par le docteur. L'originalité de ce livre est qu'en fait, plsu de la moitié du temps, pas de Sherlock, donc nous voyons à travers les yeux (et lettres à Holmes) de John, la situation, assez complexe qui plus est. Surtout qu'en plus, on assassin s'est libéré de la prison toute proche, et que des cris ou plutôt hurlement de chien se font entendre la nuit dans la lande. Endroit que Sherlock déconseille fortement à Henry, l'unique héritier de la propriété et de la richesse de son oncle.

Le long des 190 pages nous verront les pièces se mettre en place grâce à une écriture facile à lire, bon, parfois on tombe sur les mots rigolos employés par le traducteur, scélératesse, ou un truc dans le genre, l'emploie de l'imparfait surprend aussi, mais sinon tout est parfaitement clair et agréable à lire. La première révélation intervenant au 2/3 du roman, alors que Watson commence à bien avancer dans son enquête et qui arrive au moment où une agression survient, impliquant des réactions étonnantes des personnages, mais finalement sans gravité. Oui, je parle (ou écris plutôt) bizarrement car là, je m'efforce de ne pas spoiler, non pas que l'on ne puisse pas deviner qui est le coupable, et les quelques rebondissements intervenant sur la fin, mais parce que, euh, parce que quoi.

Alors oui, je sais, je suis un « soit disant » fan de Sherlock Holmes, et pourtant, ceci n'est que le deuxième livre que je lis sur ses enquêtes, pourtant je peux vous dire que ce roman fait suite à la mort du détective, niveau parution, mais que rien de positionne clairement chronologiquement cette histoire (antérieure à sa mort?), sauf à la fin où certaines enquêtes sont citées, mais je suis bien incapable de dire si l'histoire de la belle française partie à New York ou l'autre que j'ai pas retenu, existent en nouvelles ou pas.

En fait, il n'y a pas grand chose à redire je trouve, c'est très bien écrit, même si ça date du début du XXème siècle, le récit est moderne, pas complexe du tout, on s'imprègne bien de l'ambiance de l'époque, et surtout cette idée de faire raconter l'histoire par Watson permet de vivre cette enquête à travers les yeux d'un personnage auquel on s'identifie très facilement. Sherlock étant une sorte d'extra terrestre capable d'une déduction incroyable. On verra même l'inspecteur Lestrade à la fin (petit spoil pour le coup). Un livre agréable à lire et vite lu qui plus est, passionnant du début à la fin, avec la personnalité de Holmes plus en retrait mais toujours aussi fascinante. À lire.

@+

Publié dans Livre - BD - Manga

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Nicolas 10/03/2017 15:43

C'est agréable à (re)lire, mais je l'avais quand même plus aimé à la première lecture. Là je me suis un peu ennuyé, dommage que l'auteur n'ait pas davantage développe (et rythmé!) son histoire.