Redline

Publié le par Twinsunnien

Redline en BluRay.

Redline en BluRay.

Le studio Madhouse fait parti de mes studios préférés, chacun de leurs films sont des mini évènements et font preuve d'une immense qualité, d'ailleurs HOSODA Mamoru, après son départ de Ghibli, réalisait des films pour ce studio, et KON Satoshi aussi, et le nombre incalculable de séries animées cultes qui sortent de ce studio hyper prolifique, Paranioa Agent, Beck. Donc quand ils sortent en 2010 un film dingue, s'inspirant fortement des fous du volant, voir de Speed Racer, le tout dans un futur lointain, avec des personnages atypiques, bah on s'enthousiasme. Quoi de mieux pour terminer cette semaine spéciale film que je juge culte qu'un truc dingue, magnifiquement animé, avec des effets barges, on regarde la bande annonce en VOST.

Bande annonce VO, vidéo de Madman.

Le film commence pendant la course Yellow Line, qualificative pour le championnat de l'univers de courses dingues, la Redline, elle a lieu tous les 5 ans, et c'est pour cela que JP dit Le gentil veut à tout prix gagner. Introduisant le film sur une scène méga pêchue, le ton est donné, et si la musique très boum boum n'est pas parfaite, elle colle à l'ambiance générale. Si la course est un mélange de Mario Kart, WipeOut en terme de jeu vidéo, les vieux comme moi penseront aux fous du volant avec Satanas et Diabolo, mais en plus adulte quand même, missiles, poussette, accélérations folles grâce à un turbo faisant un poil penser à Fast & Furious, c'est épuisé que nous constatons l'échec du héros, pour un poil de rien du tout, il laisse la victoire à la sexy Sonoshee McLaren, ainsi JP ne pourra pas participer à la Redline. Seulement, par un heureux hasard, et surtout parce que sinon le film s'arrêterait là, JP est repêché, devant reconstruire sa Transam détruite lors de la Yellow Line.

Ah, j'ai oublié l'une des principale inspiration vidéoludique, en effet, la saga F-Zero et ses personnages impressionnant et aux caractères bien trempés, le chara design, bref, on pense à la saga de Nintendo.

Le style graphique, avec ses traits noirs affirmés, ses contours et son noirs profonds, ça donne un style à la Franck Miller, la couleur en plus, d'autres lui trouveront un style manga, et n'auront pas tort en fait. Ceci offre une identité forte au film, ça pète les yeux tellement c'est détaillé, beau, et surtout animé à une vitesse folle. On verra que les angles de vues employés sont parfois peu conventionnels, quand JP utilise une capsule turbo et que toute la perspective se modifie, plus rien n'est réaliste, augmentant une sensation ahurissante de vitesse. Surtout que le réalisateur KOIKE Takeshi joue avec le dynamisme de la course, la furie même de la course, et la côté tranquille des spectateurs, on peut bien voir ceci avec un père et son fils qui s'apprêtent à voir passer les concurrents à les filmer, pour 2 secondes de passages et après un court temps pour savourer, c'est la joie qui explose pour les spectateurs, un peu comme le Tour de France, et je ne ferai pas de blague sur les produits turbos, nope.

Seulement, quand on regarde bien le scénario, on y découvre qu'à la fin (donc mini spoil), que nous étions en face d'une très belle histoire d'amour en fait, et je n'en dirai pas plus, mais ceci ce met en place doucement, pour nous donner une scène finale de folie. En fait, dès que l'annonce de Roboworld comme terrain de jeu pour la Redline est faite, on devine que ce n'est pas une course qui aura lieu, mais une guerre. La planète Roboworld ayant des armes un peu secrètes ne veut pas de cette course sur sa planète. L'organisation de la course va tout faire pour neutraliser les armes de défenses de la planète.

Avant la course, on découvrira les personnages, à la fois à travers la présentation faite à la télé, mais aussi en les voyant se préparer sur une planète ou une lune je sais plus, proche de Roboworld, ou pas proche, merde, je ne me souviens plus pardon. On découvre aussi le plan de défense, et on voit que le Colonel Volton, chef de la défense de la planète, mettra tout en œuvre pour empêcher la course.

Le personnage le plus impressionnant est le multi vainqueur de cette course, Machine Head Tetsujin, qui ne fait qu'un avec son véhicule, les autres (hors JP et Sonoshee) étant assez inutiles en fait, dommage. On constate que Frisbee, le mécano de JP s'amuse à un jeu dangereux en truquant la Transam pour permettre à un mafieux d'empocher le gros lot sur les paris. Je spoil, mais l'ami de JP changera d'avis finalement. D'ailleurs c'est sa bombe qui... enfin vous verrez.

Si après la première course, le film perd en intensité, c'est donc pour mieux poser le contexte dans lequel la course va se dérouler, et aussi pour présenter vite fait les personnages, le passé de JP, et quand Sonoshee lui demande pourquoi il participe à cette course, des flashbacks permettent de commencer à comprendre sa vraie raison même si il dit à la belle concurrente qu'il ne sait pas. On assiste aussi au sabotage de l'arme spatiale à trois points de Roboworld, me faisant un peu penser au canon de FInal Fantasy : les créatures de l'esprit. Bref, tout est en place et la course débute, permettant de retrouver un rythme élevé qui ne faiblira plus jusqu'à la fin du film, je vous laisse découvrir le déroulement de cette course, avec a un moment un combat titanesque qui en met plein les yeux, purée, je ne m'en remet toujours pas.

Oui, je m'arrête là, car les 1h40 du film passent à une allure folle, coupant le souffle dans ses courses, tout y est too much et le côté love story peut gaver, mais pourtant ça fonctionne, et on en redemande. Entre une animation parfaite, des couleurs flashy mises en avant par un noir profond et des traits affirmés, un doublage japonais nickel (pas vu en VF). On peut regretter des sous titres pas toujours lisibles car le fond clair ne permet pas de lire correctement, sinon c'est nickel. Une musique qui va bien au film, même si à part elle doit énerver je pense, des angles de vue et une façon de faire ressentir la vitesse et l'accélération folle très bien trouvé, nous voilà en face d'un film impressionnant techniquement, à acheter en BluRay je pense, à voir et même à posséder. J'adore.

@+

Publié dans Cinéma

Commenter cet article