Dernier train pour Busan

Publié le par Twinsunnien

Photo de https://cinemadefreddy.files.wordpress.com.

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Dire que j'étais heureux de voir ce film est un euphémisme, ouais, j'utilise des mots intelligents, mais en gros j'étais en transe en allant voir ce film de zomb... euh infectés pardon, j'en attendais énormément, et je voulais tellement le voir que me voilà parti un dimanche soir dans mon ciné préféré (le seul de ma ville en même temps ^^), ah, et dire que j'ai cru qu'il n'allait pas être diffusé ici. Donc c'est tout heureux que je vais voir ce film écrit et réalisé par Yeon Sang-Ho, un nom bien de chez nous.... euh non, pas de chez nous plutôt, logique, c'est un film sud-coréen que je m'apprête à chroniquer aujourd'hui. On connaît la qualité de ce cinéma là, The Host étant bien foutu pour un petit budget, et que dire des Infernal Affairs ou de Old Boy. Oui, ma connaissance du cinéma venant du pays du matin calme est affligeante, c'est pour ça qu'en bon raciste, euh français, je cite une trilogie de Hong-Kong comme un film de Corée du sud, bravo le veau. Ouais, je débute bien mal cette chronique hein, et du coup Dernier train pour Busan se retrouve à être le deuxième film de ce pays que je vois. Euh, oui, je n'ai pas vu The Host en fait, et je ne considère pas Yong Gary comme un film ^^. C'est quasiment 1 mois après sa sortie nationale que je peux enfin me délecter de cette œuvre, avec des acteurs, des actrices, dont vous me permettrez de ne pas les citer, j'ai peur d'être ridicule et je n'ai pas envie de faire du copié-collé. D'une durée de 1h58, il nous montre une contamination transformant les êtres vivants (on débute par Bambi, hein, Bambi est un faon pas une biche? Ouais bon....) en infectés faisant preuve d'une violence ahurissante, mais ça, on l'ignore au début, mais regardons la bande annonce en VF. Malheureusement, j'ai vu ce film dans cette version....

Vidéo de FilmsActu.

Alors le début est franchement mou. Avec un barrage routier, une allusion au virus de la grippe aviaire, et la fameuse biche qui ressuscite tel J-C en 33 après lui-même, enfin bon, on pige qu'un truc malsain se déroule. Pendant ce temps, et là je m'excuse platement, je n'arrive absolument pas à savoir qui est qui (oui Marie Ange), donc je n'arriverai pas à sortir les noms des personnages, j'en ai honte, mais j'ai vraiment du mal, du coup vous allez peut être pas tout piger, et pardon encore pour cela. Donc on découvre aussi une sorte de trader qui vend et achète des actions, un truc un peu chiant, un homme pas encore big boss mais chef de son secteur ou je ne sais pas comment dire, en gros il sent quand il faut vendre pour assurer des profits maximum pour les portefeuilles qu'il gère pour ses clients, j'ai pas le nom de ce job, mais on devine le requin de la finance en train de se construire quoi, encore plus quand on constate qu'il est divorcé, veut absolument gérer l'éducation de sa fille, alors qu'il est incapable d'être auprès d'elle pour aller la voir chanter à l'école, et qu'il refuse catégoriquement de la laisser aller voir sa mère en train à Busan, du moins seule. Il essaye de négocier un délais en lui offrant un joli cadeau, une Wii.... passons, il sera obligé de céder à la demande de sa fille d'aller à Busan avec elle pour son anniversaire le lendemain, en constatant qu'il lui avait déjà offert le best seller de Nintendo, le père absolument pas attentif à sa fille quoi.

C'est ainsi qu'après un court trajet en voiture (une Audi A6, excusez du peu) mouvementé par l'intervention des pompiers se dirigeant vers un immeuble en feu. On devine le chaos proche. Et voilà nos deux personnages dans le fameux train du titre. Un TGV simple étage. Putain y'a le TGV dans ce film. Petite remarque à la con j'avoue, mais quelle surprise de voir des rames assez connues pour quiconque a déjà pris le fleuron du rail français. Là, c'est pratique, y'a la téloche en plus. Mais les siège, la façon d'ouvrir les portes, putain, on reconnaît tout, on se sent un peu à la maison quoi.... c'est con ce que je dis, pardon. Au dernier moment, une jeune femme pas en grande forme arrive à entrer dans une des rames, on découvre vite qu'elle n'est pas du tout en grande forme, et elle se transforme assez tôt en infectés, dans un enchainement de mouvement ultra flippant, pour ceux qui connaissent, j'ai retrouvé les infirmières de Silent Hill, ces mouvements saccadés, les bruitages, puis la célérité avec laquelle elle se jette sur les passager, ouah, le film est enfin lancé après un début un peu mou, servant à introduire le père et sa fille un peu plus longuement que les autres personnages. On devine assez vite quels seront les personnages que nous suivront, ces deux ados amoureux (quoique le garçon ne semble pas être tout à fait d'accord) faisant partis d'une équipe de base ball, la fille étant supportrice n°1. Il y a aussi ces 2 sœurs âgées, dont une semble un peu sénile, les contrôleurs aussi, ce chef d'entreprise, puis un peu plus tard, ce monsieur impressionnant, à l'apparence de brute, mais qui s'occupe de sa femme enceinte.

On découvre donc tous ces gens, mais dans la panique de l'expansion de la maladie dans le train, les infectés font preuve d'une violence impressionnante, n'hésitant pas à se chevaucher pour franchir les sièges, fonçant sans réfléchir vers tout être vivant afin de, euh, le bouffer en fait. Heureusement, les survivants découvrent vite que les infectés sont cons, ils ne savent pas ouvrir les portes, et mieux, ils se basent sur leur vue, montrant dans un découpage presque comique, la femme enceinte tartiner de papier journal humide la porte vitrée. Là on assistera à la scène la plus gênante, la plus mal jouée du film j'estime, quand "la brute" prendra notre père de famille la chemise, en l'insultant, mais de façon hachée, ce sera l'un des rares passages gênant car vraiment mal mis en scène et mal joué. Et là j'en profite pour parler de la VF, qui n'est pas catastrophique, mais dont on sent, on perçoit disons, qu'elle est inférieur à la VO, logique oki, mais certaines tournures de phrases, certains tons employés par les doubleurs, ça le fait pas trop et parfois ça fait un peu peur. Les allergiques aux VF chieront sur celle ci et auront raison, les autres remarqueront quelques incohérences, mais passerons outre devant la qualité de ce que l'on voit à l'écran.

Donc continuons le film, on constate avec la télé dans le train que le pays est en proie à des émeutes, en fait des infectés tuant tout le monde, et donc les survivants demandent à être pris en charge par l'armée au plus tôt, ça arrivera dans une gare, vide, ce qui sent mauvais, pendant ce temps on aura découvert dans une des rames celui que je nommerai "le clodo", oui, c'est con, mais ce personnage semble fou, répétant "tous morts, tous morts", il aura une importance vitale sur la fin pourtant, mais je ne vous dirai pas en quoi. La gare qui paraît calme va vite se transformer en horreur, une vague d'infectés cherchant à submerger les survivants, et y arrivant en grande partie. C'est avec de lourde perte, après des explosions de vitres spectaculaires, des infectés flippant, je ne me remets pas de ce militaire courant avec son bras déboîté passant pas dessus son oreille opposée (à voir absolument). Et si on constate que le film est sanglant, il s'agit surtout de traces de sang en fait, plus que des giclées d'hémoglobine si j'ose dire. Et si le film peut être terrifiant, il ne provoque jamais la nausée, comme pouvait le faire un Saucisse, euh Saw VI pardon.

Donc, le train repart, mais notre groupe est scindé, l'un à la tête du train, les 3 hommes étant quelques voitures derrières, et au milieu, des infectés. Vous voyez où je veux en venir? Les 3 hommes (la brute, l'ado joueur de base ball et le père de famille boursicotteur) vont tout faire pour rejoindre les autres, et découvriront que les tunnels rendent les infectés calmes, sauf si du bruit est fait. Argh, je vais pas vous faire tout le film comme ça, mais on enchaîne les moments de bravoure, quand la brute défonce de l'infecté à coup de poings, que l'ado joue au base ball avec ces mêmes monstruosités et que notre père de famille se bastonne à l'aide d'un bouclier anti émeute et un bâton de policier, ouah, gros kiffe. Surtout quand la caméra commence à partir en travelling et que l'on se dit "oh putain, on va avoir droit à la scène du marteau dans Old Boy", puis non en fait, mais passons.

Déjà violemment survival, on commence à piger que nous ne sommes pas en face d'une production de l'Oncle Sam quand on passe en vrai mode survival, c'est à dire qu'un personnage ultra attachant se sacrifie et dès lors, notre groupe, pourtant restreint, va fondre comme neige au soleil, là on perçoit des grands moments d'émotions, qui ne baisseront que rarement jusqu'à la fin, surtout quand on sait que c'est la bêtise humaine qui a provoqué ce sacrifice, vous pigerez en voyant le film (à cause de celui que j'ai surnommé "le bâtard" ou "l'enculé il meurt jamais ce connard?" au choix). Que dire de cette scène où le groupe se scinde de lui même, là j'ai deviné que les "sains" signaient leurs arrêt de mort, oui je spoil, mais on sent le truc quand ils rejettent les soit disant "atteint", enfin bon, ça continue de partir en couille quoi, alors que la situation en Corée du sud s'aggrave, seule Busan semble intacte, sorte de havre de paix, de but ultime pour nos personnages.

Oki, je vais éviter de parler de ce qu'il se passe ensuite, je ne parlerai pas du "wagon" d'infectés, mais juste de cette image, forte en émotion et pudique, où l'on voit une ombre sauter du train, sorte de suicide, une fois de plus vous pigerez en voyant cette scène absolument magnifique. Surtout que l'on sort d'une action ahurissante, avec une locomotive en feu, des wagons menaçants d'écraser nos héros, "le bâtard" tuant encore d'autres personnages, dont j'ai cru percevoir la tragédie de Roméo et Juliette, mais j'ai peut être tort, ah là là, jusqu'au final presque froid quand le militaire reçoit cette ordre de tirer.... oh putaing.

Et encore, je me modère, je vous raconterai tout, ce film, qui débute de façon calme, mais avec déjà une atmosphère inquiétante, est passionnant, on s'attache très vite aux personnages "ducon".... putain la VF est bizarre par moment et incohérente sur certaines scènes, mais elle n'enlève pas la joie de voir ce film, qui vous effraiera, vous attristera, vous fera parfois sourire même, vous asphyxiera aussi, avec des scènes d'un dynamisme monstrueux. On y voit les infectés type 28 jours plus tard de Danny Boyle, avec cette capacité de s'empiler façon World War Z (film de merde), j'y ai vu du Silent Hill dans ces transformations plus que dérangeante, du Ring avec les veines noires apparentes et cette œil livide, du survival aussi, là je n'arrive pas à citer de film. J'ai regretté la VF, mais aussi le côté un peu trop prévisible du récit une fois que l'on pige que tout le monde peu mourir, le côté rédempteur de ce père de famille qui va enfin apprendre à aider les autres, avec une révélation dingue quand à son rôle dans ce bordel, argh, j'en ai déjà trop dit. Sanglant sans être gore, impressionnant dans ses scènes d'attaques d'infectés, ce film mélange à la perfection différents sentiments et c'est juste un régal de le voir. En fait je crois bien avoir assisté au meilleur film qu'il m'ait été donné de voir au ciné. Je ne pense pas abuser en disant cela tellement j'ai adoré, bon, ça manque de gore à mon gout, mais ça passe même comme ça, c'est trop prévisible, mais ça passe, la VF est loin d'être bonne, mais ça passe, en gros, les défauts de ce film sont effacés par la sensation, les sensations plutôt, qu'il offre à son spectateur, il est LE film de 2016 pour l'instant. Bon, il faut aimer un minimum les films dit "de genre" pour adorer, si vous kiffez les comédies romantiques ou pire, les comédies françaises, vous n'aimerez pas forcément. Mais si vous aimez un minimum le genre frisson, voir horreur, ce film est une bombe absolue, à voir obligatoirement, un monument du cinéma tout court, j'ai déjà hâte d'avoir le BluRay pour le voir en VO. Je vous le conseille fortement, perso il est passé devant Zootopie (bonjour le grand écart de genre ^^) en terme de film vu au ciné cette année.

@+

Le ticket.

Le ticket.

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