Nisemonogatari

Publié le par Twinsunnien

La box DVD.

La box DVD.

Voilà donc la suite de Bakemonogatari, animée aussi par le studio Shaft, cette fois ci c'est à travers 11 épisodes que nous allons suivre Araragi Koyomi, un jeune lycéen pas très doué qui est en fait mi-vampire mi-molette, euh, humain pardon, comme nous l'avons vu lors du premier animé, il est particulièrement bien entouré, à commencer par sa copine Senjogahara, très violente envers son mec, elle est assez nerveuse et aime bien employer des cutter, agrafeuse ou autre crayon taillé comme des piques meurtriers, enfin bon, nous voilà replongeant dans cet univers qui voit des personnages aux personnalités affirmées, et si dans le premier animé nous ne voyons qu'un seul autre personnage masculin, ici aussi Koyomi se retrouve presque tout seul pour représenter les "mâles". On retrouve avec pas mal de bonheur les anciennes filles sauvées par notre héros, donnant lieu à certaines séquences de fan service à la limite du dégueulasse par moment, mais pourtant, alors que j'aime pas trop se principe, il se trouve que dans le contexte de l'animé, ça passe, sauf que quand on prend du recul, le fait que Shinobu soit un vampire ne pardonne pas la tension sexuelle de la scène de la baignoire, glauque car elle est un vampire dans un corps de petite fille. Ou alors ce jeu débile et malsain auquel le héros se prête, à savoir voir la culotte de la jeune fille. Bizarrement dans le contexte, comme je l'ai dit, ça passe, mais si quelqu'un entre dans la pièce lors de certaines scènes, vous risquez bien de passer pour un pervers, voir franchement un pédophile, disons ce qu'il faut dire. Regardons un des opening puis revenons.

Troisième opening, vidéo de A Pacuz.

Donc, après mon intro qui vous aura fait fuir, passons au pourquoi cet animé est il aussi intéressant alors que l'on voit des petites filles nues, putain c'est hyper dégueulasse dit comme ça en fait. Bon, déjà, ça joue sur l'érotisme, mais sans jamais virer au porno, on regrette certaines scènes presque gratuites, Kanbaru adorant se mettre nue, Hanekawa prenant des poses lascives sur le lit de Koyomi, et pas mal d'autres exemples, le plus marquant sera celui que je vais vous compter après vous dire le trame principale de ces 11 épisodes qui oscillent entre 23 et 25 minutes, et qui oscillent en changeant parfois d'ending et d'opening.

Si Bakemonogatari était un groupement d'épisodes relatant le sauvetage d'une fille possédée par un esprit à la consonance animale. Là, c'est le même principe, sauf que ce que nosu avions entrevu précédemment, devient la trame principale du récit, à savoir les sœurs Araragi, les Fire Sisters d'ailleurs, justicières des temps modernes. Les 7 premiers se concentre sur Karin, l'aînée des sœurs, pour conclure par 4 épisodes sur la plus jeune, avec une révélation étonnante sur les tout derniers épisodes. Comme le précédent animé, j'ai préféré la VF, échappant à certains jeux de mots je n'en doute pas, mais ils se passe tellement de choses à la seconde, que lire les jeux de mots puis admirer les graphismes est impossible à faire en simultané. La patte graphique est la même, sobre et pourtant magnifique, on contemple les décors souvent ultra simplistes, aux couleurs étonnantes et aux ombres prononcées tout en état simple. En fait, c'est hyper difficile de vous expliquer ce que l'on ressent en voyant ce graphisme, surprenant et ultra agréable.

De plus, scénaristiquement, mot nouveau je sais, même si ça ne fracture pas la quatrième patte du canard, ça reste prenant et captivant. Ce sont surtout les dialogues, permettant de contempler le graphisme qui sont excellents. L'ambiance de cette série est surprenante et donc captivante, je l'ai déjà dit, mais je récapépète, histoire que tout le monde pige bien. Il y a toujours l'absence de certains plans, le réalisateur jouant dessus comme lors de Bake. Ceci participe au côté atypique de la série. De plus les mots apparaissent toujours à l'écran, le principe étant de jouer sur les mots, ou avec plutôt, simple exemple, l'escargot Hachikuji, qui voit les chiffre de son nom (Hachi = 8) se réduire comme peau de chagrin lorsque Koyomi s'amuse avec son nom car il en a marre de ses erreurs lorsqu'elle le nomme.

Venons en à un moment franchement marquant, la scène de la brosse à dents. Dit comme ça, elle ne paye pas de mine. Mais Koyomi et Karen jouent à un jeu genre gage, et le grand frère se retrouve à brosser les dents de sa sœur. La métaphore sexuelle est d'une violence inouïe, franchement cela en est gênant, surtout quand on connait le lien familial entre les 2, les positions, le dentifrice blanc qui écume de la bo.... brrrrr, franchement dégueulasse, la scène est à la limite de la pornographie pour le coup (oui, je sais, j'ai dit au début que ce n'était jamais porno, mais cette scène est euh, comment dire... j'ai pas les mots).

Alors que reste-t-il, des affrontements avec l'imposteur réglés avec les mots, par le dialogue, mais aussi un final sanglant et violent, lui aussi réglé par le discours. J'y ai vu une pointe de Killer7 avec le côté sobre et sanglant de l'affrontement final. C'est dire l'ambiance.

Alors que dire, en fait, j'ai beaucoup parler du côté cochon de l'animé, mais le jeu effectué avec les mots y est brillant, l'histoire, si parfois joue la facilité sur la sensualité, est captivante, et la fan service méchamment présent et pourtant bien intégré, ce n'est qu'après avoir vu l'épisode que l'on se pose des questions. D'ailleurs il y est question de philosophie par moment, avec l'humanité qui est fondamentalement mauvaise, le côté imposture, contre la réalité, bref, on se pose pas mal de question sans s'en rendre compte. Rien que pour son ambiance et la qualité de la sobriété graphique, cet animé est à voir, ne pas louper Bakemonogatari par contre, sans quoi on risque de louper pas mal de choses, de ne pas comprendre qui est qui (avec Marie Ange Nardy), ces 11 épisodes concluent brillamment cet animé je trouve, en parlant aussi du côté liens familiaux, quand Karen ou la plus jeune sœur avoue avoir été maltraité par Koyomi, même songé se suicider à cause de ses brimades. Quand le grand frère reconnait ne pas les aimer, pour finalement les aider, bref, comme dit précédemment, on se pose pas mal de question et certaines déclarations peuvent choquer. Par contre très peu d'action, mais ceci ne gêne pas, le seul truc gênant c'est ce fan service parfois ultra glauque auquel on se retrouve choqué qu'après coup. J'estime que c'est un animé à voir une fois, pour l'expérience.

@+

Publié dans Série TV - Animé

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