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Publié le par Twinsunnien

127 heures en DVD.

127 heures en DVD.

Après le succès intersidéral de Slumdog millionnaire, Danny Boyle nous revient avec un film s'inspirant d'une histoire vraie. De quoi j'abuse avec « intersidéral » ? Oui bon, un peu, mais bon, revoir le réalisateur britannique, toujours chez Fox Searchlight Pictures, soit la branche indépendante à petit budget de la 20th century Fox, cette fois ci le film est plus court. 1H30, mais d'un intensité, euh non, en fait il n'y a pas une si grosse intensité que cela, il s'agit d'un quasi huis clos, racontant la mésaventure vraie de Aron Ralston, qui lors d'une randonnée dans un désert de l'Utah, va se retrouver coincé comme une merde au fond d'une crevasse, isolé, sans avoir averti quiconque. Son calvaire va durer 127 heures, soit le titre du film. Titre qui spoil un peu quand même. Mais bon, alors que l'on pourrait croire le concept chiant (sérieux, 1h30 sur la vie d'un mec au fond d'un gouffre?), on suit avec intérêt la survie de cet homme, dans un milieu plus que hostile. Mais regardons la bande annonce.

Bande annonce VO, vidéo de FoxSearchlight.

Déjà, James Franco est juste parfait dans ce rôle, il faut voir son désarroi, puis son désespoir et enfin sa rage de vivre le long du film, sa douleur aussi et l'effort qu'il doit fournir, bref, c'est juste excellent.

Aron est un jeune homme plutôt normal, quoique un peu trop sur de lui et limite égoïste, donc le samedi matin, aimant la randonnée et les sortie en nature, il va se faire un petit trek dans un désert de l'Utah. Après une brève intro montrant le côté solitaire du personnage, se préparant pour sa sortie, Danny Boyle nous offre des paysage magnifique, voir somptueux de l'Utah, avec ses différences de couleur, la bleu du ciel et le côté euh, marron jaune du sable.

Après avoir rencontré deux jeunes femmes perdues et avoir passé un petit moment ensemble, en leur montrant un coin caché avec une sorte de lac souterrain, il continuera son périple. Là on reconnaît aisément à travers la façon de filmer des paysage, puis l'amusement des personnages dans un lieux caché et magnifique, La plage du même réalisateur, le côté idyllique, mais aussi un peu dangereux de la chose, et, à l'instar du film avec Di Caprio, et comme dans la majorité des films du britannique, ça va partir en couille. Pas de suite de suite, mais au bout d'un gros quart d'heure, et ses moments de détentes, arrive le drame, trop sûr de lui, Aron glisse sur un rocher et se retrouve la main complétement écrasée par la chute de celui ci, coincé au fond d'une sorte de crevasse, il va faire le point sur ce qu'il a, et l'expression « ma bite et mon couteau » prend tout son sens ici. 1 litre d'eau, un peu de bouffe, un appareil photo numérique, une caméra, du matériel d'alpinisme (corde, mousqueton tout ça), sa lampe frontale et son couteau multi fonction made in China.

Au début, il ne cède pas à la panique, cherchant un solution pour déloger le rocher, très vite, il se rend compte que cette solution est trop complexe et que le matériel adéquat n'est pas en sa possession. Là il va commencer à se filmer, exprimer des regrets et se souvenir de quelques faits de sa vie, des bons moments (sur une musique de.... Plastic Bertrand, « Ça plane pour moi » pour les plus curieux d'entre vous), comme des moins bons (son début d'isolement et la perte de son amour à cause de son côté égoïste). Il exprimera des regrets auprès de sa famille « pardon de ne pas avoir rappeler ».

Comment faire pour rendre dynamique un récit coincé au fond d'un gouffre ? En multipliant les angles de vues, en faisant sortir la caméra de ce trou, avec un effet de zoom arrière spectaculaire montrant où est coincé Aron, autant vous dire qu'il est dans une sacrée merde, en implémentant quelques flashbacks courts, mais permettant de sortir de cette prison. Car très vite les complications dues au manque d'eau et de sommeil correcte arrive. Heureusement il aura la présence d'esprit de se rationner, et de récupérer son urine. D'ailleurs il fera preuve d'humour en disant que la grosse commission ne vient pas.

Il y a ce moment complétement hallucinant pendant lequel il se prend pour une star invitée à un show télé, interprétant le présentateur et l'invité à la fois, avec des mimiques dignes de Jim Carey période The Mask, le décalage avec sa souffrance physique apporte un côté comique bizarre à éprouver. Et que dire de ce rêve dans lequel l'eau tant désirée vient à la fois l'effrayer, puis le délivrer, avec la puissance de l'orage.

En fait, si le film reste passionnant jusque là mais pas encore inoubliable, les 5 minutes de la délivrances sont d'une horreur, mais un truc de folie. La douleur, on la ressent, perso je me suis plié en deux comme un merde, et ce bruit métallique intervenant lors de.... aaaaaaaaah, ces 5 minutes vous ferons ressentir de la nausée, des la douleur, mais aussi une volonté de lui dire « vas yyyyyyy, allezzzzz, courage », tout en serrant les dents. Ces 5 minutes vous épuiserons, le pire étant que le film et le côté survie ne sont pas terminer, il faut encore trouver des secours, et la force l'abandonnant presque quand il aperçoit au loin 3 personnes de dos. Pour finalement trouver l'ultime ressource avec de crier « HEEEELLLLLP MEEEEE », couvert de sang, l'avant bras droit en moins, il y aurait de quoi avoir peur, et le doux son de l'hélico salvateur vous fera couler une larmichette, le calvaire est enfin fini. Le plus beau étant que malgré son nouvel handicap, il n'abandonnera pas sa passion, mais avertissant tout le temps afin de savoir où il est.

Une fois de plus Boyle nous sort un film brillant, d'une histoire qui aurait pu mal finir, avec un côté survival plus que présent, nous sommes bien ici en présence d'un film d'horreur, les fameuses 5 minutes le prouvant encore plus, à l'instar une fois de plus de La plage et l'attaque du requin, avec un choix de musique oscillant entre la pop, la zic plus euh, underground et une musique proche de 28 jours plus tard du même réalisateur. Porté par le génial James Franco, on ne s'ennuie jamais dans ce film, par contre, une fois de plus, âmes sensibles s'abstenir, les 5 minutes valant tous les films d'horreur de ces dernières années, pleines de sensations, elles marquent le téléspectateur que nous sommes, mais n'occultent en rien le reste du film qui est un magnifique combat de survie. À voir obligatoirement, c'est pour cela qu'il est dans cette semaine spéciale film culte à mes yeux.

@+

Publié dans Cinéma

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