Total Recall

Publié le par Twinsunnien

Total recall en BluRay.

Total recall en BluRay.

Le retour de la semaine spéciale film culte selon votre serviteur, et l'on débute par un film marquant des années 90, Total Recall.

Paul Verhoeven réalise en 1990 un film de science fiction inspiré d'une nouvelle de Philip K. Dick, avec en tête d'affiche Arnold Schwarzenegger. Marrant, je croyais que ce film était des années 80, comme quoi. Alors je l'ai découvert à la télévision, par contre je ne me rappelle plus quand, ni même dans quelle version, censurée ou pas, mais on s'en moque. Si il est dans une semaine films cultes, c'est parce qu'il a marqué ma jeunesse, avec cette idée de colonisation de la planète rouge, de l'action, du freaks aussi, et un scénario pas con du tout, ce film a tout pour plaire, même si aujourd'hui certains décors paraissent un peu en carton. Regardons la bande annonce. J'avais découvert ce film en VF, et là je l'ai vu en VOST, et dans sa langue d'origine, ça envoie des insultes, grave quoi, mais je disais bande annonce donc.

Bande annonce VF, vidéo de STUDIOCANAL France.

Douglas Quaid est un mineur installé sur Terre, il vit le parfait amour avec sa femme (jouée par Sharon Stone qui ne laisse pas de pierre....mmmh il faudra que j'arrête l'humour un jour), et depuis quelques temps, il fait d'étrange rêve... on croirait le début de Little Big Adventure ce que je dis, pardon, donc, Quaid rêve de Mars et d'une brunette athlétique...

Là nous découvrons une scène marquante du film, le manque d'oxygène faisant ressortir les yeux de Quaid, avec un effet impressionnant pour le coup, ça ne dure que quelques secondes, mais quand t'es gosse ça marque à vie. Ce n'est pas que pour cela que le film est bon, vu qu'on découvre le futur donc, avec la télé qui s'affiche sur le mur, un système de portiques contre ceux portant des armes à l'entrée du métro, des voitures taxis se conduisant toutes seules. Bon, il n'y a rien d'ultra spectaculaire, mais ça nous offre un futur plausible et non pas un truc avec des voitures volantes et des robots de partout.

Doug il bosse donc, avec un gros marteau piqueur faisant ressortir les muscles de Schwarzy, genre dans le futur y'a encore besoin de main d'œuvre, mais passons. Le truc sur Rekall l'intéresse bien, on se fait implanter artificiellement un souvenir de vacances de son choix, à l'aspect ultra détaillé et réaliste, comme ça pas besoin de prendre de vacance, on feinte notre cerveau, la beauté du capitalisme quoi. Seulement il y a des risques de lobotomisation, c'est un petit peu dangereux hein. Peut importe, notre héros va s'acheter des souvenirs dans lequel il est agent secret et pourra s'éclater avec une brunette athlétique. L'opération tourne mal, une sombre question comme quoi sa mémoire aurait déjà été altérée, du coup, avec un courage monstrueux, il est question pour Rekall de tout effacer, de le jeter dans un taxi et de fermer sa gueule, là.

Sans comprendre ce qu'il lui arrive Quaid se retrouve chez lui, ne se rappelant quasiment rien, sauf que son collègue le croise et essaie de le tuer, normal quoi. Comme Quaid est une bête, il bute tout le monde, et va rentrer chez lui en demandant de l'aide à sa femme. Là, c'est le bordel, y'a un revirement de situation qui fait que notre héros doit fuir, et se retrouvera avec une malette, dont il examinera le contenu accompagné de petits rats tout meugnons. Là on voit qu'en fait il est infiltré pour aider la résistance et faire tomber le grand magnat pas gentil qui exploite les ressources de la planète Mars. En fait, il y a Kuato, le chef de la rébellion sur Mars qui fait tout pour empêcher Cohaagen le méchant de continuer l'exploitation d'un minerai. On peut voir la lutte au début du film avec le journal télévisé donc. Et alors que Quaid regarde son propre message, il se dit à lui-même qu'il lui faut aller sur Mars. Résultat avec des sous, de faux papiers, il se rend sur la planète rouge déguisé en dame, manque de bol le masque aura un bug et Quaid devra passer la frontière en se battant.

Euh, je continue à parle du scénario ? Peut être pas en fait. Dès l'arrivée sur Mars c'est donc un nouveau monde qui se présente sous les yeux du téléspectateur, d'une beauté magnifique avec ses rouges, la planète possède quelque chose de captivant. Malheureusement nous n'en verrons pas beaucoup, sachant que l'atmosphère est hostile, les hommes vivent reclus dans une pauvreté que l'on ne connaît pas sur Terre. De plus cette lutte entre rebelles et force de l'ordre pourrie un peu la vie des citoyens martiens.

On y découvrira aussi les Freaks, les monstres, à cause des radiations et du manque de protection de ce quartier pauvre. Les maquillages et autres prothèses sont spectaculaires, et on se croirait devant un épisode des Contes de la crypte mais avec un peu plus de budget quand même. Nous ressentons forcément une empathie pour cette population qui sera sacrifiée par le grand boss de la société exploitant le minerai. Tout ça pour faire choir Kuato, le chef de la rébellion, dont la marionnette possède quelque chose d'affreux et de captivant, d'hypnotisant, en même temps.

Mélangeant science fiction, fausse voie, action, un brin d'anticipation, avec un scénario très surprenant qui plus est, nous avons là un excellent film. Bon, la lutte contre la foreuse n'est pas hyper bien foutue je trouve (on voit que les cailloux sont en polystyrène), mais la scène finale avec l'orage d'atmosphère, le récit contant une histoire de lutte des classes, un passage sur Terre et Mars parfaitement équilibré, ce film malgré ses 26 ans reste passionnant, captivant, et bien que certains effets spéciaux soient cheap, on se laisse porter par le scénario, assez habile pour que l'on se fasse sa propre fin (rêve ou réalité?), il y a en effet des petits détails qui nous laissent interrogateurs à la fin, mais aussi lors du premier Recall si j'ose dire, car l'on peut voir pas mal de détail de la fin du film sur l'écran de contrôle, nous laissant penser que c'est un rêve programmé, sans pour autant l'assurer avec certitude. Donc un scénario brillant, surprenant, une mise en scène soignée, de l'action, de la S-F, du Freaks bien conçu, du sang aussi, et des effets tantôt impressionnant (le manque d'oxygène), tantôt pas terrible (cailloux tout léger), j'estime que ce film est à voir sans hésitation, même si je pense que le côté nostalgie joue beaucoup sur l'amour que je lui porte, il reste un pan de la SF des années 80-90, à voir donc.

@+

Publié dans Cinéma

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