Du Tennessee à Paris - Devon Graves

Publié le par Twinsunnien

Le disque.

Le disque.

Alors voilà l'exemple même de la chanteuse dont j'ignore la manière dont je l'ai découverte, yep, c'est bizarre, mais je crois que c'est en voyant un Tweet ou une question de follower, je sais plus, mais bref, ce n'est pas via la radio ou une cover ou un festival, c'est presque au pif quoi. Édité chez My Major Company, le label musical participatif, Du Tennessee à Paris sort en 2014, un album dans lequel la chanteuse nous raconte sa vie, entre son enfance aux USA et sa nouvelle vie française (parisienne du moins). Entrons donc dans cet univers, empreint de Country, genre populaire aux USA.

Crossroads se veut dynamique, on constate que Devon a une très belle voix, avec une composition tranquille mais ultra agréable à l'oreille, on y mélange piano, gratte sèche, mieux que du mauvais blabla, je vous laisse écouter le titre que j'aime bien.

Crossroads, vidéo de Devon Graves.

Paris-Tennessee enchaîne, et première surprise, en français, avec cet accent US donc, on comprend bien les paroles, elle nous y raconte sa nouvelle vie dans la capitale française, ses difficultés au début, mais elle sent qu'elle y sera bien (avec les parisiens? bah chapeau), on y entend du banjo, et si je pense comme un abruti à Banjo Kazooie, le jeu de Rare sur Nintendo 64, on a droit à un son étasunien donc, plus que sympa.

Love letter est plus une balade qu'un titre dynamique, pourtant il fonctionne bien dans l'ambiance posée de l'album, pas immense, le titre s'écoute. Évidemment c'est Sand qui va retenir le plus votre attention, mais j'y reviendrai plus tard. Nous voilà à écouter Thicker Skin, toujours sur un rythme posé, tranquille, avec cette guitare sèche qui gratte un peu plus fort, faisant monter l'émotion, que la voix retranscrit à la perfection dans ce passage, une très très belle balade, qui elle vous marquera plus que Love letter, j'aime bien ce titre aussi.

Passing through me semble plus chercher dans une compo digne de Eagle-Eye Cherry, je trouve du moins, aaaaaah, mais je sais pourquoi j'aime bien, ça ressemble a ce que fait le frère de Neneh Cherry c'est pour ça, une fois de plus une très belle chanson, toujours calme, à la voix toujours aussi belle et la compo acoustique qui est mélodieuse à souhait, encore un très bon titre, ça commence à faire pas mal je trouve. Oui, bon, Clean House est plus bizarre, avec son piano qui endort et la voix peut être plus aiguë, le titre est loin d'être mémorable, mais pourtant il s'écoute bien. Dommage Orange Tree n'élève pas le rythme, pourtant, avec sa basse très présente, et son chant parfait, le titre est très bon aussi, quoique un poil mou je reconnais.

Ah, Kitty Genovese n'améliore pas la situation, pourtant si le début au piano fait bailler, très vite on tombe sur une très belle chanson qui part un peu plus dans le dynamisme, enfin, c'est relatif hein, c'est pas foufou non plus, mais le titre, lui aussi, s'écoute bien. Tout comme Disposable world, alors je vais peut être dire une ânerie (ça changera pas de d'habitude, hein? De d'habitude c'est pas français? M'en moque), on part dans les années 50-60 je trouve, avec les chœurs, mais aussi la composition, la basse s'entend bien, et le titre est plus dynamique que ce que l'on a entendu jusque là, j'aime bien ce titre aussi, mais je vous laisse juge avec la vidéo suivante.

Disposable world, vidéo de Devon Graves.

Homecoming redescend de rythme, une énième balade, très jolie, mais pas mémorable non plus, même si quand le chant commence à se dynamiser un peu, le titre devient moins soporifique que le début, on préférera Juliet, le titre suivant, là c'est du James Blunt, bon, oui, c'est parce que la première phrase "You're wonderful" me fait penser au "You're beautiful" du chanteur britannique, et la chanson est très belle, bien conçue, agréable de bout en bout, nope, c'est un très bon titre à écouter (bon, j'ai pas la vidéo, mais à écouter quand même). La dernière chanson est une reprise d'un titre de Serge Gainsbourg, La Javanaise, marrant d'entendre une sonorité me rappelant Hawaii, je ne sais pas pourquoi, une bonus track sympa donc, oh, mais nous allons écouter ça tout de suite.

La javanaise, vidéo de Devon Graves.

Donc, le titre que j'ai volontairement mis de côté est la piste 4, Sand, chanson phare de l'album, la plus dynamique, la plus agréable à l'écoute, a tel point que j'ai même compris les paroles, prônant l'épicurisme, homme riche tu as beau avoir des millions, ils ne te protégeront pas des balles, ni ne t'empêcheront de vieillir, après est ce que l'aspect Sand/Sable signifie que tu n'es qu'un grain de sable ou que tu vas retourner à la poussière, je n'ai pas poussé l'analyse plus loin je reconnais, mais cette chanson, vaut à elle seule l'achat de l'album, c'est dit, avec ce passage montant crescendo, ce yeah yeah que vous allez reprendre en chœur, plus qu'excellent, un titre indispensable à mettre dans toutes les oreilles. Oh, mais regardons la vidéo vite vite viteuh.

Sand, vidéo de Devon Graves.

Le hasard fait parfois bien les choses, tout comme ma passion du groupe Scandal avait mis sur mon chemin auditif un groupe français exceptionnel, The Shapers, au hasard d'une découverte (que je pense via Twitter) tout aussi exceptionnelle, Devon Graves est le parfait trait d'union entre musique nord-américaine et parisienne, car en bonne nouvelle parisienne elle ne parle que de la capitale de ces cons de français, bon, je rigole bien sûr, mais depuis Barenaked de Jennifer Love Hewitt, je n'avais pas autant pris mon pied auditif sur de la pop US, parfaitement équilibré, quoique un peu mou par moment, cet album est un régal pour les oreilles et je ne peux que vous le conseiller, sauf si vous n'aimez pas du tout les titres que vous avez pu voir dans cette chronique. Perso j'adore.

@+

Publié dans Musique-Spectacle

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