Gamera vs Zigra

Publié le par Twinsunnien

Le DVD.

Le DVD.

Après avoir touché le fond niveau qualité avec l'épisode 5, la série annuelle Gamera était revenue en forme en 1970, bah oui, de retour sur Terre c'est mieux quoi, donc il subsiste une petite attente pour cet affrontement contre Zigra, ou Zigoula. En 1971 l'expo universelle est passée, alors du coup on va plonger dans un futur pas si lointain, avec une base lunaire créée par l'humanité (1969 premier pas de l'homme sur la lune toussa), et c'est donc avec effroi que l'on constate qu'un véhicule lunaire est attaqué lâchement par une petite pute d'extra terrestre.

Sur Terre, enfin au Japon du moins, l'on découvre un parc aquatique, dont Tom et euh, j'ai plus son nom, sont les gérants, ou soigneurs, j'ai pas suivi le truc en fait pardon. Ce qu'il faut retenir c'est que le japonais et l'américain sont potes, tout comme leurs gosses. Cette fois ci point de duo de garnement du même sexe, on voit donc euh, j'ai plus son nom (décidément) et Helen s'amuser. Lorsque qu'un satellite s'échoue dans la baie pas loin du parc. Enfin, satellite, en fait c'est le vaisseau spatial du connard d'alien, qui vient de Zigra. Et genre, ça me revient, les deux pères étaient avec leurs enfants, en train de faire du bateau, et forcément, ils se font JimBauerisé, pas de bol quoi. Bon, nous avions eu droit à une présentation sommaire des personnages, avec la tante du jeune japonais qui s'occupe des gamines de Tom l'américain, leur maman n'est pas au Japon, ou morte, je sais pas, il y a Margie la plus grande, et Helen, la petite chipie. Le gosse japonais est fils unique, et possède ses deux parents. Petite vidéo.

Vidéo de Alistair Knight.

Donc nous les retrouvons dans le vaisseau, avec une Zigra à l'apparence d'une japonaise (on aura une explication plus tard dans le film), qui explique un peu d'où elle/il vient, et donc montre son agressivité envers l'humanité. Les Zigra sont des êtres marins (sans le pompon), qui veulent se la jouer à l'envers, à savoir au lieu que les humains terriens mangent les êtres vivants de la mer, ce sont les Zigra, êtres marins, qui vont bouffer des êtres terriens, on comprend bien la volonté de se la jouer un peu, pas écolo, ni même défenseur des animaux, mais la volonté d'inverser le truc, histoire de comprendre ce que ressent le petit poisson. On peut aussi dire qu'il y a une volonté de défendre les animaux, du moins les poissons, avec le dresseur ou soigneur des animaux du parc aquatique, qui fera tout pour offrir à manger à ses petits protégés, quitte à se fritter avec le responsable d'un hôtel qui estime qu'il est plus important de nourrir des humains et d'en faire profit plutôt que les animaux.

Ah, j'avais oublié la première baston de Gamera vs Zigra, comme d'habitude, et comme une grosse quiche Lorraine avec lardons, la tortue géante se fait battre, et termine au fond de la mer en train de pioncer. Bon, ça on a l'habitude, sauf que là, elle pionce 1 petite heure sur les 90 minutes de durée du film, sacrée sieste vous en conviendrez. On s'aperçoit que Zigra est un adversaire redoutable sous l'eau, mais plus mauvais sur Terre ferme. Enfin bon. Sinon, Zigra a un rayon paralysant, qui fixe les deux pères, mais les enfants plus malin en réchappent et sauvent leurs darons. Seulement impossible de les sortir du coma. Là on a droit à des scènes larmoyantes mal jouées, mais passons, car Zigra veut asservir l'humanité (en commençant par le Japon) afin de se faire un garde manger. Et là, un truc qui avait surpris, prendra encore plus de sens sur la fin, Zigra est un gros requin dont la mer a permis la mutation en monstre géant (c'est mieux expliqué dans le film je vous rassure), et surtout, il cause. Oui, il cause. Ceci était vu dans le vaisseau quand il s'adressait à sa sbire, mais quand il demande la reddition de l'humanité pour mieux les manger et sauver le vie du même quatuor du début, il cause.

Car oui, par je ne sais quel miracle, les japonais vont trouver comment soigner les deux papas, une question d'onde avec un talkie walkie, enfin bref, une idée ridicule sur le papier, et ridicule en image aussi. Dont revoilà Tom et son pote, en machin qui va sous l'eau là, ça a un nom spécial, enfin bon, les voilà partis réveiller Gamera, dernier espoir de l'humanité, les ondes ne semblent pas bien efficaces, et avec une discrétion digne d'un pachyderme dans un magasin de porcelaine, on constate que Helen et son ami japonais se sont faufilés dans le sous marin patriarche. Dont les ondes, de comme par hasard, vont casser les noix de Zigra qui va attaquer le truc jaune (le sous marin est jaune, tout comme la chanson des Beatles). Catastrophe, en battant des records de plongée, le moyen de transport fuit de partout, de plus il ne reste plus beaucoup d'oxygène, et dont les quatres membres d'équipage vont certainement décéder. On constate que Gamera est vraiment paralysée, car elle ne bronche pas. AH, c'est là que l'astronaute qui avait été hypnotisée par Zigra (celle du début en fait), et qui sous le contrôle de Zigra voulait « juste effacer la mémoire des enfants » donnant lieu à une poursuite que Benny Hill ou Tom & Jerry n'aurait pas reniée, donc l'astronaute à une idée, genre, et je me répète, comme à la fin du film live des Tortues Ninja (milieu des années 90), quand on entend « et n'oubliez pas, on est des tortuuuues », bah là, elle fait genre clin d'œil clin d'œil avec une histoire de particules dont on devine que ça va sauver les 4 prisonniers.

La nuit fût longue, tout le monde se repose et l'espoir de retrouver en vie les enfants et leurs pères sont nulles. Seulement un temps orageux, avec des éclairs donc, vont permettre de réveiller cette faignasse de Gamera, il était presque temps. Et là, scène hilarante, on la voit se rapprocher à pas de loups de Zigra et du sous marin, en n'oubliant pas de crier cependant, et la voir jeter un caillou à la tronche de Zigra pour être sûr qu'il pionce bien, oh putain quoi, c'est surréaliste, sans compter qu'elle s'agite comme une folle la tortue, et finalement parvient à se saisir du sous marin pour remonter à la surface avec ses réacteurs. Zigra en attendant, il pionce. Fatigue quoi. Conquérir et asservir l'humanité, ce n'est pas de tout repos.

Je reviens un poil avant cette scène, en effet, devant l'armée, Zigra demandait la reddition totale de l'humanité, en expliquant que c'était pour les bouffer, et que si ils s'asservissaient, Zigra sauverait le sous marin. Ce à quoi réplique sans hésiter le chef de l'armée, « ok, on se rend », genre pour sauver 4 personnes on en sacrifie je sais pas combien de milliards il y avait d'humains en 1971, mais un paquet. Surtout c'est retarder l'inévitable, car en sauvant les 4, ils se feront bouffer tôt ou tard, mais bon, passons, c'est comme l'ONU qui accepte de se rendre dans je sais plus quel film de la franchise, tout ça pour sauver 2 gosses.

Donc, de comme par hasard en fait les 4 ne sont pas morts, juste paralysés et un coup de jus les remettra sur pieds. Gamera en profite pour aller défoncer la tronche de Zigra, parce que faut pas déconner, il casse les bonbons léger celui là. Donc enfin nous revoyons un brin d'action, courte, et loin d'être parfaite, cette scène montre l'agilité de Zigra sous l'eau, mais Gamera malgré ses blessures et ses prises de catch, va utiliser sa matière grise pour se saisir de Zigra en « plein vol » si j'ose dire (sous l'eau on ne peut pas parler de vol), pour l'embarquer à la surface, et refaire mumuse avec de la caillasse, une scène durant laquelle on comprendra mieux l'expression « piquer du nez ». Je crois bien que c'est la première fois qu'un ennemi est tué avec le lance flamme (pardon du spoil). Et donc, comme d'habitude les enfants disent merci à Gamera, sous fond de musique que l'on connaît trop bien.

Que dire, ici, point de destruction massive (tout juste un bateau se fait couler), pas beaucoup de baston, même si Zigra affronte l'armée de l'air japonaise, une Helen qui se moque de Gamera au début avant d'en tomber amoureuse et de prendre des poses bizarres. Nous ne sommes pas en présence d'un film aussi mauvais que ce que l'on a pu voir sur les films 2 à 5, mais nous avons tout de même perdu en qualité par rapport au précédent. Le duo d'enfant n'est pas trop énervant, mais par moment ils gonflent un peu. Et que dire de la morale finale, il ne faut pas polluer les océans, c'est pas cool du tout. En fait, on ne se croit que rarement devant un Kaiju Eiga, ceci peut décevoir c'est vrai, et ce n'est pas le peu de scène avec les monstres, et l'absence de destruction qui ravira les fans du genre, pourtant, et même si certains passages sont pitoyables, j'ai passé un bon moment, bon, souvent je me suis moqué, c'est vrai, mais nous ne sommes pas devant un truc aussi affligeant que Eiichi chevauchant la tortue géante, ou le duo suivant dont j'ai oublié le nom, mais bon, un film à voir j'estime, se déroulant pas mal sous l'eau. On constate que c'est le dernier film à sortir annuellement, car il faudra attendre 9 ans avoir de voir une tentative de reboot. Bande veinard vous n'aurez qu'à attendre jusqu'à demain pour voir ce que donne le seul film des années 80 estampillé Gamera. Donc on résume la conclusion, film très moyen, offrant des barres de rires involontaires et pourtant étant captivant, une prouesse qui manque d'action et de destruction pour être « sympa », juste moyen donc.

@+

Le coffret.

Le coffret.

Publié dans Cinéma

Commenter cet article