Shangaï Kid

Publié le par Twinsunnien

Le DVD tout nu.

Le DVD tout nu.

Hein? Déjà vous vous demandez pourquoi le DVD est tout bizarre? Je vous invite simplement à essayer de trouver ce film légalement. Là, essayez, et pas dans une version en allemand ou je ne sais quoi, nope, avec la VF, et la VOSTFr. Là, vous avez essayé? Et alors? Pas facile hein? Ou alors si vous y êtes arrivé facilement bravo, soit une version est sortie récemment, soit je suis nul niveau recherche sur le net. Du coup, pour un prix raisonnable (ben oui, les versions à 30 ou 40€ on évite merci) me voilà sans boitier DVD. Je m'en moque du moment qu'il y a le film. D'ailleurs je le précise, c'est le film de ce mois spécial que j'ai eu le plus de mal à trouver. Pourquoi insister alors? C'est bête mais j'avais Shangai Kid 2 en DVD (avec le boitier et tout), du coup il me fallait avoir le premier, en plus je ne l'ai jamais vu ce film. Bon, vous verrez que concernant les Police Story, la galère est encore plus violente pour le troisième film, introuvable en VF/VOSTFr en DVD ou BluRay, du coup je traiterai des 2 premiers, mais aussi des faux n°4 (Contre attaque) et 5 (New Police Story), enfin bon, nous n'en sommes pas là. Oh mais attendez, c'est le premier film de la carrière étasunienne de Jackie Chan que nous voyons dans ce mois spécial. Sorti en 2000, réalisé par Tom Dey, Shangai Kid remplace Chris Tucker par Owen Wilson, et notre monde moderne par le Western, et voilà. Sauf que bon, c'est ce que je croyais, alors soit mes souvenirs de Rush Hour sont fallacieux, soit c'est le film qui a un vrai problème, je vous dirai ça après avoir revu Rush Hour. C'est marrant, début 2000 j'allais souvent au cinéma et j'étais déjà fan de Jackie Chan, alors j'ignore comment j'ai pu louper ce film en fait, mais bon, regardons une petite vidéo.

Trailer VO, vidéo de lily Wilson.

Donc on débute en Chine,vers la fin du XIXème siècle, putain c'est classe d'écrire le numéro d'un siècle en chiffre romain en fait, 1880 et des poussières. On y voit la princesse et la garde royale. On constate que Chon Weng est un garde banal, qui ne sera même pas sélectionné pour aller verser la rançon aux États-Unis, il faudra que son maître insiste pour qu'il fasse parti du voyage, mais pourquoi donc verser une rançon? Oui, je vais vite j'avoue, mais parce que la princesse a décidé de s'en aller, avec son percepteur, ou de moins le mec qui lui apprend des truc, seulement le professeur (là, j'ai trouvé le mot ^^) est complice d'un ancien garde qui fût banni de la cité interdite, et il avait trouvé refuge chez les étasuniens, où il semble avoir pas mal d'influence car il dirige de grand travaux à l'aide d'esclaves chinois, enfin bon passons, le professeur livre la princesse Pei Pei (on ne rigole pas siouplé), jouée par Lucy Liu, histoire de citer les acteurs un peu quand même, et donc Lou Feng (le pas gentil de l'histoire) réclame une rançon de 100 000 pièces d'or, il est cupide le mec, tout comme l'être humain en général, mais passons. Un groupe de gardes est envoyé en mission, au nombre de 3 au début, ils verront Chon Weng (Jackie Chan donc) les accompagner.

La cité interdite est joliment mise en scène, et on verra qu'il y a un peu de Peter Jackson dans la façon de montrer les paysages sublimes (j'ignore où ça a été tourné, mais c'est magnifique). Euh, pardon, revenons à l'histoire, avec l'introduction de Roy O'Bannon, un gentil brigand que joue Owen Wilson, lui et sa bande ont prévu d'attaquer un train, de comme par hasard le train dans lequel sont situés nos amis chinois. Le nouveau de la bande n'hésitera pas à abattre l'oncle de Chon Weng, qui va péter un câble mais pas trop en fait (on verra qu'il oubliera vite le décès de son tonton), et là on nous montre des cabrioles, des trucs classiques avec passage sur le toit des wagons, les troncs d'arbres aussi, enfin bon, ce n'est pas très spectaculaire, mais ça offre un peu d'action. Bon, finalement O'Bannon se retrouve dans le sable car le nouveau a pris le contrôle de sa bande, en effet le bandit est trop gentil. Même si il envoie Chon dans une mauvaise direction. Le chinois ne pense qu'à sauver la princesse et va se retrouver à traverser des montagnes (avec des prises de vue dignes de Peter Jackson dans Le seigneur des anneaux qui ne sortira que l'année suivante!), là on contemple les paysages magnifiques j'avoue, mais bon, revenons à notre héros qui va aider un jeune amérindien (ou native), en prise contre des méchants amérindiens. Une assistance qui va faire que le garde se retrouve adopté par la tribu, mieux, il sera marié à la fille du chef, un honneur. Seulement ayant trop fumé de l'herbe sur le calumet de la paix, il ne se souvient de rien.

Là j'aime bien le côté barrière de la langue, en effet les chinois parlent cantonais en début de film, et les natives parlent leurs dialecte, c'est sous titré n'ayez aucune crainte. De plus Chon saura parler anglais grâce aux livres, notamment celui que la princesse chéri par dessus tout. Par contre j'aime moins le côté "la fumette de beuh c'est trop cool, on peut tirer des coups avec une belle amérindienne même si on ne s'en souvient pas", putain, c'est n'importe quoi là franchement. Par contre j'ai aimé le fait que devant la barrière de la langue, les nouveaux mariés se parlent avec les mains, et se comprennent ainsi. D'ailleurs le personnage de l'amérindienne sera bizarrement exploité, un coup on la voit, le coup d'après on la voit plus, avant de constater à la toute fin qu'elle pratique la polygamie, enfin bon. Donc Chon arrive en ville, et retrouvera Roy, dans le salon, avec le coup classique de la musique qui s'arrête quand un étranger (grimé comme un amérindien qui plus est) entre dans le bar du XIXème siècle. Là on voit enfin une belle grande bagarre, pas très impressionnante pourtant car le réalisateur, si il ne perd pas le (télé)spectateur en situant bien les personnages, loupe un peu certains plans en les élargissant trop, enfin, je ne vais pas entrer dans une analyse cinématographique, mais en gros on n'est pas trop impressionné, de plus les chaises ne se cassent pas, et bon, seul les verres et autres bouteilles provoquent réellement du dégât. Petit point gênant, on ne saura jamais comment O'Bannon s'est libéré de sa prison (le coup des baguettes, je n'y crois pas!), mais bon.

Dès lors les 2 lascars vont faire équipe pour essayer de sauver Pei Pei, Roy pour les pièces d'or, Chon pour l'honneur. Ils affronteront un chasseur de prime très fort, avant de finalement frôler la pendaison, scène où intervient enfin la femme amérindienne de Chon, qui les avait déjà libéré de prison auparavant, arrivant un peu comme le messie, ou la messie, je ne sais pas si ça se dit. Un personnage bien pratique quoi, qui apparaît vraiment pile comme il faut. Enfin bon, jusque là on constate en fait que le film est plutôt une comédie de western avec parfois un peu de baston et encore plus rarement on voit un peu des scènes exploitant les codes du western, façon duel avec gros plan sur les yeux toussa. La fin dans l'église est pas mal du tout, on ressent enfin les coups et bon, si on oublie le duel de merde miraculeux entre O'Bannon et le shériff, merde, c'est pas un chasseur de prime mais un shériff j'ai dit une connerie, vu qu'il a une étoile, donc si on oublie ça, le combat Chon/Lou/Pei Pei est vraiment bon, avec des cabrioles et une chorégraphie intéressante. Ah, et puis il y a ce côté drôle, pour le coup, quand Chon Weng dit son nom, entendre O'Bannon dire "John Wayne", j'avoue que même si c'est limite raciste (car il prononce son nom avec un accent), ça m'a fait rire, oui j'ai honte. Donc en fait on arrive à la fin des 1h40 de film non pas en s'étant ennuyé, mais sans trouver quelque chose de génial à ce film. Ce qui me fait peur pour Rush Hour, car je crois que Chris Tucker y fait un humour de merde (comme Owen Wilson ici quoi) et que les combats ne sont pas siiiiiii spectaculaires que ça, pourtant j'en ai un bon souvenir. Mais il faut reconnaître que Jackie Chan commençait à avoir un peu d'âge en entamant sa carrière aux USA, enfin commençant, disons en se faisant vraiment connaître aux USA grâce à Rush Hour, en 1998 il a déjà 44 ans, donc moins vif mais impressionnant malgré tout. Ici il a donc 46 ans, et nous sommes loin du Jackie Chan virevoltant de Le marin des mers de Chine, ce qui est normal d'un côté.

Donc je ne sais pas si c'est la faute à un scénario voulant faire plus rigoler ses (télé)spectateurs que de les impressionner avec des grosse cascades, ou si c'est parce qu'il y a en plus la volonté de rendre hommage aux western, ce qui donne un mélange assez bizarre de films de bastons d'Asie, avec le western et la comédie parfois grasse, ce qui est en fait un peu bâtard. J'ignore comment ils ont pu sortir une suite j'avoue. En fait on remplace le contexte moderne de Rush Hour par le XIXème siècle, ou alors on remplace Ben Stiller (qui fait pas mal de comédie en duo avec Owen Wilson) par Jackie Chan, et on obtient un film hybride un peu bâtard, parfois rigolo, parfois impressionnant (le combat final est très bon), mais souvent chiant, la scène du bain avec l'alcool, le calumet de la paix, la princesse Pei Pei un coup hyper balèze, un coup hyper faible, la femme amérindienne de Chon qui parfois disparaît totalement avant de revenir sauver nos héros, bref, plein de détails qui rendent le film attachant mais brouillon, voilà le terme exact, il est brouillon, alors qu'il possède de vraies belles idées (la communication délicate avec les amérindiens) ou alors de superbes images (je repense à l'ascension de la montagne et ce plan large au paysage magnifique). En fait le défaut de ce film est d'être moyen et peu spectaculaire. Vu la rareté de la bestiole je m'attendais à un meilleur film, il est juste moyen, sympa, mais parfois énervant et lourd en possédant tout de même de bons moments. Je ne peux pas vous conseiller de le voir, vous conseillant de mémoire Rush Hour, sauf que j'ai un doute de la qualité de ce film là tout de suite, on verra ça lors d'une prochaine chronique qui ne saurait tarder. En attendant film moyen, à éviter, même, enfin surtout, si l'on est fan de Jackie Chan.

@+

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