Funeral - Arcade Fire

Publié le par Twinsunnien

Le disque.

Le disque.

Premier album du groupe rock d'Amérique du nord Arcade Fire, il se compose de 10 titres seulement, pour tout de même 48 minutes de musique. En plus il est disponible dans un très beau packaging, imitation disque vinyle, avec pochette carton, et feuille contenant les crédits ainsi que les paroles. Je ne me risquerai pas à vous expliquer ces paroles, je ne suis pas assez bon pour cela, mais intéressons nous à la musique.

Neighborhood #1 (Tunnels) est un titre introduisant tranquillement l'album, un piano bien présent, faisant presque ressentir de la nostalgie, ou une sorte de tristesse, à l'auditeur que je suis. Et si le rythme n'est pas relevé, la voix, mais aussi l'harmonie de ce groupement d'instruments, donne quelque chose d'ultra agréable à écouter. Le tout s'énerve un peu vers la moitié, tout en restant sublime, empreint d'une émotion que je ne saurai décrire, un titre fort qui met dans le bain.

Neighborhood #2 (Laïka) arrive à me faire écouter de l'accordéon, ce qui est un exploit tant je déteste cet instrument. On reste sur un rythme posé, avec une voix féminine un peu plus présente que sur le premier titre, un titre moins fort en émotions que le premier je trouve, pourtant il semble être dans la continuité de ce que nous avons entendu en tout début, agréable à écouter, mais pas impérissable non plus.

Une année sans lumière est marquant par son mélange de paroles anglophone et francophone, on en pige pas grand grand chose au coup du cheval qui porte des œillères, mais une fois de plus on retrouve une certaine émotion dans le chant, aidé par une composition très tranquille, presque triste. Ce titre n'est pas non plus exceptionnel, mais une fois de plus s'intègre à l'album avec perfection et est agréable à entendre.

Neighborhood #3 (Power Out) se veut nettement plus dynamique que ce que nous avons entendu jusqu'alors. Surprenant l'auditeur que nous sommes, une fois de plus il y a une excellente harmonie entre les différents instruments (nombreux) et les voix. Je pense aussi à ce passage solo instrumental, marquant. Un excellent titre qui vous réveillera par rapport au reste de l'album.

Fin des chansons aux titres étonnants avec Neighborhood #4 (7 Kettles), rythme plus classique pour l'album, guitare sèche, voix plus posée, on note la présence de violons pas dégueulasses du tout, pour une chanson fort sympathique même si une fois de plus, son rythme un peu (trop?) posé ne la rend pas impérissable malgré là aussi, une écoute très agréable.

Crown of Love va un peu plus loin dans l'émotion vocale je trouve, une balade magnifique, surtout quand ça chante un peu plus fort, avec le chœur féminin derrière, annonçant un lancement un peu fou pour une balade vers les 3 minutes de titre, dès lors ça monte doucement mais surement, avant l'explosion du final, un titre marquant, excellent, qui pour le coup peut facilement intégrer n'importe quelle playlist.

Wake up et sa guitare plus métallique. C'est un peu stupide à dire, mais l'introduction offre un son plus rock, avant de partir en chœur et sur un chant pourtant calme. Une fois de plus on tombe sur une très belle chanson, qui vous fera hérisser les poils des avant bras (si vous en avez), l'émotion ressentie à l'écoute de cette chanson est impressionnante, ceci dû à une harmonie parfaite et un excellent chant. J'adore cette chanson, d'ailleurs je vous laisse la découvrir en vidéo live.

Vidéo de ArcadeFireTube2.

Haïti est plus calme, avec cette fois ci une voix essentiellement féminine, mais aussi les vagues en musique, un titre pas mauvais, mais qui n'atteint pas la puissance émotionnelle des autres titres entendus jusqu'à maintenant. On passera vite sur ce titre marqué par un son pourtant sympa.

Rebellion (Lies) est pour moi le meilleur titre de l'album, un bon rythme, pas foufou non plus, mais assez dynamique pour nous réveiller après un Haïti mou, une montée progressive à la fois du rythme et du chant, on se remet difficilement de la basse introductive, le piano fou est pas mal du tout lui aussi. Il est assez incroyable d'entendre un tel nombre d'instrument varié, offrant, avec la voix et les chœurs, un titre harmonique à souhait, j'adore ce titre, qui lui aussi peut être écouter en dehors de l'album sans problème.

En plus d'être la chanson la plus longue (6'20), In the backseat clôt l'album avec une nouvelle fois la puissance émotionnelle que l'on connaît, cette fois ci c'est le chant féminin, qui deviendra puissant sur le refrain, et si les instruments se veulent paisible au début, les guitare, basse et même violon viendront un peu dynamiser ce même refrain, avant de repartir dans la quiétude riche en émotion que l'on connaît depuis le début de l'album. Changeant de rythme facilement, c'est surtout vers la fin, quand la chanteuse partira dans des envolées, pas forcément lyriques, mais presque, ses houhouhou vous fileront la chair de poule, c'est sûr. La toute fin de la chanson se veut presque silencieuse, mais quelle forte émotion ressentie quand même. Un excellent titre.

Oui, c'est un album avec un rythme assez lent, mais pourtant riche en émotion que nous avons là, et si certains titres sont plus faibles que d'autres, l'impression générale de Funeral est plus que positive (presque une ironie au vue du titre de l'album), il n'y a pas vraiment de titre envoyant du lourd niveau son, mais ça donne une certaine cohérence à ce tout, que l'on prend plaisir à écouter. Personnellement j'adore et je ne puis que vous conseiller l'achat et l'écoute prolongée de cet album. Je vous laisse avec le clip de Rebellion (Lies).

@+

ArcadeFireVEVO.

Publié dans Musique-Spectacle

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