Le Hobbit : La Désolation De Smaug

Publié le par Twinsunnien

Le BluRay de la version longue.

Le BluRay de la version longue.

C'est avec une certaine logique ou une logique certaine au choix que nous allons aborder La désolation de Smaug dans cette semaine spéciale ciné de la Terre du milieu je rappelle. Donc, Un voyage inattendu est sorti en 2012 (je crois avoir oublié de le préciser), il faudra attendre un an, soit fin 2013, pous voir le deuxième volet de la trilogie du Hobbit. Toujours réalisé par Peter Jackson, nous verrons la version longue en VOST donc, en sachant que le film dépasse les 3h du coup, et après un premier volet un peu gamin, mou, mais avec une action correctement dispatchée et des rajouts intéressants liant tout ce bordel avec Le seigneur des anneaux, on peut dire que Un voyage inattendu pouvait faire bailler, mais, ironiquement, n'ennuie pas tant que cela. La fin avait laissé notre petite escouade chargée de regagner Erebor, la montagne des nains occupée par Smaug le dragon, sur une montagne, ayant réussie à échapper aux connards d'Orques. Seulement, le danger demeure et Erebor se profile certes au loin, mais il reste du chemin à accomplir encore. Petite vidéo.

Vidéo de Warner Bros. France.

Et alors que le film débute sur la rencontre entre Gandalf et Thorin précédent cette aventure, on retrouve vite notre fine équipe en train de fuir. Pas de bol, il va falloir faire appel à Beorn, une sorte d'ermite se changeant en gros ours violent, et la façon d'introduire les nains dans la demeure de ce personnage respecte bien le livre, tout en restant simpliste et cartoonesque. Évidemment tout se passe bien, seulement après avoir atteint le forêt, Gandalf se sépare de ses compagnons, un mal persiste et semble s'élever, il faut qu'il aille vérifier des tombes, pour en avoir le cœur net, car la Terre du milieu pourrait retrouver des temps moins paisibles si les doutes du magicien gris se confirment.

Alors que les nains et Bilbo vont devoir affronter un gang d'araignées, hein? On dit pas gang? Bah moi je le dis ainsi, genre quand Bilbo les entend (à l'aide de l'anneau), moi j'entends "azy laisse moi goûter wesh quoi", oui, mon esprit est stupide, mais il faut dire que si la réalisation reste sympa, on s'ennuie un peu, et ce n'est pas le semblant d'action de l'attaque des araignées qui va vous réveiller, surtout que du coup, après s'être faite saucissonné, la troupe se retrouve prisonnière des elfes de la forêt. On constate que le nain bô gosse (wesh ma gueule!) a le béguin pour Evangeline Lilly, pardon, je n'ai pas retenu le nom de son personnage, vous la connaissez peut-être comme "tâche de rousseur" dans la série Lost (Lost : Les disparus en VF), enfin bon. Et là en fait je remarque une chose, à trop vouloir positionner cette trilogie dans l'univers de la Terre du milieu, et bien Peter Jackson en fait trop. Alors voilà, on voit Legolas un peu plus jeune, un fumier de première en plus, qui se fout déjà de la gueule de Gimli en voyant que son père possède un portrait de son jeune enfant, mais surtout, en parallèle, Gandalf va constater que les tombes des 9 cavaliers sont vides, le mal, le Nécromancien, commence à prendre les contours d'un vieil, très vieil ennemi, avec le principe de la perte des anneaux, pfiou, mais en fait on perd un temps fou à voir le réalisateur placer les pions comme pour mieux promouvoir Le seigneur des anneaux (LSDA), et ça, ça lasse au bout d'un moment.

Surtout qu'au lieu d'adapter correctement le livre de Tolkien, il en rajoute, que dire de la scène affligeante des tonneaux, une fois de plus cartoonesque, durant laquelle Legolas fait son beau avec son sport favori déjà bien ridicule dans LSDA, à savoir le surfe sur ennemi. Et c'est pas tout, puisque le gros nain, Bimbur ou Timbur ou un truc du genre, nous offre une scène rigolote pour Kévin, 5 ans, mais affligeante pour les autres, à savoir le tonneau qui déquille les ennemis, avant de servir d'armure improbable, le tout en retrouvant un tonneau tout neuf. Et j'oublie aussi le fait que ses copaings l'attendent sagement alors que la grille est ouverte depuis 10 piges, aaah, non, je confonds avec le nain bô gosse qui comme par hasard prend une flèche empoisonnée et que l'on va croire condamner, mais bon, comme pour le hérisson précédemment et le lion de Narnia (voir la chronique d'hier sur Un voyage inattendu pour plus de précision), on nous ressert le même plat et ça ne fonctionne toujours pas.

Avant de revoir ce film, je me suis remémoré certains passages, et je me suis dit "oh non, Beorn c'est chiant", "les elfes c'est chiant" ou encore le village de Lacville "c'est chiant". Et pourtant ce passage au village introduit un personnage sympa, Barde, détesté par le souverain de la ville qui est une merde oisive ne pensant qu'à asservir un peu plus la populace à l'aide de son enculé de bras droit. Un bras droit m'ayant méchamment rappelé Flagg du livre Les yeux du dragon de Stephen King, sans le côté magicien, mais l'idée de proposer des trucs, et donc de gouverner sans en donner l'impression, enfin bon.

Oui, j'oubliais, ce con de Gandalf qui retrouve le père de Thorin, qui lui donne des explications bizarres, avant enfin de voir celui que l'on attendait tous, Sauron, le mal ultime. Je spoile ceux ne connaissant pas LSDA pardon, mais bon, les autres ne seront pas surpris, et enfin le petit jeu va arrêter. C'est d'ailleurs à partir du moment où les nains et Bilbo partent pour Erebor que le film devient passionnant, on retrouve enfin la trame du livre Bilbo le Hobbit de Tolkien, on se fout de LSDA pour l'instant et, de comme par hasard, c'est à partir d'environ 2 heures de film que l'on se réveille. Car enfin on nous donne ce que la fin du film précédent nous avait teasée, à savoir Smaug, avec la tentative maligne mais vouée à l'échec, de Bilbo pour entuber le dragon. Ça part vite en lutte entre les nains, dont le chef Thorin commence à perdre la tête par moment, et Smaug. Avec enfin une action intéressante, des mécanismes dingues, une beauté des effets hallucinante (Smaug en or, ouch ouch ouch) avant de voir une scène d'action folle.... ah ben non, fin du film... sérieux? Les 45 dernières minutes sont passionnantes, haletantes, et quand enfin on va voir un truc encore plus fou, on nous balance ce cliffangher "mais qu'avons nous fait?", bah, bah, et encore, on ne se plaindra pas, vu que les DVD, BluRay ou la VOD permettront de voir la suite rapidement et non d'attendre une année comme ce fût le cas pour la sortie cinéma.

Je pense que vous aurez compris ce que je reproche au film, trop dilué, et surtout, cette fois ci les rajouts font vraiment tâche, alors qu'une adaptation du livre aurait pu se faire en 2 films de 2h voir 2h30, là on nous balance 9 heures, avec une volonté d'incrémenter la légende à venir de LSDA, ce qui plombe un récit pourtant intéressant. De plus, si le livre se destine aux enfants, les 2 premiers films ont du mal à choisir, entre gags navrants, inférieurs à ceux des Tiny Toon, absence totale de sang, tout en conservant quelques décapitations, et au final une violence contenue, tout en conservant les maquillages parfaits et effrayants (qui feront porter des couches à Thomas, 10 ans) et des effets spéciaux maîtrisés (comme la réalisation), le film ne sait plus quel est son public en fait. Et oui, je suis une merde, car je reproche à Peter Jackson de ne pas avoir fait une adaptation littérale de Bilbo, oui je lui reproche des rajouts qui plombent une narration déjà chargée, ce qui offre un rythme mou, mais au delà de tout ça, je lui reproche un découpage bizarre, si Un voyage inattendu traite bien la moitié voir un peu plus du livre original, le film à venir, à savoir La bataille des cinq armées, ne va traiter que les 100 dernières pages (je fais de mémoire, donc si ça se trouve, grosse connerie en prévision), avec une action que je devine pléthorique. La fin annonçant un début de film typée action, puis le titre annonçant la fabuleuse bataille des cinq armées (20 pages dans le livre...), on devine que si l'équilibre action et aventure était bon pour Un voyage inattendu, avant d'être raté pour ce La désolation de Smaug (trop peu d'action dans les premières 2h15 du film avant de se lancer enfin), et bien on devine que, si il ne sera pas 100% action, La bataille des cinq armées va envoyer dans l'épique, du moins j'en viens à le souhaiter. Une fois de plus je vous conseille de le voir, car c'est bien emballé, c'est beau et ça fait travailler l'imagination, mais la version longue n'est pas utile (sauf pour les fans), sachant que je dis ça sans avoir vu le cut ciné, et que si ça se trouve, je balance une énormité. Un film bof avant un final haletant et grandiose qui se clôt par une invitation assez malpolie d'aller voir La bataille des cinq armées. Je vous le conseille tout de même, car j'ai bien aimé, même si j'ai trouvé le début chiant.

@+

PS : Au fait, je ne parle pas des bonus, mais ils sont conséquents dans toutes les versions BluRay que j'aborderai cette semaine, des éditions absolument parfaites et complètes, de quoi assouvir votre curiosité, je reconnais que pour ces bonus, l'achat de ces versions BluRay est justifié.

Publié dans Cinéma

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