Kong : Skull Island

Publié le par Twinsunnien

Image de www.allocine.fr.

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L'affiche japonaise en jette hein? Mais introduisons donc ce film. En 2014 Legendary relance une licence de streum que l'on croyait perdue, surtout aux USA après le désastreux Godzilla de Emmerich. C'est ainsi que Gareth Edwards se retrouve aux commandes de ce reboot ricain de Godzilla, que j'avais kiffé à la première vision, et moins apprécié une seconde fois, enfin bon, le succès de ce film fut tel, que la boite de production voulu lancer plein de suites, avant de se dire que Gojira vs Kong, ça pouvait le faire, les streums s'étant affrontés à plusieurs reprise, dont une fois en 1962, kaiju rigolo mais pas transcendant non plus. Puis après plus de réflexion, l'exemple Marvel et DC, avec leurs films par personnage avant de faire rencontrer tout ce petit monde dans un film à même de faire bander un sale geek, ou de provoquer un orgasme à une geekette (qui est toujours propre, elle), donc l'affrontement des deux monstres étant programmé, il faut bien introduire le singe géant avant, puis on en profitera pour lancer une suite à Godzilla au passage. Donc sur une volonté de faire de la thune facilement, le roi Kong se retrouve en haut de l'affiche en 2017, chose n'étant plus arrivée depuis le King Kong de Peter Jackson. Une volonté mercantile peut-elle offrir aux téléspectateurs un spectacle de qualité avant un duel que l'on devine grandiose? Réponse après la bande annonce.

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Hein? L'histoire se déroule en 1973? Oki, pourquoi pas. Les USA se chient dessus au Vietnam et fuient comme des français devant l'adversité. C'est alors que John Goodman tente une dernière fois de convaincre un sénateur de lancer une expédition sur une île inconnue. Oui, j'ai dit le nom de l'acteur, je n'ai retenu que le nom de Packard (Samuel L. Jackson) si vous voulez tout savoir (à cause des ordinateurs Packard Bell, véridique). Oui, j'ai aussi passé le scène introductive qui pue la merde, ayant lieu en 1944 et nous montrant un ricain et un japonais s'échouant sur une île et continuant la guerre, avant l'arrivée de la peluche géante qu'est Kong. Puis après ça écran titre et on voit John Goodman présentant son plan pour Monarch auprès du sénateur. Ah, si, l'arrivée de Kong sonne un peu comme la présentation d'un boss dans un jeu vidéo, c'est plutôt bien foutu par contre.

Bla bla bla, finalement une mission se greffe sur une autre mission de mecs en bleus, dont on se branle en fait même si ce sont eux les preum's a vouloir aller cartographier cette île du crâne inconnue. Putain, je sais pas, mais essayez de faire ressembler l'île à un crâne, c'est de là qu'elle tire son nom normalement, et j'ai beau regarder, je trouve pas de ressemblance avec un crâne, mais peut-être suis je con aussi, c'est possible. Donc on va nous présenter les personnages, dont on se bat les couilles, franchement. Le traqueur, pour cartographier.... hein? Les mecs de Monarch mettent le paquet pour avoir un traqueur et lui il accepte en sentant le coup fourré pourtant. Bla bla bla, tempête en vue. Ah oui, je fais bla bla bla parce que ça cause énormément, pour ne rien dire en fait. Bon, ça pourrait être lourd, mais en fait on s'en fout complétement. On devine que Packard aime la guerre et ne supporte pas de quitter l'Asie la queue entre les jambes. Non, pas comme vous imaginez là, mais plutôt comme un animal battu et rejeté. Le merci qu'il dit au téléphone est symbolique, trop content qu'il est de retourner sur le terrain, même pour escorter une bande de scientifique.

Ah, il y a la photographe aussi. Je ne comprends toujours pas comment elle se fait accepter m'enfin bon, ce personnage est génialement nul. Quand Packard lui sort un "ta gueule" ou un truc du genre, putain quel pied. Elle se prendra même pour Wonder Woman ou SuperGirl, en essayant de sauver un Buffle géant coincé sous un hélico. Oui, elle essaiera de soulever un hélico. Et le film est blindé de scènes ridicules de ce genre. Le cimetière, là j'ai explosé de rire devant le ridicule du combat au sabre à travers les vapeurs toxiques. Oui les couleurs sont jolies, mais j'ai cru halluciner en voyant un tel niveau de merde et de ridicule. Tenez, à propos de caca, le premier affrontement militaire contre Kong, avec une superbe caméra dont le cadreur doit se palucher, je n'arrive pas à expliquer le fait qu'elle gigote tant sinon. Putain c'est illisible en plus, le fond est flou, on pige rien, et ça cherche à nous en mettre plein la vue mais ne provoque qu'une sensation de nausée. Bon, le cadreur a dû se vider les couilles sur cette scène, car il ne se paluchera pas sur les autres, heureusement. Putain soyez lisible, ne cherchez pas à mettre plein la vue si c'est pour vider les estomacs des spectateurs!

Donc, niveau défaut du film, c'est filmé par moment avec le cul, les personnages sont insipides, le scénario est aussi con qu'une bite aussi. Car les mecs, pour cartographier une île, ils balancent des bombes. Logiques. Packard est trop content de jouer à la guerre pour poser des questions, mais quand Kong débarquera et butera pas mal de monde, ce héros de guerre en fera une affaire personnel, demandant des comptes auprès de John Goodman (ne cherchez pas, je n'ai pas appris le nom de son personnage entretemps), puis auprès du roi de l'île lui-même. Et paradoxalement, c'est dans ce western, cette vendetta, que le film nous offre les plans les plus iconiques du film, un Kong avec des flammes en arrière plan, superbe, là j'avoue avoir bandé, comme plus tard quand Packard tend un piège au singe, voir Kong traverser les flammes, putain, c'est presque jouissant. On repense à Ganondorf dans the legend of Zelda : Ocarina of time, ou Sephiroth à Nibelheim dans Final Fantasy VII, puis les gros plans sur les yeux, montrant le défi entre les deux adversaires.

Si le premier combat est mal filmé, il offre un joli lot de sensation quand le cadreur arrête de se tripoter la nouille, avec un pompage pas du tout caché sur des scènes emblématiques du cinéma de guerre relatant le Vietnam, Apocalypse Now en tête. Puis il y a des scènes plus sympas et calmes, comme la découverte d'un Buffle géant, digne de Jurassic Park pour le coup, ou alors cette scène effrayante de l'araignée. Brrr. Ce sont de courtes scènes efficaces nous faisant presque oublier l'aspect risible du reste du film. Alors. Ah oui, je n'ai pas parlé des autochtones ou du pilote ricain vu au début du film. Siiiiiiiii, c'est le vieux barbu qui fait des blagues en toute décontraction, tout comme la façon dont il nous raconte l'histoire de Kong, orphelin ayant vu sa famille éradiquée par un gigantesque MUTO. Voilà. Donc comme sa famille fût assassinée par le gros rampant, bah le singe il défend la veuve et l'orphelin désormais, et obtient un statut de roi, non mieux, de dieu (d'ailleurs comme les dieux du stade il est à poil.... putain je suis nul en blague).

Ah, à la toute fin on verra peut-être un petit hommage au Kong original quand il sauve la photographe (mais pourquoi la sauver merde!), sauf que là, contrairement à la plupart des films Kong, pas d'histoire d'amour entre la femme et le singe géant, même quand dans une autre scène iconique, le singe accepte de se faire toucher par la femme, euh, le nez hein, pas la teub. Aucune émotion ne passe, rien, purée, en fait les mecs n'ont pas pigé le King Kong de 1933 ou bien? Mieux, les personnages qui avaient attiré notre attention meurent. Sérieux. Puis de façon débile la plupart du temps. Euh, il y a ce soldat qui se sacrifie sur la fin et se retrouve à exploser comme un merde sur un flan de montagne, oui, ça surprend, mais c'est ridicule quand même de faire tout un foin sur son sacrifice pour lui dire "bah non t'es une merde et tu vas crever comme une merde", ouais, si vous voulez, mais en fait vous vous en branlez de vos personnages ou bien? Ou le mec qui a écrit le scénario est le cadreur du début? Je ne sais pas.

Dois je parler des incohérences? Genre Kong dans l'eau bouge beaucoup d'eau mais ne provoque aucun remous sur les berges? Les mecs ont étudié la physique des fluides ou pas? Comme ces scènes impressionnantes d'un Kong chutant pas loin de Packard et ce dernier n'ayant pas peur des secousses ou du flux d'air? Si Kong est gigantesque, normal si il veut affronter nounours Godzilla, on ne ressent que rarement sa puissance et son poids. Là il fallait que le cadreur se masturbe, c'est là qu'il faut que la caméra offre des secousses, et bien non, rien. Le mec avait tout donné au début certainement.

Donc, personnages de merde, réalisation inconstante, scénario, euh, si on appelle ça un scénario. Ce Kong : Skull Island ressemble plus à un étron dans la filmographie du singe qu'autre chose. Pourtant, à travers des plans efficaces mais trop rares, on arrive à rester attentif le long des 2 heures. Le combat final est spectaculaire comme il faut, et je ne parle pas de la scène post générique m'ayant refiler une jolie gaule, car oui, même si le look de Godzilla Legendary ne me plait pas, même si après avoir revu le film américain je ne suis pas aussi fan que cela, même si ce Kong est loin d'être bon, putain j'attends King of monsters (le Godzilla 2) et le Kong vs Godzilla avec une impatience, le genre de cinéma débile mais qui peut envoyer du lourd, reste à souhaiter que les réalisateurs suivent, parce que là Jordan Vogt-Roberts n'est pas bon du tout, préférant faire quelques Money Shot, ou plan iconique, et puis oubliant ses personnages au passage, engageant un cadreur porté sur la branlette, et au final nous donnant un mauvais film, dont mon ressenti est bien résumé par Mad Movies, "un film de série B avec un budget de 180 millions de $", voilà, ils diront même que c'est du The Asylum (connu pour ses films de merde aux idées pourries, souvent pompées, à petit budget) friqué. Voilà, c'est con et jouissif par moment, on sent la thune, mais le fond est pourri. Je n'ai pas détesté, je suis loin d'avoir aimé. C'est un crachat aux King Kong de 1933 et 2005. Préférez lui ces deux films avant toute chose. Pourtant, la volonté de copier DC et Marvel, avec ses films indépendants pour mieux réunir les monstres sur un long métrage (la séquence post générique est pompée à Marvel), est bonne, c'est juste que partir sur une idée sympa (on veut faire Kong vs Godzilla) et remonter le temps (un peu comme Rogue One), c'est casse gueule, surtout quand on emploie des scénaristes n'aimant pas les films précédents, ou pire, ne les connaissant pas, dommage, ça aurait pu être grandiose, là c'est juste bof, mais rigolo a ses dépends.

@+

Un ticket de plus.

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Publié dans Cinéma

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