Kubo et l'armure magique

Publié le par Twinsunnien

Image de www.allocine.fr.

Image de www.allocine.fr.

J'ai profité d'une offre spéciale sur wuaki.tv pour rattraper un film que j'avais loupé au cinéma en 2016, en stop motion, c'est, vous avez lu le titre de cette chronique, Kubo et l'armure magique, de plus, fait rare chez ce fournisseur de VOD, le film était disponible en VOSTFr, avec Matthew McConaughey et Charlize Theron en cast vocal, excusez du peu. Le film est réalisé par Travis Knight, et produit par la société Laika.

Donc, Kubo est un jeune garçon n'ayant qu'un œil, il possède un pouvoir, à l'aide de son instrument il peut donner vie à des feuilles de papier, façon origami. Seulement le garçon est contraint de retourner auprès de sa mère malade à la nuit tombée, vu que l'on apprend que son papi veut continuer son travail, à savoir, lui prendre son second œil, assisté par ses deux autres filles (sœurs de la maman de Kubo). On comprend d'ailleurs que cette dernière a quitté la famille par amour pour un homme, celui ci s'étant sacrifié pour sauver sa famille donc, ce qui a laissé sa femme malade, souffrant à la fois de perte de mémoire, mais aussi de, euh, j'ai pas le terme exacte, elle reste le regard vague, comme perdue quoi. Lors de courts instants elle retrouve ses esprits et conte à son fils les merveilleuses histoires de son père, Hanzo. Le tout se déroule dans un Japon féodal. Mais bande annonce si vous voulez bien.

Vidéo de Universal Pictures France.

Donc on suit cette histoire, sans vraiment savoir si ce n'est pas une histoire dans l'histoire hein, le fait que Kubo soit en narrateur au début peut nous faire douter. En tout cas le petit garçon veut, plus que tout au monde, connaitre son père, seulement, à chaque fois qu'elle doit finir l'histoire, sa mère retombe muette ou ne se rappelle plus la suite. C'est pour cela qu'il en vient à essayer une croyance du village, afin de parler avec son géniteur, évidemment ça ne fonctionne pas et retarde Kubo. Ce qui fait que les tatas méchantes le trouvent et là ça part en sucette. Alors que le début était calme, posé, bon, l'intro avec la tempête est superbe et impressionne, mais ensuite on verra comment Kubo est un excellent conteur, ainsi que son pouvoir avec son Shamisen, donnant vie à des êtres de papier. Le coup de la poule est hilarant, surtout quand elle se bat avec des œufs. Techniquement c'est tellement impressionnant que l'on se croit devant de l'image de synthèse, le tout est dynamique, bref, ça s'engage bien.

Puis vient l'attaque du village donc, Kubo se voit pousser loin de celui ci, dans une contrée enneigée, accompagné par un singe, qui s'avère être sa statue de bois. Elle sera désormais sa protectrice dans la quête de l'armure magique, avec l'épée incassable, le plastron et le heaume à récupérer. Oui, on pense immédiatement à un jeu vidéo devant cette quête, encore plus quand il faudra affronter un immense squelette pour récupérer le premier artefact. Mais avant cela nos deux compagnons feront la connaissance d'un homme scarabée, ancien membre de la garde de Hanzo, il a perdu la mémoire et ne se rappelle que de petites choses. Il fût maudit par le roi Lune, le papi de Kubo. Oui bon, j'ai du mal à vous expliquer l'histoire, mais elle est hyper simple pourtant.

Le jeune garçon découvrira que son pouvoir devient de plus en plus puissant. allant jusqu'à créer un bateau. Enfin bon, le périple est magnifique, la stop motion parfaite, et le scénario se rapproche violemment d'un jeu vidéo. En effet, à travers son déroulement, on peut le comparer à un RPG ou même un Zelda, le rapport Link/Kubo étant pas mal du tout. On débute dans un petit village, orphelin ou quasi orphelin, c'est un gentil garçon qui se retrouve embarqué dans une aventure plus grande que lui. Il va devoir accomplir une quête lui permettant de s'équiper afin de lutter contre un mal voulant sa destruction. Et notre héros deviendra plus fort à travers ces épreuves. Bon, comme un RPG il aura une équipe aussi, et affrontera avec eux des monstres gigantesques, des boss, lui offrant un artefact de l'armure. Enfin bon, le lien est flagrant avec le jeu vidéo en général quoi, et c'est fort plaisant je trouve.

Le film dure un peu plus d'une heure trente et est bien rythmé, en plus les personnages sont très attachant, l'aventure avance bien, purée, non, euh, en fait je me retrouve un peu con là. Car en fait nous sommes en présence d'un excellent film, à voir j'estime, même si son scénario est prévisible (franchement les grosses révélations on les voit venir à mille lieux), pourtant cette technique magnifique, je ne pige pas comment ils ont fait pour l'eau, et les affrontements épiques, bah ça captive quoi. Aaaaah mais ça m'énerve de ne pas arriver à en dire plus. C'est génial, voilà, j'ai adoré, voilà, toi regarder vite, voilà. Un film à ne pas rater, divertissant, drôle, parfois essayant d'être émouvant (ça n'a pas marché sur moi), à la réalisation propre, au son, à la musique, sur base de Shimasen, loin d'être mauvaise, ça offre une identité encore plus asiatique au film. Purée, mais qu'est ce que je peux dire comme connerie. Une très belle histoire à voir au moins une fois, j'ai adoré.

@+

Publié dans Cinéma

Commenter cet article