Le huitième sortilège - Terry Pratchet

Publié le par Twinsunnien

Le roman.

Le roman.

Suite directe au livre La huitième couleur, nous allons voir la fin de l'aventure de Rincevent, le magicien incompétent, le premier touriste du Disque Monde, Deuxfleurs, accompagné de son fidèle bagage magique et parfois violent. C'est là où le livre précédent s'achève que l'on revient donc, au bord de la mort et du Disque donc, Rincevent et Deuxfleurs s'en sortent sans trop que l'on comprenne comment, disons que nous l'apprendrons plus tard. Cette fois ci le duo sera rejoint par Cohen le barbare, le plus grand héros du Disque Monde, qui a bien vieilli mais conserve sa force légendaire, bon, il a perdu des chiquots et parle bizarrement, mais il reste efficace. Car Terry Pratchet, au delà d'avoir créé un monde Fantasy proche d'une parodie de Tolkien, possède et intègre cet humour si britannique et plaisant je trouve, à travers des personnages haut en couleur, et des réactions pas toujours héroïques. Pourtant le final est digne d'un combat de Fantasy normal. Mais nous n'y sommes pas encore.

En vérité je ne sais guère comment aborder le livre, faire un résumé (avec mon phrasé pourri) serait con, avec risque de spoiler, donc abordons la technique, le livre est sorti en 1986 en version originale, fût traduit par Pierre Couton en 1993, et là j'ai une version éditée chez Pocket (de poche donc), de 256 pages, avec un bref résumé sur Terry Pratchet, bon, ma version date d'avant 2015, du coup la mort de l'auteur n'y est pas évoquée. La mort, parlons en, ce personnage hilarant fait un petit retour, et pour vous montrer le genre d'humour de l'auteur, ici La Mort est masculin en fait, avec une explication donc précisant ceci, et elle s'emmerde un peu tout en estimant être mal aimée alors qu'il n'accomplit que son boulot, c'est tout. Oui, je retranscris mal je sais, mais j'essaie de vous donner envie, car oui, les 250 pages se tournent rapidement, avec ce mélange d'êtres magiques, de Fantasy donc, d'humour, d'action, un mélange parfaitement dosé, même sur la fin qui se voudrait sérieuse pendant un instant, on retrouve vite le caractère de Rincevent et l'humour de l'auteur.

Cet humour passe au travers de dialogue assez gratinés par moment, quand les sortilèges de l'In-Octavo parlent à Rincevent par exemple, enfin bon, j'en ai déjà trop dit. Comment dire, on peut rapprocher son humour avec celui des Monty Python, même si je n'ai pas trop aimé le côté film à sketchs de Sacré Graal, on retrouve des dialogues à l'humour décalé par rapport au contexte, un exemple ? Non, c'est triste, mais je n'ai pas vraiment d'exemple, on s'attend toujours à entendre un truc classe, et puis en fait c'est presque l'inverse qui sort, il y a des périodes de flottement aussi dans les dialogues, ou de la répétition, genre un personnage un peu sourd ou qui a mal pigé. L'auteur arrive à être drôle sans employer d'injures, très fort, je dirai même très britannique pour le coup. Oui, j'ai dû mal à vous exprimer correctement cet humour, je n'arrive pas à mettre les mots, mais c'est extrêmement efficace.

Mais ce n'est pas tout, puisque c'est une vraie aventure qui vivent Rincevent et Deuxfleurs, ah, et puis niveau humour je pense juste à l'instant aux réactions du Bagage, plus proche du chien qu'autre chose. Pardon, donc les 2 compères parcourent le monde, alors que la grande tortue A'Tuin se rapproche dangereusement d'une étoile rouge, là aussi le dénouement est surprenant, et hilarant aussi, mais je vous laisse juge, parce que ce serait violent de vous divulgâcher ceci. Ah, il y a donc le dessous du monde, puis la rencontre avec les ingénieurs qui créent un ordinateur avec des.... pierres, passage très drôle. Que dire de la rencontre avec les Trolls "euh, ils viennent d'allumer un feu dans sa bouche", j'en rigole encore, et ce n'est pas tout, mais une fois de plus je préfère ne pas trop en dire.

Et si les personnages, plus des anti-héros qu'autre chose, sont ultra attachant, la façon de présenter les choses, les décors, les situations, rien n'est lourd, on s'imagine facilement les scènes, et le tout est parfaitement rythmé. C'est dingue, mais je me dis que si j'avais eu ce genre de lecture plus jeune, j'aurai adoré lire, au lieu de se taper des trucs français lourds. Oui, ce n'est pas de l'immense littérature, mais purée, se coltiner les Confessions de Jean-Jacques, pfiou, c'est chiant, pardon, non, disons que ça ne me plait pas. Résultat je m'enfermais dans du Stephen King et Agatha Christie en occultant le reste, alors que des auteurs comme Edgar Allan Poe, Arthur Conan Doyle, Tolkien ou Terry Pratchett étaient à portée de main, car oui, je le mets dans le même wagon que ces grands auteurs de littérature, un écrivain qui arrive à faire fonctionner ton imagination, avec une sublime couche d'humour pas lourd ni vulgaire, c'est fort, très fort, et je pense que ce type d'œuvre devraient être étudiées en anglais par exemple, oui, ça ne plaira pas aux plus littéraire, mais merde quoi, on se plaint que les jeunes ne lisent plus, mais le système scolaire nous imposant des très grands auteurs français (dont je ne remets pas en cause leur grandeur) dont on ne pige rien si nous ne sommes pas trop littéraire, empêche l'élève de s'intéresser aux livres. Merde, j'ai méchamment vrillé là, pardon.

Rien à redire, de toute façon si vous avez lu et aimé La huitième couleur, vous êtes obligé d'y passer car c'est la conclusion de l'aventure de Rincevent et Deuxfleurs, les autres je vous conseille fortement de lire le premier livre avant toute chose, de vous accrocher au début, car le reste de l'histoire vaut le coup, un livre très bien écrit, drôle, avec de l'aventure, un peu d'action, et faisant marcher votre imagination sans être jamais lourd ou vulgaire, oui, La huitième couleur et Le huitième sortilège sont à posséder et à lire, je ne peux pas mieux dire. Après si vous êtes purement littéraire, ça peut vous détendre le sphincter, je vous le conseille, le cerveau à parfois besoin de se reposer, et au lieu de regarder la merde servie sur votre télévision qui ne pense qu'à vous vendre des trucs inutiles, on peut se détendre intelligemment en lisant ces excellents livres de cet excellent auteur qu'est le regretté Terry Pratchett. J'ai déjà le troisième livre des annales du Disque-Monde, La huitième fille, donc on en reparlera, et j'ai bien l'intension de faire l'intégrale. J'adore quoi.

@+

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