Breakfast Club

Publié le par Twinsunnien

Le BluRay

Le BluRay

Le petit hasard d'une commande groupée chez Priceminister (pour le BluRay de Agents presque secrets, je sais, je n'ai pas fait de Coming soon (Maybe) pour cet achat), le hasard a fait que je me suis enfin décidé à voir Breakfast club, disons l'acheter puis le voir (dans la foulée, ce qui est rare pour ma part, devant la montagne de film que je dois voir). En vérité je voulais juste regarder le début, histoire de jauger le film, surtout quand tu commences le film un vendredi soir à 22h00, bah c'est tard, après l'heure quarante de film, ça mène à minuit moins vingt quand même, ce qui est vachement tard pour se coucher (même si ce n'est pas minuit dix, bonjour comment ça fatigue après), mais oubliez cette petite blague que seuls les (télé)spectateurs de La tour Montparnasse infernale comprendront, et le plus important à retenir est que j'ai accroché au film, le regardant en entier, en VOSTFr par contre, parce que quand j'entends l'extrait VF qui suit, j'ai un peu mal aux oreilles. Une fois de plus, je sais que c'est débile de dire la VOSTFr c'est plus mieux meilleur que la VF, et une fois de plus je vais dire un "mais quand même on sent la différence". Ce jeu de VO > VF que je ressors à chaque fois est pénible j'avoue, chacun regardant le film comme il le souhaite, moi c'est en VOSTFr. Dernier point, il y a, pfiouuuuuuuuuuu, longtemps, à l'époque de TPS (la Télévision Par Satellite, ancêtre du mélange actuel Netflix/VOD/TNT, enfin si vous n'avez pas connu, c'est délicat à expliquer), donc sur une des chaînes cinéma j'avais vu une partie de ce Breakfast Club, sans accrocher pour autant, mais en même temps j'avais loupé le début, purée, maintenant que je repense à l'époque TPS, j'ai envi de (re)voir Angus et L'homme Homard venu de Mars, enfin, regardons l'extrait.

Vidéo de Films YouTube.

Le scénario, du moins le (princess) Peach, pitch, le résumé rapide est simpliste, 5 adolescents ne s'étant que croisés dans le lycée, se retrouvent collés le samedi à partir de sept heure du matin, ils n'ont rien en commun, et pourtant devant le côté très autoritaire de leur surveillant Richard Vernon, les adolescents vont apprendre à se connaître, et constater qu'ils ont des points en commun, chacun ayant ses problèmes. Mais j'ai oublié de dire kiki réalise, c'est John Hughes, il produit et scénarise aussi, surtout connu pour être le scénariste des Home Alone, ou Maman j'ai raté l'avion dans notre belle langue. Dans le rôle des ados, il y a Judd Nelson, Molly Ringwald, Emilio Estevez, Anthony Michael Hall et Ally Sheedy, ça, c'est fait. Le film est sorti en 1985... euh, 1985... la vache, la version BluRay est magnifique pour en fonction que le film a 32 ans.

On voit l'introduction des personnages sur presque la même scène, à savoir une sortie de voiture, montrant en très peu de temps la situation familiale des personnages, ainsi que presque leurs personnalités. Impressionnante, l'introduction n'est pourtant pas ultra dynamique, même si le titre de Simple Minds est très sympa je trouve. Nous ne découvrons pas tous les personnages cependant, Allison est survolée, et John n'est pas présent, arrivant en retard à sa colle. Le principal, Richard Vernon, va donner comme consigne, pas de bruit, pas de déplacement, et surtout une dissertation à faire, d'au moins mille mots sur qui les élèves collés pensent être. Sorte de truc philosophique en gros.

Nous sommes en présence d'un quasi huis clos, peu de personnage, le lycée en lieu, voir la bibliothèque en lieu unique, il y aura bien un passage dans les couloirs du lycée, mais très bref. Si chacun des personnages jouent le rôle que l'on attend d'eux, le sportif montre les muscles, la princesse ne se livre pas, le rebelle fait le rebelle, seulement plus la colle avance, plus on perçoit autre chose, sous cette couche du paraître, nous allons apprendre l'être qui sommeille en chacun d'eux, et ceci pourrait révéler des surprises. Allez, un exemple, l'intellectuel propre sur lui, dont on ne pige pas comment il a pu atterrir en colle, éprouvera aussi de grosses difficultés, des pressions du milieu familial voulant la perfection, résultat quand il prend un F en art plastique pour une lampe éléphant, il pète les plomb, perd tout repère et je vous laisse découvrir ce qu'il fait (lui valant la colle).

Ce sera surtout le milieu familial qui sera mis en cause, ainsi la belle populaire doit être parfaite car sa famille est parfaite, or peut-être aimerait-elle être une rebelle. Ce dernier (le rebelle) possède une famille détestable, mais il est délicat de déceler le vrai du faux dans ses paroles, la seule chose que l'on sait, c'est le comportement abjecte du proviseur à son égard, voir la scène de la menace, qui ne risque pas d'aider Bender à se sortir de cette spirale négative, comment peut-il vouloir essayer intégrer une société qui ne cesse de le rabaisser, ou pire, cherche lui faire du mal ?

Si je conçois que le cast des personnages est cliché, on sent que les 5 ados sont là pour ratisser large et ainsi permettre au spectateur, tel qu'il soit, de s'identifier à l'un ou l'autre, je reconnais aussi que ça fonctionne, on trouve LE perso qui nous correspond, et on se plait à voir comment la situation évolue, dévoilant des facettes imperceptibles des personnages. Ceci est plus fort que moi, et j'ignore si Joss Whedon s'en est inspiré, mais ça me rappelle la série Buffy contre les vampires, notamment cet épisode où Jonathan veut mettre fin à ses jours et que Buffy lui expose ses gros problèmes d'ado croyant qu'il voulait abattre les lycéens. C'est un peu ça, l'être et le paraître. Ce film est encore d'actualité, oui, on ne verra pas de réseau social, d'internet ou de téléphone portable, mais j'ose croire que la jeunesse actuelle possède les mêmes soucis que ce Breakfast Club, essentiellement américains (être le meilleur notamment). Si le rythme est assez mou, l'écriture et la façon dont on découvre les personnalités sont brillantes, les acteurs sont convaincants, et le spectateur que nous sommes partage les émotions. Ainsi le groupe commence à se souder au moment où Bender est retiré du groupe et que ce dernier s'évade, planqué par ceux qui deviendront ses futurs amis sous une table. Le plus intéressant reste cette question de Brian, vers la fin "et lundi ? On continuera comme si de rien n'était ? Nous ne serons plus amis ?", où chacun s'interroge sur ce qu'il va faire le surlendemain. Mais je vous laisse le plaisir de découvrir tout cela en profondeur.

Le film débute de façon tranquille, et n'accélérera jamais. Un rythme qui manqua de peu de me faire lâcher le film, sauf que l'écriture, les dialogues et les personnages sont tellement forts, intrigants et intéressants, que je suis resté, sans jamais le regretter. Breakfast Club est en fait un film sur les ados, avant tout pour les ados, mais que tout le monde peut voir, même si un enfant de 12 ans ne comprendra pas tout, sorte d'anti American Pie, pas anti, mais plus sérieux que la comédie qui sortira beaucoup plus tard, il n'en demeure pas moins captivant, et à voir, je comprends son côté culte. Minimaliste mais efficace, voire même réaliste en fait, j'ai adoré ce film.

@+

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