Hollow Man

Publié le par Twinsunnien

Le DVD.

Le DVD.

Si je ne dis pas de bêtises, voilà la premier film de Paul "le Hollandais violent" Verhoeven que je chronique, pourtant certains de ses films sont cultes, Starship Troopers ou RoboCop, et c'est avec le mal aimé Hollow Man que je débute. Je n'avais pas vu ce film de 2000, reprenant le principe de l'homme invisible si vous préférez, mais avec le côté mauvais de l'idée. Kevin Bacon incarne le docteur Caine, arrogant et imbus de lui même, il se prend pour Dieu et, avec son équipe, a facilement trouvé le moyen de rendre un être vivant invisible. L'armée américaine lui ayant demandé de bosser sur la chose il y a trois ans au moment où l'on prend l'histoire, il ne lui manque plus qu'à trouver le moyen de rendre visible les sujets, les animaux, qui commencent à souffrir de ne pouvoir se voir, développants une agressivité que l'on constate avec la guenon aussi au début du film. Seulement, un soir, une nuit plutôt, le doc va trouver la molécule, ou je ne sais pas quoi, ultime, le truc qui va marcher, chose qui sera testée le jour même sur la pauvre cobaye. Alors que l'opération réussie, non sans difficulté, Caine décide de ne pas révéler immédiatement le succès de ses recherches, il est tellement arrogant qu'il veut tester le processus sur lui-même. Regardons la bande annonce en VF d'un film que j'ai vu en VOSTFr.

Vidéo de Sebastien Rey.

Je me rappelle d'une série l'homme invisible, où le héros ressemblait plus à une momie perverse qu'autre chose. En effet, entre les bandelettes sur la tête, le chapeau, les lunettes de soleil, et l'imperméable des exhibitionnistes, ça fait penser à une momie qui aime montrer son kiki non ? En vérité, je n'ai aucun souvenir de cette série, juste du héros, c'est tout. Mais je sais que l'homme invisible en série faisait le bien, je sais, en fait je n'en sais rien, oh puis zut. Ici, Verhoeven oblige, c'est une partie sombre de l'Homme que nous allons voir. Donner un tel pouvoir à un homme aussi arrogant que Caine peut poser des problèmes. On sait que ça va partir en sucette à un moment, et effectivement, ça part en survival sanglant dans la dernière partie, d'où le fait que le film est interdit au moins de 12 ans.

On commence avec la découverte de Caine, on devine qu'ils ont trouvé facilement comment rendre invisible des êtres vivants, et que la découverte pour retourner le processus est une avancée majeure, tous sont contents tout plein quand ça fonctionne, malgré des petits soucis. Là on est bluffé par les effets spéciaux, comment on découvre au fur et à mesure les organes de la guenon, spectaculaire, et sacré cour d'anatomie. Le docteur Caine décide contre l'avis de ses collaborateurs de ne pas révéler cette découverte afin d'être le premier à tester sur lui cette invisibilité. Manque de bol, le processus inverse ne fonctionnera pas (jamais même), et ça commence à le rendre fou. En parallèle on constate que son ex est avec un de ses collaborateurs, et c'est un joyeux désordre. Le plus intéressant sont les effets impressionnants une fois de plus, avec une intégration hallucinante de réalisme de l'homme invisible, à l'aide d'un costume vert, et ceci en 2000, waouh, ça claque je trouve.

Ce sont surtout les possibilités offertes au docteur qui seront intéressantes à voir donc, pas forcément légales. Ainsi, depuis le temps qu'il veut mater sa voisine à oilpé, jouée par Rhona "miss mokkori" Mitra, on ne saura jamais si il l'a violée ou non, il se vantera juste de l'avoir effrayée (et d'offrir aux (télé)spectateurs un joli plan boobs). Devant l'incapacité de son équipe de trouver un remède, un truc lui rendant sa visibilité, il commence à s'énerver, et ce sera pire quand il décidera d'aller voir qui couche avec son ex. Ce sera l'explosion quand il verra que c'est avec un de ses collaborateur. Dès lors il va tout faire pour rester invisible et ainsi, ainsi, euh, quoi faire ? C'est débile. Bon, on ne pige pas bien les intentions du personnage principal, ou alors je n'ai pas fait attention, mais franchement il est près à buter la meuf qu'il aime, histoire d'être tranquille et de pouvoir se vider les couilles sur des bombasses (de façon illégale) et je ne sais quoi d'autre, voler, tuer, bref, faire régner l'anarchie. Non, j'imagine, mais purée, on ne pige pas pourquoi il décide d'un coup de faire ça. Oui, peut-être pour éviter qu'un mec se tape sa meuf, je ne sais pas, par jalousie. Mmmmoui.

Enfin, le plus important et qu'après une introduction scientifique, un milieu montrant le basculement vers un côté sombre du personnage principal, c'est surtout le dernier passage, l'arc horreur, qui est le plus intense, d'ailleurs c'est le passage où ça saigne bien. Dans le laboratoire, le professeur a décidé d'éradiquer tous ses collaborateurs, comment lutter contre un être invisible ? Passons le côté ridicule des lunettes thermiques qui donnent aux personnages un look hilarant, je trouve du moins, et attardons nous sur les méthodes employées pour savoir où est Caine, entre les poches de sang étalées au sol, l'utilisation d'extincteur, ou carrément l'arrosage automatique, quoi ? Pas arrosage automatique ? Ah, le truc contre les incendies, oui, si vous voulez. Il y aussi ce côté slasher, un monstre voulant buter tout le monde, strangulation, utilisation d'une chambre froide, d'un pied de biche, tous les moyens sont bons. Le coup de l'ascenseur est un peu fort de café, c'est vrai, mais pendant la vision du film on ne s'en rend pas trop compte, c'est qu'après l'avoir vu que je me suis dit "quand même, c'est abusé". Ceci dit, la dernière demi heure (ou les dernières 40 minutes, je ne sais plus trop) reste le passage le plus jouissif de ce film.

Pendant 1h48, on constate 3 arcs majeurs, la recherche classique, le film scientifique en gros, avec les personnages qui se posent, puis Caine qui expérimente sur lui, et commence à virer dans la folie, tout en ignorant si il viole sa voisine ou non, par contre le fait qu'il tue un chien cobaye prouve qu'il a sombré dans la folie, juste avant le dernier arc, l'horreur et la lutte, faisant penser à Alien de Ridley Scott aussi, le passage le plus plaisant du film. Que dire aussi de Kevin Bacon, qui s'est impliqué, portant le costume vert ridicule même si il pouvait avoir une doublure, ça se ressent sur l'écran je trouve. Si la fin est tendue et sympa, ce sont surtout les effets spéciaux qui déchirent, ils impressionnent, et même avec cette force technique, Verhoeven n'oublie pas ses personnages pour autant. Oui, bon, quand le mec est blessé et arrive à monter à l'échelle quand même c'est abusé, mais je vous ai dit que l'ascenseur était une scène abusée de toute façon. J'ai bien aimé ce film, qui pourtant ne mérite pas un autre visionnage, à voir une fois, en plus il doit souvent passer à la télé je pense, qu'une fois, mais à voir quand même.

@+

Publié dans Cinéma

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