Kingsman : Services secrets

Publié le par Twinsunnien

Le BluRay.

Le BluRay.

J'ai mis du temps à me décider à voir ce film de Mathew Vaughn (Kick Ass, X-Men : Le commencement), le film étant sorti en 2015, le pire étant que je l'ai depuis un sacré moment, j'avais adoré la vraie fausse parodie des films de super héros inspirée par le comic book du même nom, pour X-Men, je crois me souvenir qu'il était bien, mais je ne sais plus trop. Pire, je constate que le réalisateur connais bien Guy Ritchie, ce qui explique cette façon de réaliser impressionnante. J'aime donc bien ce réalisateur, et quand un réa que j'aime bien s'attaque à un film d'espion, ne cessant de citer les bons vieux films d'espionnage, en sachant que je n'aime pas trop ce genre (je n'aime les James Bond que depuis Daniel Craig), bah j'étais curieux de voir le résultat. Oui, la bande annonce qui suit est alléchante, mais j'ai appris à me méfier des belles bande-annonces, oh, mais regardons la et on en reparle.

Vidéo de 20th Century Fox France.

Pour cause d'introduction loupée, j'ai écourté celle ci. Après une introduction sur fond de Money for nothing de Dire Straits, intro bizarre, mais à la rythmique maitrisée faisant un petit effet sympa, seules les lettres s'affichant ne fonctionnent pas j'estime, ça sonne faux en vérité, mais on sent le côté comique du film dès le début. On découvre qu'un membre fraichement arrivé va se sacrifier pour sauver des agents secrets aux noms très proche de la légende d'Arthur, en fait ce sont leurs noms de code, mais nous le découvrons après.

Dès lors on va voir un petit passage, avec la visite à la veuve, et on fera un bond dans le futur (qui rejoint notre époque donc), ici on voit Mark Hamill, carrément, euh, le professeur Arnold pardon, qui se fait enlever par des méchants, puis sauver par un agent secret, avant que celui ci ne se face découper par une handicapée.... bon, sur le papier ça ne fonctionne pas, mais en image ça poutre je trouve, on pige mal les tenants et aboutissants, mais la suite nous éclairera, cette scène se clôt par l'introduction du grand méchant, Richmond Valentine, joué par Samuel L. Jackson, le mec vomit quand il voit du sang et de la violence, ce qui n'est pas pratique pour un pas gentil. Pire, il zozote, sossote plutôt, et ce sont ses 2 points faibles donc, car il est riche et a un plan pour sauver la planète, le plan bien pourri, mais tout ceci on ne l'apprend que plus tard dans le film.

Car maintenant on retrouve le fils de celui s'étant sacrifié au début, très doué, il préfère glander et se retrouve souvent à faire des mauvais coups. Ainsi c'est un mec avec qui il s'embrouille souvent auquel il pique sa caisse, qui donne une course poursuite surprenante dans les rues de la ville britannique (j'ai honte, mais je crois bien que c'est Londres, je ne me souviens plus trop). Impressionnante la scène. Et c'est alors qu'il est vraiment dans la merde qu'il décide de composer le numéro inscrit au dos du cadeau de Harry Hart (l'agent étant aller le voir lorsque son papa est mort, merde, c'est pas hyper compliqué, mais sous ma plume ça l'est...). Une place s'étant libéré dans l'organisation d'agent secret Kingsman, chaque membre doit présenter une future recrue. Hart (alias Galahad) choisira Eggsy donc, même si il n'est pas issu de la haute société britannique, le jeune homme possède le talent, du moins c'est ce que croit Galahad.

Là le film passe en mode, comment dire, épreuve pour être l'élu. Sorte de camp d'entrainement visant à jauger les candidats. J'ai pensé un peu au début de Men in black, avec les épreuves, sauf que là c'est un peu plus long. La toute première étape d'ailleurs fait penser à Hunger Games, décidément, et je vous assure que les films auxquels j'ai pensé sont nombreux. Comment ne pas voir Chloe Grace Moretz sous les traits de Roxy, j'ai même cru que c'était elle, mais non. Donc, là, le film s'attarde sur l'épreuve pour savoir qui gagne, avec une épreuve finale d'une cruauté... et le pire c'est que pendant ce temps, en fil rouge, on découvre le plan de Valentine, avec un Galahad rencontrant le méchant, nous offrant un repas, euh, typiquement américain.

Je ne vous cache pas qu'entre la faiblesse du méchant et son interprète, je ne cesse de penser à Incassable, j'ignore si c'est volontaire, mais c'est ainsi que je le ressent. Ensuite, bah je vous laisse le soin de découvrir le reste, la scène de l'église est d'une violence, qui pourtant n'est rien face à la scène suivante, c'est très difficile à voir venir, surtout que l'on espèrera (je spoil un peu) en vain le retour de ce personnage. L'église est donc d'une violence inouïe, avec une mise en scène brillante, me rappelant les passage "Excalibur" du dernier film de Guy Ritchie (Le roi Arthur : La légende d'Excalibur). La plupart des scènes d'action font penser à un moment ou à un autre à Kick Ass du même réalisateur que ce Kingsman. Avec toujours un fond musical qui épouse à la perfection les images. Niveau images chocs, il y a aussi la fin, avec le feu d'artifice, cette fois ci j'ai vu, j'ignore pourquoi, le jeu vidéo The last of us, le côté tête, je pense. Toujours avec une musique s'alliant parfaitement à ce que l'on voit.

Bwaaaaaa, le mec se prend pour un lapin crétin, mais j'avais plein de choses à dire, et là je ne sais plus quoi dire, du coup je me retrouve à conclure alors que je sens que je ne vous ai pas passé mon enthousiasme, excellent film, à voir, les scènes d'action sont efficaces, la mise en scène est originale, surprenante si l'on ne connait pas le réalisateur. Le scénario est à la fois parodique et hommage, c'est entre les deux, aux films d'espionnages, entre les citations façon Quentin Tarantino exposant sa cinéphilie à tout va à travers ses personnages, les dialogues entre Hart et Valentine sont blindés de cette connaissance, à l'humour britannique à la façon de Guy Ritchie je trouve. Personnellement je regrette un méchant trop, trop, trop quoi. Genre il est cool, porte une casquette, a un cheveu sur la langue, a un gros défaut, un plan immense et machiavélique, je trouve que ce personnage est beaucoup trop cliché on va dire, mis à part ça, le film est efficace, divertit à souhait, j'ai adoré. Mieux, une suite sortira bientôt au cinéma et j'ai hâte de la voir. Les 2h09 passent vite, très vite, et Matthew Vaughn est très fort quand il s'agit d'allier musique et image je trouve, créant une corrélation amplifiant l'émotion. Un film à voir et à posséder même.

@+

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