Until Dawn

Publié le par Twinsunnien

Le jeu.

Le jeu.

Le jeu dit narratif possède moult version, le genre David Cage (Beyond two souls ou Heavy Rain), Telltale games (The Walking Dead saison 1, 2 ou 3), façon point & click aussi, et dans ce genre de jeu, le récit prend le dessus sur le gameplay, même si David Cage ne cesse d'être enthousiaste sur son gameplay "on fait le geste en vrai", oui, bon, on peut parlementer sur le monsieur longtemps, et j'en reparlerai quand je ferai ses jeux, pour le moment, attardons nous sur un jeu narratif, sorte de film interactif si vous préférez, Until Dawn, et les fans de film d'horreur aimeront, ou non, en fait ça dépend du genre d'horreur que l'on aime. Ici, c'est un teenager movie, avec des jeunes gens tout beau, qui vont vivre une nuit d'horreur avant l'aube salvatrice (d'où le nom "jusqu'à l'aube"). Le jeu est sorti en 2015, exclusivité PS4, euh, je vérifie, oui, c'est bon, je ne commets pas la même boulette qu'avec Firewatch, ouf. Développé par Supermassive Games et édité par Sony, on va aussi parler du cast, car oui, comme ça se rapproche d'un film, il y a une équipe d'acteur. Ainsi nous voyons Hayden Panettiere, Peter Stormare ou Rami Malek (connu pour son rôle dans la série Mr. Robot), c'est pas mal du tout. Et en plus il y a une animation poussée, entre les expressions faciales, ou même les mouvements, ça bluffe j'avoue. Ah, mais attendez, je vais vous conter une partie de l'histoire après un petit trailer. Ah, et j'ai fait ce film en VOSTFr, mais on peut y jouer en VF.

Vidéo de PlayStation.

Commençons par l'histoire, une bande d'amis va à la montagne lors des vacances de février, dans le chalet des parents de 3 d'entre eux. Seulement une blague de merde va plutôt mal tourner, en effet, ces cons d'ados ne trouve pas mieux que de faire croire à Hannah que Mike (le sportif beau gosse) veut la ken, seulement c'est pour se foutre de sa pogne, pour la filmer et faire des views sur YouTube. Hyper déçue, Hannah part dans la montagne, pour aller chouiner, sa sœur n'hésite pas, Beth se lance à sa poursuite afin de la réconforter. Elles ne reviendront jamais de leur escapade nocturne. Durant laquelle nous incarnons Beth. Histoire d'apprendre les commandes, les choix, les trucs à voir, à trouver. La fin est inéluctable, on ne peut sauver personne, ce qui ne sera pas le cas, quand, 1 an après le tragique évènement (en fait tout le monde ignore ce que sont devenues les sœurs, juste qu'elles ont disparu), Josh, le frère de Hannah et Beth (et fils du propriétaire du chalet perdu dans les montagnes), décide de réunir tout le monde, et ce ne sont pas moins de 8 ados qui vont se retrouver dans le chalet, en plein hiver, histoire de soutenir Joshua. Putain la vidéo de ce dernier pour inviter ses amis, c'est une blague ou bien ? Enfin, donc tout ce petit monde va là bas, et forcément, ça va mal tourner.

Allez, chiche, je ne vous révèle rien de plus, car le jeu va mélanger quelques films d'horreur, le slasher, le film de possession, et le film façon Saw, surtout au moment où l'horreur intervient, avec le choix qui n'est pas un choix en fait. Allez, je spoil, une des rares fois promis, c'est d'ailleurs à partir de cette scène que le jeu se lance enfin, après 2 heures, pas trop tôt. On se retrouve avec Chris, un puceau qui veut ken, ou sortir avec, Ashley, seulement il se retrouve avec comme dilemme de choisir qui va mourir sous la scie circulaire, Joshua, le frère ayant perdu ses sœurs, ou Ashley, l'amour de sa vie, là, que l'on choisisse l'un ou l'autre c'est Joshua qui y passe, comment je le sais en y ayant joué qu'une fois ? Grâce au twist tout pourri vers la fin du film, jeu pardon. Voilà, c'est le seul spoil de cette chronique, promis. Surtout que le début est chiant. L'introduction se termine sur la mort de Beth et Hannah, du moins sur la chute des sœurs, on va surtout découvrir les individualités à travers leurs arrivées au chalet. Cette partie est chiante, oui, carrément, on s'emmerde. On découvre les personnages un peu mieux que lors de l'intro, et on voit les affinités, ou au contraire les adversités. Jessica se tape Mike, qui est l'ex de Em, putain, les feux de l'amour le truc, c'est chiant, en plus, au début du moins, on déteste Mike, Em et Jess, on s'en branle de ces personnages, et on ne rêve que d'une chose, les voir souffrir sous la machette du psychopathe du mec que l'on voit de dos au début. Seulement, mon avis a changé sur eux, j'ai réussi à m'attacher à Mike, faisant du sportif beau gosse un homme courageux, s'élançant à la rescousse de Jessica. Mais vous pouvez en faire un gros bâtard aussi, du moins je pense, je ne sais pas, je spécule. Merde, je cause beaucoup, parlons du gameplay alors.

Menu et début du jeu.Menu et début du jeu.
Menu et début du jeu.Menu et début du jeu.

Menu et début du jeu.

Risquant de vous révéler des trucs pas cool, voyons voir le jeu à proprement parler. On se retrouve à diriger les personnages en fonction de la ligne scénaristique, on ne "switch" pas entre eux, c'est le jeu, ou du moins le scénario, qui décide qui vous dirigez. Tout le monde y passe. On va se retrouver avec la belle blonde, le sportif, le black, qui dans mon histoire est le premier à mourir, putain, on va me prendre pour un gros raciste, mais d'un côté mon aventure rejoint les films d'horreur des années 80, l'afro américain meurt le premier, c'est honteux, et le pire étant que je n'ai pas compris pourquoi, mais passons. Il y a aussi la garce, la normale, la pas sûre d'elle, le geek, enfin, on fait le tour de tous. Il y a des scènes d'exploration, où vous êtes libre, enfin libre, libre d'évoluer dans un couloir, un peu comme Final Fantasy XIII si vous préférez. On peut aller hors sentier, mais pas trop. Pour FFXIII je suis méchant, à un moment on se retrouve enfin libre, ce ne sera jamais le cas pour Until Dawn. On peut trouver des indices, des totems qui avertiront de danger, ou de futures morts. Sauf le côté collectionnite, les totems ne servent à rien, vu que la vidéo que l'on voit est trop courte pour aider à faire le bon choix (et ce n'est pas Leslie qui me contredira), la plus importante sera la recherche des documents, entre l'asile, le truc des possédés, l'aspect cinématographique aussi, d'ailleurs, petit aparté, a un moment on dirige Sam (Hayden Panettiere) qui sort du bain, sortez les mains de vos pantalons, on ne voit rien, et là on dirige ce personnage, jusqu'à trouver une salle de cinéma privée, où sera projeté un film où l'on voit Sam sortir du bain avec le même cadrage que lorsque l'on a joué la scène, impossible que la jeune femme n'ait pas vu le mec avec sa caméra ? Et bien si, elle n'a rien vu la meuf, un peu conne. Bon, c'est un petit défaut, mais ça m'a fait dire "en fait ils sont tous en train de concevoir un film", bon, le twist vous montrera que je n'ai pas totalement tort, argh, j'ai failli divulgâcher... pardon.

Merde, le gameplay, pardon, on récupère des documents donc, nous plongeant dans l'histoire, assez sombre, des mineurs en 1954 ou 1952 plutôt, un asile dans les montagnes, des mines glauques, waouh, les lieux mettent dans l'ambiance. Par moment vous aurez des choix à faire, et ceci provoquera l'effet papillon, que je vous laisse découvrir, je raconterai mal. Sachez qu'il subsiste plusieurs branches, plusieurs fins, plusieurs façon de jouer. Si on sent que certains choix sont factices (mon premier spoil, on bute Ashley ou Josh ?), d'autres ont un vrai impact sur le déroulement de l'histoire, ainsi j'ai vu des images de Jess et Matt dans les mines, or Matt est mort rapidement dans mon histoire et je me suis retrouvé avec Jess seule (et on peut voir Jess mourir tôt aussi, un totem m'a révélé ça, comme quoi ils peuvent servir). Dernier point du gameplay, les QTE, on doit appuyer sur un bouton dans un temps donné. Inutile, ce procédé permet de ne pas décrocher pendant une phase d'histoire un peu longue. Ah, un QTE utile, le coup de "bouge pas petit con (ou petite conne)", physiquement il ne faut pas bouger la manette, sinon c'est cuit. Et quand tu te caches d'un truc horrible, avec le souffle court, ça fonctionne je trouve.

Parlons de l'ambiance, sonore ou visuelle. Les musiques sont excellentes, dignes de film d'horreur, elles impressionnent, les voix marchent bien aussi, tout comme l'ambiance sonore. Visuellement, bon, ce n'est pas impressionnant sur les plans larges, combien de fois j'ai eu un flou en fond m'empêchant de bien voir les décors, pendant un court instant certes, mais ça sort un peu de l'ambiance je trouve. Par contre, au niveau des personnages, putain, ça poutre, l'animation, les expressions faciales, la vache, ça envoie du lourd, impressionnant, sans les soucis technique de flou on se croit devant un film. Un film long, plus proche de la série. D'ailleurs, à la fin de chaque heure on a droit à un "previously on Until Dawn", et vous aurez 10 épisodes en tout. N'atteignant pas les 10 heures pourtant, mais on atteint facilement les 8 heures si l'on prend son temps comme moi, sans pour autant tout trouver. Merde, j'ai oublié de vous parler du côté horreur. Basée sur les jump scare, ces moments qui provoquent une peur rapide mais jouissive. On les voit venir et ils fonctionnent ces cons, surtout avec un bon son et en y jouant dans le noir. Bon, à la fin de chaque épisode on débloque une vidéo "making of" du jeu, et a un moment on voit des testeurs qui se chient dessus, j'ai trouvé ça bizarre, car ce n'étaient pas les moments les plus effrayants, et les joueurs étaient un peu trop réactifs à mon goût. Il y a pourtant des moments intenses, flippants, que je kiffe.

Status des personnages, documents, et une fuite macabre.Status des personnages, documents, et une fuite macabre.
Status des personnages, documents, et une fuite macabre.Status des personnages, documents, et une fuite macabre.

Status des personnages, documents, et une fuite macabre.

Mwahahaha, je n'ai même pas parlé du psy qui vous pose des questions sur vos peurs ayant une influence sur la suite du jeu (le coup de l'épouvantail), et on nous révélera l'identité du personnage ayant droit a des séances de psychanalyse étonnantes. Et bien pour moi ce fût une immense surprise. Oubliez les 2 premières heures, oubliez les personnages clichés, que l'on rêve de voir mourir au début, oubliez la présence un peu trop visible de la poussière, oui, ça m'a dérangé un peu cette poussière trop visible. Et prenez du plaisir, oui, même si l'on est plus spectateur qu'acteur, la montée progressive du récit dans l'horreur, avec finalement des choix qui influent sur la continuation du film, jeu, via l'effet papillon, ce qui m'a le plus surpris c'est d'arriver à m'attacher à Mike et Jess, détestables au début, j'ai fait de Mike un mec courageux, et Jess force le respect ayant survécu aux mines seule. Mais tout ceci peut changer en fonction de la façon dont vous faites évoluer les personnages (que l'on voit avec le menu prévu à cet effet), en fait c'est ultra plaisant, pas très drôle, mais ce jeu possède une belle ambiance de film d'horreur des années 80, avec tous les codes, même le twist pourri avant la fin, le truc amérindien, merde, j'ai spoilé, pardon. Si vous aimez les films d'horreur, oui, oui ouiiiiiiiii, c'est un gros kiffe, si l'on oublie les 2 premières heures lourdes et chiantes, on se retrouve vite devant une enquête à faire en réunissant les indices (je vous conseille d'explorer plus que de tracer), des décors variants, avec une belle photographie bien sombre. J'ai regretté d'avoir raté ma fin, allant trop vite en vérité. Du coup j'ai envie de recommencer mais je sens que le jeu possède une replay value assez faible, nous montrant certainement les grosses ficelles du scénario, mais dans un ou deux ans pourquoi pas. Ah, et dernier point, ceci est un jeu qui, je pense, est aussi agréable à regarder qu'à jouer. Je n'ai jamais pigé l'essor de Twitch et autre chaîne de gaming, et bien avec ce jeu je constate que oui, je comprends que l'on puisse être spectateur et aimer ça. J'ai adoré et vous le conseille chaudement.

@+

Les séquences avec le psy et les choix à faire, puis le truc cliché de tout film d'horreur avec ado, le sexe ou non.Les séquences avec le psy et les choix à faire, puis le truc cliché de tout film d'horreur avec ado, le sexe ou non.
Les séquences avec le psy et les choix à faire, puis le truc cliché de tout film d'horreur avec ado, le sexe ou non.Les séquences avec le psy et les choix à faire, puis le truc cliché de tout film d'horreur avec ado, le sexe ou non.

Les séquences avec le psy et les choix à faire, puis le truc cliché de tout film d'horreur avec ado, le sexe ou non.

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