Wonder Woman

Publié le par Twinsunnien

Image de www.allocine.fr.

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Après un passage éblouissant dans Batman v Superman, Wonder Woman voit son propre film débarquer dans les salles obscures début juin 2017. Réalisé par une femme, Patty Jenkins, la réalisatrice de Monster, film que je n'ai pas vu mais qui a permis à une Charlize Theron méconnaissable d'obtenir un Oscar, pourquoi j'insiste sur ce point, car c'est une première, sauf erreur de ma part, qu'une femme réalise un gros film de super héros, Marvel, DC confondus. Bon, après ce qu'on a pu lire comme quoi le film était féministe ou je ne sais quoi d'autre, bah non en fait, du blabla pour rien. Donc après être arrivée d'on ne sais où dans le film précédent, on va nous conter l'histoire de cette merveilleuse femme. Tout débute de nos jours à Paris, scène inutile (idem pour la fin), mais ce n'est pas grave, Bruce Wayne envoie très ancienne photographie (qui est encore sur du verre, preuve qu'elle date), et c'est un prétexte pour ressasser le passé de Diana. Gal Gadot reprend le rôle, et il n'y a rien à redire sur ce choix, l'actrice est magnifique et interprète avec brio la candeur et le côté battante de l'héroïne, fille de Hippolyte qui l'a sculptée dans de la glaise auquel Zeus donna la vie, voilà Diana. Car oui, en fait on nous explique le monde des Dieux, de Zeus, Arès, les Amazones tout ça, c'est prenant, bien mené, le coup des peintures qui se meuvent est somptueux et fait le rapport avec le fait que Diana bosse au Louvre. Après l'explication de ce mythe, on suit l'évolution de la future Wonder Woman, jusqu'à ce qu'un jour, après avoir été entraînée par sa tata Antiope (guerrière hyper balèze), un homme débarque sur cette île cachée du monde extérieur, un homme, du jamais vu sur hétalsjfjsk je sais plus le nom de l'île. Seulement, Steve Trevor, un espion américain, n'est pas seul, des méchants allemands l'ont suivi, bim, alors que nous avions vu des belles scènes de baston, mais gentillettes car c'était l'entraînement de Diana, là c'est une vraie bataille, violente, qui s'engage. Entendant parler de la guerre (le Grande Guerre, la première guerre mondiale donc), Diana est persuadée que Arès est derrière ça, et comme seules les Amazones sont capables de le vaincre, elle décide de partir et d'aider Trevor, elle découvrira ainsi le monde extérieur. Mais petite vidéo.

Vidéo de Warner Bros. France.

Pas de panique, je ne vais pas tout révéler. Voici clairement le film du DC universe le plus réussi, pas compliqué oui, mais j'avais aimé Batman v Superman, et se concentrer sur le personnage de Diana, c'est sympa, surtout que la femme transpirait la classe dans le film qui voyait les deux héros se mettre sur la gueule. Niveau scénario, ça se tient à peu près, on découvre la mythologie des Amazones, de Arès, et on place l'histoire dans notre monde, point de Metropolis ou Gotham City ici, notre héroïne est à Paris, et elle a vécu la première guerre mondiale. Je trouve aussi que l'humour fonctionne, même si la tension sexuelle est ridicule, genre on voit Chris Pine la pine à l'air (je me devais de faire cette blague) et ça pose des questions sur la normalité (je suis meilleur que la normale), et la question sur à quoi sert cette petite chose, euh, ah, la montre, lolilol, putaing là c'est nul à chier, oui, passage gênant, tout comme le fait qu'elle découvre l'amour, bon, on ignore si il y a eu coup de rein ou non, mais ceci est prévisible, ce n'est pas vraiment un spoil du coup.

Ce que j'adore, c'est ce côté à la fois naïf, et fort du personnage, déterminé en fait. Il n'y a qu'à la voir ne pas comprendre comment les femmes peuvent se battre avec des robes, ou alors voir ses réactions quand Trevor la déçoit devant ses chefs, c'est du régal, Gal Gadot est juste parfaite, exquise, et encore mieux quand elle gueulera et insultera les soit disant chefs qui sont des lâches, ah mais non, j'adore ce personnage qui n'hésite pas à donner son avis, et ceci en étant une femme en 1918, n'oubliez pas que les femmes n'ont pas le droit de vote à cet époque, et que la présence d'une femme dans un conseil de l'armée est une injure aux hommes de pouvoir, encore plus drôle et ironique quand on connait le flegme et le respect des britannique pour, comment on dit, disons qu'ils sont très cons dans le respect des règles, vous voyez ce que je veux dire je pense.

Mais c'est encore plus puissant, plus fort, quand elle décide que non, le village de Veld ou Vled, je sais plus, ne doit pas rester soumis à l'occupant allemand, putain, la puissance de la scène, ça file des frissons je vous assure. Oui, le côté "j'utilise beaucoup de ralentis" peut être énervant, cherchant un peu trop à impressionner, mais ça passe je trouve. Oh, le coup du clocher, je ne m'en remets pas. Bon, j'ai vite parlé du scénario, mais pourtant il est malin dans le sens où l'Humanité peut être mauvaise, comme quand le Chef explique pourquoi il savoure la liberté en Europe, car le peuple américain l'a viré, avec une Diana qui découvre ceci avec une naïveté déconcertante.

Les scènes d'action fonctionnent, impressionnent même, et là nous arrivons au défaut du film, sa dernière demi heure, avec, merde, je dois pas spoiler, bah ça part en sucette, on voit tout venir très vite (j'ai vite deviné qui serait le vrai méchant, il a une tronche qui ne me revenait pas), on part dans le spectaculaire et dans l'ultra fantastique, ceci est dommage je trouve, surtout que jusque là l'équilibre émotion, humour et action était impeccable, mais la fin part en couille, voilà, je n'ai pas d'autres mots, pire, on la voit venir mais à fond, puis le coup de la force donnée à Diana, façon reversement à la con comme pour Le cinquième élément, décevant. Ah, sinon, c'est avec une immense joie, un immense plaisir, que j'ai retrouvé Saïd Taghmaoui, depuis le temps que je ne l'avais pas vu au cinéma, dommage que son rôle ne soit que secondaire, mais quel plaisir de revoir cette acteur. Je savais qu'il menait une carrière aux USA, mais je l'avais un peu perdu de vue.

Que puis-je dire de plus, j'écris trop à chaud cette chronique pour bien analyser le truc, mais je n'ai pas constaté que le film dure 2h20, c'est passé à une vitesse, je ne me suis pas ennuyé un seul moment. Bon, il y a des interrogations levées sur la guerre, sur l'Humanité trop conne au point de s'entretuer elle même, allez, on peut y voir un message féministe, même si le message passe de façon très pudique et drôle. Je ne me remets pas du côté naïf de l'héroïne, qui est émouvante pour le coup, et Gal Gadot de s'offusquer, de s'énerver, d'hésiter à aider les humains, elle est impressionnante. Le seul gros défaut du film est son final, convenu, trop spectaculaire, et par moment ridicule, dommage de finir sur cette impression car c'était très bon jusque là. En tout cas j'ai adoré, je vous le conseille chaudement, rien que pour le personnage de Wonder Woman, exceptionnel. Puis ça va, la réalisation est bonne, le cast s'en tire bien (voire excellemment bien pour Gal Gadot), on fermera les yeux sur la fin (puis je ne comprends pas l'image finale, mais bon....). Ah, je ne sais pas si il y a une scène post générique, je n'ai pas voulu attendre en fait. Un film à voir. Ceci dit, je vous laisse avec un montage rigolo entre des images de la série des années 70 avec Linda Carter (ma jeunesse <3) et le son de la bande annonce originale.

@+

Le ticket.

Le ticket.

Vidéo de HaphazardStuff.

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