La planète des singes : Les origines

Publié le par Twinsunnien

Image de www.allocine.fr.

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C'est alors que j'avais adoré la tentative de Burton de rebooter la saga en 2001 que... hein ? Oui, j'ai aimé le film de 2001 *aïe*, mais putain, ça va pas non ? J'avais bien aimé Estella Warren aussi *aïe*, non, non, là pétard lâchez ces pierres immédiatement, ce n'est point drôle. En plus Tim Roth y joue un singe convaincant mais *aïeuh* quoi, vous avez beaucoup de pierres comme ça ? C'est fou. À l'époque j'avais bien aimé mais aujourd'hui je ne sais pas si je percevrai la pauvreté du film ou non, c'est dingue, j'ai le droit d'avoir des goûts de merde bordel *aïe*... c'était la dernière pour la route j'espère ? Punaise, avec votre violence, j'ai perdu le fil, donc, je connais l'univers de la planète des singes surtout à travers la série télé, assez ancienne, mais aussi l'image culte de la fin du premier film, la statue de la liberté ensablée sur une Terre que les singes ont conquis. J'ai profité d'un joli coffret DVD pour me prendre une (fausse) intégrale, les 7 films étant sortis entre 1968 et 2011 sont là, pas L'affrontement qui viendra plus tard, et encore moins Suprématie qui, si je me démerde bien, sera chroniqué vers 18h00 aujourd'hui (vous le voyez venir le triptyque remake de La planète des singes ou vous êtes trop occupé à ramasser des cailloux ? ). Il faut dire que l'échec commercial et critique de la première tentative de reboot avait refroidit la 20th, au point d'attendre 10 ans quand même. Mais parfois, il faut savoir attendre, ne pas ken de suite cette belle femme, ne pas manger ce morceau de tarte au citron, ne pas vider sa bière dans son estomac trop rapidement. Oui, la beaufitude m'envahit, la faute à vos pierres, ça fait mal. Euh, en 2011 c'est décidé, La planète des singes sera lancée, pour être une franchise, et c'est Rupert Wyatt qui réalise. Même si en fait ce sont surtout les effets spéciaux et la superbe mocap de Andy Serkis (Gollum dans les films Le seigneur des anneaux et Le Hobbit), l'acteur va donner vie à une image de synthèse quasi parfaite, il va insuffler des émotions à César, le super héros des singes, mais regardons la bande annonce avant.

Vidéo de 20th Century Fox France.

L'histoire peut prendre place en même temps que le film de 1968, on voit d'ailleurs la fameuse mission partir pour la planète Mars, et ce film va nous permettre de comprendre d'où vient le virus 113 (ou 112), et comment les singes sont devenus intelligents. Tout débute de façon gentille, un laboratoire cherche des remèdes contre les maladies, le chef ne rêve que de faire du pognon, mais c'est normal, c'est un connard d'humain, et on suit ainsi le professeur Will Rodman (non, ce n'est pas le frère de Dennis Rodman, putain c'est moins qui vais vous balancer votre caillasse à la gueule je vous dis ! ) cherche un vaccin contre Alzheimer, et il développe un sérum que l'on teste sur des pauvres chimpanzés, une d'entre eux (j'ignore si ça se dit) montrera de grosse évolution cognitive, là j'emploie un mot intelligent sans être sûr qu'il corresponde. En gros elle devient intelligente (j'aurai bien besoin de ce produit moi), le problème c'est que le jour de la présentation au conseil d'administration (pour avoir de la thune) ça ne se déroule pas comme le rouleau de PQ que vous faites tomber, nope, la singe devient agressive et fait tout capoter. Résultat, les hommes étant des grosses merdes, on zigouille tout. Bravo le veau, et vive la France. Euh pardon, aucun lien. Le programme est donc annulé sur les singes, mais on continue de bosser dessus.

Will va tenter le tout pour le tout, il va essayer de soigner son papa malade avec le 112 (c'est le nom du sérum), encore mieux, il embarque un animal de compagnie, un tout petit chimpanzé, fils de la singe s'étant faite dézinguer de façon horrible (et intelligente, et oui, je ne sais comment se nomme la femelle du chimpanzé). Nommé César, il va très vite montrer des capacités hors norme, même pour un connard de gosse de sale humain. La vache, j'y vais fort sur les insultes, pardon. Alors que toi à son âge tu pisses encore au lit, lui il possède une forte agilité et une intelligence qui rendrait tout le monde jaloux. Encore plus tard il apprendra même le langage des signes, afin de communiquer avec Will. Au fait, si la maman singe était aussi agressive, ce n'était pas à cause du sérum, mais parce qu'elle avait caché sa grossesse, sauf qu'au lieu de mettre son bébé au congélo comme le font ces connards d'humain, elle, elle le protégeait, d'où son agressivité.

Puis en même temps, un jour que César se retrouve blessé, bim, la véto est une bombasse (Freida Pinto, Latika de Slumdog Millionaire <3, ouip, je viens de faire un cœur, non, ce n'est pas une glace, vous êtes lourd !) et forcément elle va finir en couple avec Will. On se croirait dans Garfield mais oublions ce détail. Car dans le ton du film ça passe, et en fait c'est assez mou au début, on joue sur l'émotion, et surtout on se lie avec César, à tel point qu'à la fin nous soutiendrons les singes dans leur combat comme ces sous merdes humaines. La performance capture de Andy Serkis est bluffante (encore plus quand on matte les bonus du DVD), putain de merde, on s'attache à un singe, c'est fou. Bon, à un moment Will dit au patron de Synmachintruc qu'il a testé le 112 sur son papa et que ça marche (oui, j'ai oublié de vous dire que ça marche sur l'homme), résultat, on reprend les tests, et c'est ainsi que sera créée le 113. Sérum qui s'avérera mortel pour l'Homme.

Suite à une rixe avec le connard de voisin (tous les voisins sont des connards de toute façon), César va défendre le papa de Will (qui est joué par l'exceptionnel John Lightow), dont la maladie reprend le dessus. Ceci vaudra à César un passage par une sorte de prison pour singe. C'est là que César va découvrir, après presque 10 ans passé parmi les humains, la façon de vivre de ses congénères, le mâle dominant, la maltraitance par un jeune connard qui s'en branle de son job (et dont on découvrira qu'il est le fils du proprio de cette horrible prison simiesque), et prend du plaisir à maltraiter les singes. C'est donc là que César va découvrir le monde des singes, mais aussi le mauvais côté du monde des humains, comme quoi ce sont tous des connards. Dès lors il va réfléchir (ne rigolez pas c'est vrai en plus) à un plan, un moyen de se sauver mais aussi de sauver les siens. Sachant que le proprio refuse de redonner César à son propriétaire (même si je préfère dire père adoptif), parce que le tribunal n'a pas donné son accord, ou la ville, je ne sais plus, mais on s'en fout, le fait est que César va voler le 113 et rendre les autres singes intelligents. Et ceux jusqu'au final blindé d'action sur le Golden Bridge de San Francisco.

Et encore, je passe outre plein de scène clé, la rencontre avec le singe de cirque, qui lui dira à travers le langage des signes que les singes ne sont pas assez intelligent, ce qui poussera César à voler le 113. Ou alors cette scène primordiale pour la suite de la saga, quand César dit son premier mot. Ceci peut paraître ridicule, mais c'est très bien emmené dans le film, et marque un tournant dans l'évolution des singes. Le début du film joue plus sur l'émotion et l'empathie que l'on peut ressentir pour César, mais aussi Will. Ensuite vient l'incompréhension du monde extérieur pour le chimpanzé, ce qui le mènera dans une sorte de prison le poussant à construire une armée. Si l'on connaît le film de 1968 (même rapidement comme moi), on voit des trucs faciles à placer, déjà le fait que le 113, je spoil, soit mortel pour l'Homme, on comprend que c'est en pensant faire bien que finalement l'humanité a bien scié la branche sur laquelle elle est assise, le générique de fin montre l'évolution mondiale du virus d'ailleurs. Ce qui donnera une Terre déserte quand la mission de Mars reviendra. Tout comme l'explication de l'évolution des singes. César est pourtant un être bon, mais devant l'horreur de l'Homme, il va décider de se rebeller, et si la fin laisse présager d'une coexistence en paix, on sait très bien que ça va partir en couille, rien que le nom du deuxième film "L'affrontement" nous met le puce à l'oreille. Mieux, on verra en bonus dans le DVD une scène ou le singe borgne charge un fusil. Toujours dans les bonus, nous verrons que certains nom ne sont pas là par hasard, ainsi César est décrit dans le film de 1968 (si j'ai bien compris) comme étant le premier singe à mener la révolution. Niveau du scénario ça ne dénature pas les autres films je trouve, même si je dis ça sans les avoir vu.

La musique, la réalisation, le scénario, tout fonctionne, mais c'est bel et bien César (sous les traits numériques d'Andy Serkis) qui explose tout, on s'attache à lui, on a peur pour lui quand il se retrouve dans cette horrible prison, on est trop content quand il arrive à mener la rébellion, bref, on ressent une immense empathie pour le premier singe parlant (et merde je viens de foutre en l'air une belle phrase en disant ça ainsi), et le film est un pur bonheur à voir. Entre la Science fiction, le film catastrophe, la comédie dramatique, l'action, et surtout l'anticipation, beaucoup de styles sont mélangés, et bien mélangés. J'ai adoré ce film, même dans sa partie molle du début, putain j'ai même pleuré quand un certain singe se sacrifie à la fin, merde, j'ai pleuré pour un singe, c'est dire comment le film est brillant, impliquant le (télé)spectateur, et surtout posant des bases saines pour ce qui s'annonce comme une sage réussie. On se retrouve à coup sûr à 12h00 pour L'affrontement, et si je déconne pas à 18h00 pour Suprématie. En tous les cas, ce Les origines est un grand film, à voir absolument, j'ai adoré.

@+

Le coffret.

Le coffret.

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