La planète des singes : Suprématie

Publié le par Twinsunnien

Vidéo de www.allocine.fr

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Fin de la trilogie entamée avec Les Origines, Suprématie est donc la suite de L'Affrontement, comme le joli texte introductif nous l'indique, recalant tout bien, d'un coté heureusement que j'ai vu les 2 autres films dans la quinzaine de jours avant celui ci, c'est bien d'avoir en tête tout ceci, car avec une sortie tous les 3 ans, pas évident d'avoir tout à l'esprit quand on entame le final de cette histoire contant ce qu'il s'est passé pendant la mission sur Mars du film de 1968, nous verrons ainsi l'élévation de César, premier singe parlant et qui mènera ses compères, ses semblables, à la révolution contre une humanité décimée par un virus qu'elle a elle-même créé (avec une volonté de vaincre Alzheimer au départ, comme l'explique Origines). L'affrontement se voulant plus action, nous montrera le côté sombre des singes à travers Koba ne rêvant que de vengeance. Ici, c'est bien une question de Suprématie dont il s'agit, et pour la première fois je trouve le titre français correct là où le titre original est un peu fallacieux. Je tâcherai de ne pas vous dévoiler le final, qui surprend, même si on devine la dernière scène alors que la péloche n'a pas débuté. Passons. En rentrant dans la salle j'avais une forte attente, je voulais un mélange correct entre Origines et son émotion, et une dose d'action à la Affrontement, ce qui offrirait un parfait mix, n'en déplaise à David Guetta. Seulement la présence de Matt Reeves derrière la caméra, fait un peu peur, L'affrontement souffrant d'un scénario trop convenu et malgré quelques moments de bravoure (je ne me remets pas du plan de la tourelle du char), le film était un cran en dessous de celui de Ruppert Wyatt. Ce film est sorti le 02 août 2017 et est le plus long de la trilogie, avec 2h20 au compteur, mais promis, ça passe ultra vite, bande annonce pour le premier film de la trilogie que je vois en VF.

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Ne pas spoiler, ne pas spoiler, ne pas spoiler. Euh, impossible, je suis obligé de vous dire certaines choses, disons que je vais essayer de ne rien révéler, mais ce n'est pas gagné. Sachez que de toute façon c'est le meilleur épisode de la trilogie moderne, donc si vous voulez aller le voir, bah allez y, j'ai adoré. Donc, après un texte introductif sympa, on suit des connards d'humains qui montent une montagne, ils tombent sur un avant-poste simiesque et décide de faire la bagarre. La guerre est bel et bien engagée entre Singes et Humains, on sait tous qui va gagner, mais pas le montant des pertes. Cette scène permet de mettre de l'action violente d'emblée de film, Matt Reeves met bien en scène ceci, merde, je parle comme un caca pardon, mais il ne semble pas prendre partie dans cette guerre, ainsi on constate les pertes humaines et simiesques avec horreur, l'horreur de la guerre. On constate que César a quelque peu vieilli (nous sommes 15 ans après Origines, donc 5 ans après Affrontement), mais qu'il mène les singes en vrai leader, essayant d'éviter les pertes des deux côtés. Les humains sont cons, ils veulent la guerre. Après une ultime tentative de rétablir la paix "laissez nous la forêt", qui échoue, César et les siens se retrouvent contraint de fuir. Un événement très tragique (bonne chance pour ne pas verser une larmichette) forcera le chef des singes à la vengeance, comme Orangina rouge mais en plus vénère. Il sera accompagné par Maurice, et deux autres singes dont j'ai paumé le nom, je m'en excuse.

Ainsi, pendant que les autres fuient vers le désert, ils se retrouvent à quatre pour assouvir la vengeance de César, sur le chemin ils tomberont sur une jeune enfant muette, tiens, on dirait que le virus 113 a muté et provoque l'aphonie chez les hommes, enfant dont le nom prendra tout son sens pour ceux connaissant le film de 1968 (tout comme pour le fils de César, mais j'en dis déjà trop). Là, nous l'avions constaté, mais c'est encore plus fort avec Maurice et l'enfant humaine, l'émotion est d'une intensité absolument incroyable. Le film va permuter entre moment d'émotion et action, et je dois dire que le mélange est parfaitement dosé. Les environnements sont sublimes, et que dire de l'intégration des singes en CGI dans les décors ou avec les interactions avec les humains, bluffant de réalisme, on ne perçoit aucune différence en fait. Puis putain, l'expression des singes, merde quoi, c'est superbe. Ainsi si Andy Serkis reste à un niveau élevé, les autres singes ne vous laisseront pas indifférents non plus. Sauf le dégarni un peu bête qui n'est là que pour amener une dose d'humour que je trouve lourd. C'est un des rares défauts du film, ce personnage issu d'un Zoo il semblerait, est nul je trouve.

L'autre défaut, c'est qu'il faudra m'expliquer comment César comprend le langage des signes en tournant le dos à son interlocuteur, à moins que les chimpanzés aient un champ de vison à 360°, je ne comprends pas. Et ça n'intervient pas qu'une fois, ça arrive plusieurs fois. Rageant. Comme je veux éviter de causer du scénario, sachez que celui ci est très bon, et que pour une fois la bande annonce est menteuse, je ne vous direz pas en quoi, mais le spectateur est agréablement surpris par la fin. Sinon le film permute entre scènes intimistes, lourdes en émotion, et il y en a un paquet, sans jamais saouler le spectateur, ça c'est fort, très fort, et il y a aussi les scènes d'action, même si le final me paraît abusé quand même, ça pète autant que chez Michael Bay, les interactions entre personnages restent intéressantes, surtout en le colonel et César bien sûr. Ce dernier est hanté par le fantôme de Koba "un singe ne tue pas un autre singe", et se retrouve dans la position de son antagoniste de L'Affrontement, avec un désir de vengeance. Que fera César quand il aura la possibilité de l'assouvir ? Vous le verrez bien.

Dans ce film on ne se retrouve pas dans la peau d'un collabo sous Vichy (oui, encore une comparaison à la con), nope, ici le spectateur prend le parti des singes et c'est tout, l'humanité passe pour ce qu'elle est, une sale pute, et c'est tant mieux, pas de gentils humains ici, contrairement aux deux premiers films, et pas de grand méchant singe, oui, je spoile, mais putain le coup de pute de Koba m'avait bien emmerdé dans le film précédent. Surtout que les singes se retrouvent maltraités et esclaves de cette fausse armée dirigée par le colonel (très bon Woody Harrelson soit dit au passage), pas de personnage féminin à la con qui viendrait comme un cheveu sur la soupe pour sauver une situation mal engagée (je ne me remets pas de la doc du film précédent), et surtout, hyper important, un héros qui ne sait pas tout. Combien de fois on entend (ou lit car le langage des signes est sous titré) un singe demander à César ce que font les humains, et combien de fois ce dernier se retrouve à dire "je ne sais pas", preuve qu'il n'a pas réponse à tout. Ceci aussi n'est pas grand chose, mais parfois avoir un héros qui reconnait ne pas avoir réponse à tout, c'est kiffant. Paradoxalement ça le rend humain.

Oh purée, dernier gros point noir, ce dialogue improbable, enfin dialogue, passons, quand le colonel dit "soit il reste vivant cette nuit et il travaillera avec les autres, sinon on le tue".... là c'est violent, si il ne reste pas vivant cette nuit on le tue ? Putain, ça m'a fait bondir ça, comme le singe débile qui me fait penser à un animateur télé dégarni, et qui veut apporter de l'humour mais qui n'est pas drôle du tout. Enfin bon, ça gêne sur le coup, mais le reste est tellement impeccable que j'arrive à pardonner. Dommage, ça aurait pu être parfait.

Alors préparez les mouchoirs, car il y a beaucoup de moment fort en émotion, ne venant pas que de César, mais Maurice et même les autres singes y participent, je repense à ce collabo vendu aux humains, qui ne manquera pas de vous.... merde, j'allais spoiler, passons, bref, on alterne les moments fort en émotion et l'action pure, sans que le rythme n'en souffre, c'est simple, en sortant de la salle j'étais surpris qu'il soit déjà 16h20, putain, il dure quoi, 2h10-2h20 le film, sérieux ? Je n'ai pas vu le temps passer, et je me suis forcé à ne pas chouiner à la fin, mais merde, c'était pas facile. Faisant le lien avec La planète des singes de 1968 avec des personnages qui reviendront 50 ans avant, ouch, c'est mal dit, mais je vous spoil, on découvre Cornélius et Nova ici, ainsi que le lieu d'installation des singes. J'ai adoré de bout en bout, la réalisation est correcte, même si sur certaines scènes c'est un peu brouillon, mais ça passe. Je regrette juste la présence du singe qui porte des fringues, assez intelligent pour parler mais con comme ses pieds, pattes, ou chais pas comment on dit. Ainsi qu'une redondance sur le grand méchant humain qui a perdu son fils, blablabla, blablabla, sauf que quand César entend l'explication, l'émotion qu'il a dans le regard vous fera aussi verser une larme. Et là je le dis haut et fort, Andy Serkis mérite au minimum d'être nominé à l'Oscar de meilleur acteur, tant l'émotion qui passe dans son comportement, son regard, est d'une puissance sans commune mesure, si le rôle avait été celui d'un humain je suis certain qu'il l'aura déjà eu cette nomination, mais l'académie ne semble pas encore prête pour cela. Et au fait, cette fois ci ce sont tous les singes majeurs qui crèvent l'écran. J'ai adoré cette trilogie qui se clôt en apothéose, pour l'instant c'est le meilleur film que j'ai vu au cinéma en 2017, prenant ainsi la place de King Arthur de Guy Ritchie dans mon cœur (et ce n'est pas facile). C'est avec une pointe de tristesse que l'on stoppe l'histoire de César, mais comment c'était bien. Plus qu'à enchaîner avec les autres films de La planète des singes. Woh, dernier point, Mad Movies vient de sortir un Hors-série spécial sur cette saga, j'adore leur HS, toujours très bon, donc je vous le conseille aussi. Vivement la sortie BluRay pour le voir en VOSTFr.

@+

Le ticket.

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