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Cultivons la curiosité

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Cobra Kai - Saison 5

Cobra Kai - Saison 5
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Il faut reconnaître que le principe de base de "Cobra Kai" était sympathique. Il faut reconnaître que la série se voulait quelque peu "réaliste" (oui, avec des guillemets), et offrait des personnages fidèles à eux-mêmes. Il faut aussi reconnaître que certaines choses pouvaient être difficiles à accepter. Les divers changements de camps, les tensions qui s'amenuisent et repartent de plus belle entre les 2 protagonistes. Il faut aussi reconnaître que le concept de prendre une saga cinématographique et de voir ce que sont devenus les personnages est une bonne idée. Surtout en reprenant la distribution originale.

Mais parfois, il faut aussi reconnaître quand une série pousse un peu trop loin les "potards". Quand elle part dans l'abus. C'est de façon proche d'un nekketsu (genre aimé des lecteurs et lectrices de mangas) où les héros (parfois héroïnes) sont contraints d'affronter des adversaires toujours plus dangereux. Obligeant nos héros à s'allier et à se surpasser. Alors, quand à la fin de la saison 1, une simple brouille entre LaRusso (Ralph Macchio) et Lawrence (William Zabka), et qui servit de fil rouge à cette saison, se transforme en Vendetta personnelle de John Kreese (le long de la saison 2), aboutissant à un drame. Drame résolut rapidement dans la saison 3 mais passons, c'est le dépassement de soi.

Seulement, après le retour de Silver (Thomas Ian Grffith), celui-ci prit les rênes de Cobra Kai, qui aura changé 3 fois de mains du coup, en faisant un coup fourré à Kreese (Martin Kove). Et on retrouve cette crainte de LaRusso de voir Cobra Kai dominer la vallée. Car les méthodes employées sont de pire en pire. Et ce ne sont pas les élèves les plus doués du dojo qui nous contrediront. Surtout que la Championne Tory (Peyton Roi List) a constaté que sa victoire n'était pas aussi belle que cela. Mais regardons une bande annonce d'une saison qui sera peut-être celle de trop ?

Vidéo de FilmsActu

J'ai vu les 10 épisodes, qui varient entre 40 et 50 minutes (environ), en version originale sous titrée pour information. Mais voilà, cela en est fini des dojos respectifs de LaRusso et Lawrence. Pire, Miguel (Xolo Maridueña) a disparu, à la recherche de son père résidant au Mexique. Ainsi, Johnny Lawrence n'aura pas le temps de digérer cette défaite, car il part avec son fils Robby (Tanner Buchanan) à la poursuite de Miguel. L'occasion parfaite de resserrer un lien jamais établit entre les deux personnages. L'occasion aussi de voir que Robby a enfin compris ses erreurs passées et sera désormais un personnage empathique. Punaise, il aura fallu 5 saisons à géométries variables pour enfin voir Robby être sympathique.

Le road trip fonctionne bien, et de l'autre côté Daniel LaRusso va être aidé par Chozen (OKUMOTO Yuji) pour stopper Terry Silver. Il y a de nombreuses remises en question ici, assez logiques. Je ne vais pas faire tout le topo de la saison, mais juste pour dire que Terry voit plus grand que la vallée, et un peu comme "Les profanateurs de sépultures", il commence petit pour mieux conquérir le monde. Avec l'apparition magique d'un tournoi inconnu mais ultra dingue, qui servira certainement de point final à la série durant sa saison 6 (qui devrait être la dernière).

Je ne vais pas vous révéler comment tout ceci est amené, ni même la sélection pour ce tournoi, car c'est ultra risible. Genre des élèves en jogging prenant leurs leçons dans un jardin ont une chance d'impressionner les juges du super méga tournoi mondial ? Passons. Je vous en ai déjà trop dit. Désolé. Surtout que des trucs dingues, il va y en avoir une tonne. Des fausses pistes aussi. Mais passons.

Car mon personnage préféré reste Johnny Lawrence. Toujours aussi bourrin, toujours aussi maladroit devant de bonnes nouvelles, et toujours plein d'entrain pour prouver qu'il a changé. Je l'aime énormément, car il ne fait pas de manies, et y va franchement. On retrouve des bastons qui ont fait le charme de la série, sauf qu'ici elles sont nettement plus violentes. Plus grandes aussi. Surtout dans l'épisode final, où l'enseignement de Chozen sensei trouvera une utilité pour protéger un ordinateur.

Oui, vous ne comprenez pas, mais c'est parce que je ne veux pas trop en dire, désolé. Alors que le scénario frôle le ridicule, car partant trop loin (la baston entre filles dans le bar, sérieusement ????), la mise en scène, les actrices et les acteurs, mais aussi tout simplement notre attachement aux personnages, font que l'on savoure tout de même cette saison. En sachant que, bon, quand-même, c'est abusé.

Forcément, la saga Karaté Kid (films dont sont issus les personnages) compte 5 longs métrages. Dont 3 canoniques. Ceci implique que les flashbacks sont moins nombreux, car déjà grandement exploités dans les saisons précédentes. Pourtant, on arrive à nous sortir un personnage des films. Qui sera moyennement exploité. Même si il sera important dans le final. Et ces flashbacks, bien que rares, fonctionnent bien.

Mais alors, que reste-t-il de la série sans prétentions de la saison 1 ? Plus grand chose. Oui, on sent une évolution dans les personnages, mais au profit d'un scénario qui va chercher des trucs improbables. Offrant une baston violente dans l'épisode final, mais à la résolution un peu facile. Certes, niveau chorégraphie, il n'y a rien à redire. Mais à chercher le "toujours plus", on finit par faire n'importe quoi. Ce n'importe quoi n'est agréable à voir que si vous êtes un minimum attachés aux personnages.

J'imagine mal quelqu'un découvrir la série avec cette saison. Car elle rebute forcément. Allant trop loin dans le danger que représente Silver, trop loin dans son ambition. Comme si il allait détruire la Terre. Ceci est une vision assez étasunienne, mais aussi digne des plus grands mangas nekketsu, ou carrément d'anciens RPG japonais. Le pire étant que la saison s'achève avec encore un adversaire qui se dresse, ou va se dresser, face à nos héros. Ce que je ne comprends pas, c'est qu'il était moins fort que Silver, et on veut maintenant nous faire croire que c'est lui le boss final ?

Bref, à voir uniquement si vous adorez la série, et que vous pouvez lui pardonner une volonté de faire dans le "trop" qui rebutera les autres. C'est bête à dire, mais j'ai aimé, Johnny Lawrence étant juste génial comme personnage. Mieux, les protagonistes sont ici tous et toutes intéressant.e.s. J'espère sincèrement que, comme annoncé, la saison 6 sera la dernière. En attendant, ça passe, c'est agréable à regarder, mais le scénario ce n'est pas trop ça.

@+

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