Overblog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Cultivons la curiosité

Publicité

Infernal Affairs 3

Infernal Affairs 3
Publicité

Tout ce qui a commencé doit finir. Ah, non, mauvaise trilogie. C'est pourtant bien en décembre 2003, soit 1 an après le premier volet et à peine 2 mois après le deuxième film, que Alan Mak et Andrew Lau nous proposent cette conclusion. Toujours avec le premier accompagné de Felix Chong pour le scénario. Marquant le retour de Andy Lau et Tony Cheung, ce qui signifie, si vous avez bien suivi, que l'on va se promener dans le temps, avec des flashbacks notamment, et surtout l'introduction, qui fait assez dérailler, de nouveaux personnages. Et le pire est qu'ils seront très importants.

 

Donc, nous repartons pour 1h53 à Hong Kong, où le temps n'est plus à lutter contre la pègre elle-même, vu qu'elle est décapitée depuis la mort de Sam (Eric Tsang), mais bien à poursuivre les taupes qu'a pu mettre ce dernier dans la police. Pire, Lau (Andy Lau) va devoir lutter contre le choc subit à la fin du premier film. Le tout en voyant sa vie parfaite rêvée partir en lambeau. Sombrera-t-il dans la folie ou arrivera-t-il à se ressaisir afin d'arrêter Yeung (Leon Lai), adversaire redoutable, que notre héros (sic) soupçonne d'être un ripou doublé d'une taupe. Bande annonce en version originale nue. Oui, sans sous titres, alors que le film fût vu ainsi, mais sous titré en français.

Vidéo de HD Retro Trailers

Après avoir vu cet affrontement entre Yan (Tony Leung) et Lau, les chutes de leurs chefs respectifs, Wong (Anthony Wong) et Sam. Puis, comment nous en sommes arrivé·e·s là, à un tel gâchis. Naviguant entre 1991, 1995 et 1997. Avec comme point d'orgue, comme sommet, la rétrocession de Hong Kong, qui devient en partie autonome et en autre partie sous le coup des lois de la Chine. Et bien là, on va assister à l'après coup. Lau est jugé par ses pairs, vis à vis du meurtre de Yan. Et il réintégrera la police suite à son innocence. Seulement l'homme ne se remet pas du choc de l'ascenseur.

 

J'ai dit depuis la première chronique, que nous verrions la jeunesse à l'école de police de Yan et Lau. Ah bah, euh. Pas du tout. Quelques images rapides interviendront, mais sans plus. Non, ici on assiste à la fin de la chasse des taupes de Sam. Et on constate que quelques mois avant la fin, Yan était en train de plonger dans la violence, sans parvenir à se contrôler, mais que en plus Sam, désormais le parrain de la mafia de Hong Kong, commençait à se méfier de celui-ci.

 

Nous allons naviguer rapidement en 2002, année du premier film, avant la fin de ce dernier. Mais aussi 10 mois après. Dans son désir de rachat, et alors qu'il est en instance de séparation avec Mary, sa compagne qui porte pourtant son enfant, nous allons assister à la plongée en enfer de Lau. Il perd tout, mais cherche à laver son honneur, il veut être bon. Quitte à employer des moyens illégaux pour enquêter contre Yeung. Le policier un peu trop parfait pour être honnête. Surtout qu'il semble traiter avec un certain Shen (Daoming Chen), personnage important de la Triade. Donc Chinois. Donc qui parle mandarin là où les Hongkongais parlent cantonais.

 

L'occasion pour moi de mettre enfin un nom sur un personnage et un acteur, qui est pourtant important. Keung (Chapman To), en plus d'avoir des fringues visibles, prendra Yan sous son aile lorsque celui-ci perdra son demi-frère dans le deuxième film. Il lui sauvera même la vie dans le premier film. Non, vraiment, ce personnage est attachant, sympathique, mais je n'avais jamais retenu son nom. Il sera encore plus présent ici, et fera tout (déjà) pour sauver Yan.

 

On pense se diriger vers une redite du premier film. Lau devenant le vrai flic qui doit démasquer le faux flic Yeung. Et on s'ennuie un peu au début. Surtout que Lee (Kelly Chen) revient, et aura une tout petite importance dans l'enquête de Lau. Ce qui est parfaitement retranscrit, c'est la chute de ce dernier. Qui sera d'une violence, expliquant pourquoi être en Enfer est une douleur incessante, et on la ressent bien.

 

Ce qu'il y a, c'est que pendant 1 heure, on croit vraiment à un retour du scénario du premier film. On ne comprend pas qui sont Shen et Yeung, d'où ils sortent, alors que nous n'en avions jamais entendu parlé jusque là. Ceci nous perd un peu, sauf qu'à un moment, tout se recoupe. On retourne dans le passé, à quelques jours avant la mort de Yan. On assiste à un deal qui tourne mal, Sam laissant Yan se démerder, limite souhaitant sa mort. C'est dans cette scène dont on ne saisit pas immédiatement l'importance que toute l'explication interviendra.

 

Le retour en 2003 sera ultra violent, offrant une vraie conclusion, aussi choquante que la fin du premier film. Là, on peut parler d'une certaine maîtrise scénaristique, même si on pourra toujours râler sur les 2 nouveaux personnages déjà cités, qui sortent d'un chapeau comme par magie. Une fois de plus, les trôles féminins sont aux abonnés absents, même si le docteur Lee possède une petite importance. On assistera d'ailleurs à la perte de raison de Lau en même temps qu'elle.

 

Lau d'ailleurs souffre de dissonance de la réalité. L'assassinat de Yan perd de sa clarté, au point qu'il inverse souvent les rôles. Lau verra même Yan et Wong s'adresser à lui, comme pour ajouter du plomb à sa conscience. La dernière scène explique une chose du premier film et conclue parfaitement cette trilogie je trouve.

 

Oui, les 3 films Infernal Affairs sont excellents. Thrillers policiers par excellence, ils souffrent pourtant d'un scénario parfois trop alambiqué, mais que l'on finit par comprendre. Ce troisième film n'échappe pas à la règle, et est le plus faible des trois. La faute à l'apparition magique de personnages pourtant importants. On nous y conte pourtant le stress post traumatique de Lau à la perfection, sa volonté d'en finir avec la mafia, comme pour retrouver la vie rêvée qu'il avait dans le premier film. Je l'ai bien aimé, et je pense que la trilogie est intéressante à voir. Pour sa distribution sublime notamment. Oui, niveau réalisation et surtout montage, ce n'est pas parfait, mais tout trouve un sens. À voir je pense.

 

@+

Publicité
Infernal Affairs 3
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article