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Cultivons la curiosité

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Kaiju n°8 - Tome 12

Kaiju n°8 - Tome 12
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Instant confession. Quand il s'agit de faire des chroniques mangas sur Ashou, sauf concernant les séries courtes, généralement on enchaîne les tomes, même si les chroniques sont prévues à quelques mois d'intervalle. Résultat, impossible de se rappeler de quand date la lecture du tome 11 (qui a donc été faite à la suite du 10). Tout ce dont je me rappelle, c'est que ça date. Résultat, replonger dans l'univers est parfois complexe.

 

Quand il s'agit d'un JoJo's Bizarre Adventure, ça passe. Mais ça peut être plus délicat concernant Oshi no ko. Pour Kaiju n°8, c'est un entre deux. Le tome 11 s'est achevé sur un Hoshina mal en point, affrontant le n°12. Et là, tout revient en tête. Ah oui, les Kaiju sont notés sur différents points par les Japonais (l'action se déroule à Tokyo). Les Yoju sont petits, mais nombreux et peuvent tuer facilement la population civile. Les Honju sont massifs, immenses, destructeurs. Il faut faire appelle à la Force de défense anti-kaiju pour les éliminer, puis à une organisation de nettoyage, les combats faisant de nombreux dégâts en vie humaines, mais détruisent aussi des quartiers.

 

Il existe cependant une élite des Kaiju. Pas spécialement gros, ils font preuves d'intelligence et sont plus que redoutables. C'est pour cela qu'on leur donne des numéros. Si les Kaiju avant le numéro 8 furent pour la plupart neutralisés puis changés en armure portées par l'élite humaine, ledit numéro 8 est un peu bizarre. Kafka Hibino est un rêveur de 32 ans qui n'arrive à rien. Il est simple nettoyeur des dégâts des Kaiju, et aimerait pourtant intégrer cette élite. D'autant que son amie d'enfance, Mina, et lui, se sont fait une promesse, intégrer ces forces spéciales ensemble.

 

Kafka est un poissard, et durant ses nombreux échecs, Mina a eu le temps de gravir les échelons. Au point d'être une pièce maîtresse et une héroïne aux yeux des Tokyoïtes. Seulement, alors qu'il abandonne l'idée de devenir un combattant des forces spéciales, il va ingérer un drôle d'insecte. Qui lui conférera un pouvoir énorme. Il est devenu le Kaiju n°8, mais conserve son identité, sa personnalité. Il lui faudra cacher ceci à ses ami·e·s, qui le découvrirons à un moment.

 

Dès lors, il va se trouver un ennemi implacable en la personnalité du Kaiju n°9. Ce dernier vient de mettre en œuvre un plan diabolique, une attaque immense et simultanée, sous forme de vagues, des forces spéciales. Fabricant un Kaiju numéroté par spécialité des élites humaines. C'est ainsi que l'on se retrouve avec Hoshina, spécialiste du combat rapproché, face au numéro 12. Il est capable de s'adapter aux techniques du jeune homme sans mal. Et c'est ce premier magnifique combat qui nous occupera la moitié de ce tome.

 

Je n'en dévoilerai pas le contenu, mais on retrouve un brin d'humour, et beaucoup d'action. MATSUMOTO Naoya est une mangaka qui offre une découpe de l'action et un dessin fluides. Le tout est lisible, plaisant, haletant même. Bon, on regrette que la première page de chaque nouveau chapitre soit la même que la dernière du chapitre précédent, mais c'est plutôt normal pour bien tout se remémorer (l'histoire est en prépublication au Japon).

 

Puis arrivera le tour de Mina. Dont on découvrira une partie du passé, et aussi une forme de rage qu'elle peut avoir contre Kafka. Le Kaiju n°9 commence à entamer la dernière partie de son plan, qui est la neuvième partie du manga, nommée "Dernière Vague". Et elle est violente, avec beaucoup de destruction et un coup de pression sur un certain personnage, que je vous laisse découvrir.

 

Ça se lit toujours aussi vite, c'est toujours aussi beau. Notons que les éditions Crunchyroll donnent les noms des assistants. Nous avons KOIWAI Osamu aux décors, SAKURA Jirô aux finitions et BINTA Mantohihi au design des armes. La localisation est assurée en français par Sylvain Chollet et elle est de très bonne facture. Elle participe à la fluidité de la lecture.

 

Bref, même en délaissant la série quelques mois, quand on reprend, c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas. On se rappelle où on en est précisément, alors que peu d'indices sont donnés. J'ai une fois de plus adoré. Il y a beaucoup de baston par contre, et l'histoire avance, mais doucement. Pourtant on appréciera en savoir plus sur le lien entre les frères Hoshina, mais aussi et surtout sur Mina. Bien que ça aille super vite. La tension est à son comble en cette fin de tome, vivement le 13, qui est prévu en fin d'année sur Ashou. Je continue à vous le conseiller chaudement, j'adore.

 

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