Overblog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Cultivons la curiosité

Publicité

Kaiju-Rama - John Prate

Kaiju-Rama - John Prate
Publicité

En plus d'être une icône de la pop culture, d'avoir son étoile sur Hollywood Boulevard, et de représenter désormais fièrement le cinéma japonais contre l'ogre étasunien, capable de chiper l'Oscar des meilleurs effets spéciaux au nez et à la barbe des plus grosse production Hollywoodienne. Ce qui explique certainement pourquoi un monsieur tout orange veut taxer les production cinématographiques étrangères à son pays qui est loin d'être great again. En plus donc d'être aujourd'hui mondialement connu et reconnu, Godzilla est un amour de jeunesse de votre serviteur.

 

Ah, un amour impossible évidemment, il est bien trop encombrant, mais tout de même. Le côté pétage de maquette avec des explosions dangereuses dont on se demande comment les acteurs dans les costumes sont parvenus à survivre, quel bonheur. Même les moins bons trouvent leur charme. Enfin, non, il ne faut pas abuser. Mais bon, en plus de parler des films de monstres japonais, ou Kaiju Eiga dans la langue de Gojira... euh, il a une langue ? Passons, en plus de voir les films, nous allons aussi nous attarder sur son influence.

 

Une influence qui fit que la maison d'édition Omaké Books décida de consacrer à Godzilla et ses ami·e·s, un magnifique livre nous montrant les diverses affiches de monstres japonais. Pas que des affiches japonaises hein ? Nous verrons de tout. L'Allemagne qui aime bien Frankenstein, l'Italie qui met King Kong partout, l'aspect étonnant des affiches polonaises de la période guerre froide. Pas tout va y passer, mais nous aurons droit à un joli panel de ce qui s'est fait comme support papier grand format pour vendre les films.

 

John Prate va ainsi partir de "King Kong" (Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, 1933) pour arriver au "Godzilla vs. Kong" (Adam Wingard, 2021), en passant par toutes les ères, Showa, Heisei, Millenium et plus moderne. Tout ceci sans oublier quelques pépites (en bien ou en mal) des films de monstres, comme les Gamera, et même "Yongary" (Kim Ki-duk, 1967), dont le remake "Yonggary" (Shim Hyung-rae, 1999) sera malheureusement à peine évoqué.

 

Nous expliquant les différentes ères quand elles se présentent chronologiquement au livre, les articles sont rapidement lus, parfois trop succincts, mais c'est le format qui veut ça. Le livre paraît onéreux, un peu moins de 25€, mais ceci s'explique par la qualité de l'œuvre. Une couverture en dur, glacée, sublime au toucher, comme les pages épaisses et glacées aussi. Ceci permet de bien coucher sur ce superbe papier des affiches de films parfois exceptionnelles. Parfois mensongères. Et ceci, l'auteur nous l'explique rapidement, ce qui nous donne l'occasion de bien admirer les œuvres d'art qui s'exposent devant nous.

 

Car oui, un peu comme on peut se perdre dans un tableau lors d'une visite au musée, on ne peut être qu'en admiration devant certaines affiches sublimes. Quelques affiches françaises de Éric Faugère valent le détour, même si à première vue elles paraissent imparfaites. Quand je parle d'affiches mensongères, je pense aux éditions allemandes et italiennes, qui vont carrément faire croire des choses n'étant pas dans le film. Comme la présence de King Kong dans MechaGodzilla (sic)... Ou carrément Frankenstein (je n'ai pas bien saisi si c'était le docteur ou sa créature). De quoi se retrouver facilement perdu·e·s à une époque où l'on allait voir un film sans rien n'avoir vu avant.

 

Un peu comme sur sa collection "Génération...", Omaké Books nous offre un livre de grande qualité, agréable au toucher, et que l'on prendra plaisir à exposer dans sa bibliothèque. Les textes sont certes un peu courts, mais ils sont efficaces. Pas besoin de s'y connaître pour apprécier les affiches, et les diverses façons qu'auront les pays pour vendre les films. Allant jusqu'à mentir ouvertement au public. C'est un tour du monde de son canapé (ou lit), ainsi qu'un archivage important du XXème siècle (et le début du XXIème aussi). On y prend encore plus de plaisir quand le sujet évoqué nous passionne. Ce qui est le cas ici pour les films de monstres, notamment japonais.

 

J'ai adoré et vous le conseille, que vous aimiez ou non les Kaiju Eigas. Il permet de savourer la façon de vendre un film pour attirer le chaland et la chalande. Le papier ajoute le toucher alors que la vue est comblée. Ceci est plus plaisant à voir physiquement que sur un écran. Le prix peut rebuter, mais si le sujet vous passionne, c'est un impératif. Si vous aimez le cinéma aussi. Pour les autres, il y a quelques pages en extrait sur le site de Omaké Books (lien ci dessous), histoire de vous faire une idée. Très plaisante, la série "Les archives visuelles de la pop culture" est une excellente idée, surtout avec cette qualité. Je vais aller plus loin, si vous aimez les livres illustrés, c'est un indispensable à toute bonne bibliothèque de fan de pop culture.

 

@+

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article