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Cultivons la curiosité

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L'aventure intérieure

L'aventure intérieure
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Ah oui, il m'arrive de vous parler de films vus dans les années 90, quand j'étais petit on va dire, et qui ont plus ou moins sombré dans l'oubli. il faut reconnaître qu'aujourd'hui, voir un long métrage n'aura jamais été aussi facile. Et qu'il y a pléthore de choses à voir. Trop de choix tue le choix. Qui n'a jamais fait défiler sur les services de diffusion en ligne les vignettes de films, à la recherche de la perle rare qui va enchanter votre soirée ? On tombe sur un film sympa, puis, non, mais ce n'est pas assez sympa pour cette soirée, je veux la perle rare. Résultat, on passe 2 heures (soit la durée d'un film, voire plus), et c'est l'heure du dodo.

 

Tout ça pour vous dire qu'avec le choix offert de nos jours par tous les moyens légaux (ne parlons même pas des illégaux), il est plus compliqué de tomber sur une perle des années qui précédent l'an 2000. Même après, vu que "Real Steel" de Shawn Levy date de 2011. Passons, car vous le savez, ou non, normalement, sur Ashou, le contenu des chroniques est nettement plus varié qu’actuellement. Tout ça parce que les films sont, pour ma part, la chose culturelle la plus facile à chroniquer. Et que j'ai une pile de DVD et BluRay à voir, je ne vous raconte même pas (ne parlons pas non plus des films disponibles sur lesdites plateformes en ligne).

 

Il se trouve que parfois, j'aime bien revoir des films ayant marqué ma jeunesse. Qui ont laissé une trace dans mon esprit. Joe Dante est essentiellement connu pour "Gremlins" (1984) et "Gremlins 2 : La Nouvelle Génération" (1990). Il a pourtant de belles réalisations à son palmarès, dont le film du jour "L'Aventure Intérieure". Scénarisé par Jeffrey Boam et Chip Proser, il sort en 1987 et nous offre 1h54 d'une plongée dans le corps humain comme vous n'avez jamais osé l'imaginer. Un peu comme le dessin animé "Il était une fois... la Vie" (qui sort aussi en 1987). Petite bande annonce de Arte, et on revient.

Vidéo de LeBlogTVNews

Donc, le long métrage a été vu en version originale sous titrée en français. Et je ne l'avais pas vu de... euh... bref, du siècle dernier... Alors. Tout débute par un générique assez sympa, qui nous montre l'intérieur d'un verre avec des glaçons, avant qu'il n’accueille de l'alcool pour le lieutenant Tuck Pendleton (Dennis Quaid). Nous sommes à une soirée mondaine, de l’armée de l'air je pense, où l'on glorifie les héros qui prennent des risques en pilotant des engins volants exceptionnels. Pendleton lui semble à part, et complétement saoul, il va exprimer toute sa frustration de ne pas avoir été retenu pour essayer les nouveaux avions. Certainement à cause de son amour de la bibine (l'alcool en gros).

 

Il est ramené chez lui par sa compagne Lydia (Meg Ryan), qui décide de le quitter le lendemain. En parallèle, on découvre Jack (Martin Short). Il est hypocondriaque et passe une énième visite de routine chez son médecin. De plus, il fait un rêve étrange, qui s'avérera quasi prémonitoire. Bon. On suppose que ce personnage aura une grande importance dans l'histoire, sans trop savoir quoi pour le moment (oui, on le sait en fait, mais faites genre s'il-vous-plaît). Il se trouve que quelques temps plus tard, un colonel va jeter un œil sur un projet top secret, encore au stade de prototype. Il y est question de miniaturiser un pilote et de l'injecter dans le corps d'un lapin. Forcément, le seul fou à avoir accepté ça est Tuck.

 

On découvre toute la machinerie, tout le nec plus ultra technologique des années 80. Et on apprend d'une part que le chercheur en chef ajoute pas mal d'humour sans le vouloir en trouvant toujours un truc à dire sans lien avec la mission à venir. Comme le fait qu'il attend depuis des mois les documents présent sur un bureau. Ceci n'est pas très rassurant. De plus, pour miniaturiser le vaisseau dans lequel Tuck va prendre place, il faut 2 puces, maniées par un bras robot car elles semblent fragiles. Une est présente sur le vaisseau, l'autre à côté de l’ordinateur en charge de la miniaturisation.

 

L'opération est un succès, et voilà Tuck et son vaisseau dans une seringue. Quand un commando attaque le centre de recherche. Ils veulent les puces, et le chercheur en chef s'échappe et arrive dans un dernier souffle à injecter Tuck dans le corps de... Jack. Dès lors, sans moyen de communiquer avec le centre de recherche, Tuck va devoir comprendre où il est, en prenant place sur le nerf optique pour y voir quelque chose, puis auprès d'un tympan pour communiquer avec son hôte.

 

Problème, en parallèle, les membres du commando et leur commanditaire vont chercher Jack, car ils veulent la seconde puce (ils ont volé la première). Pour la vendre auprès du Cow-Boy (Robert Picardo). Je vous assure que ce personnage est hilarant, avec la musique qui l'accompagne, son style, je ne me souvenais plus de cette effet, et il fonctionne parfaitement. En plus, voilà qui tombe bien, Lydia apprend que le Cow-Boy est dans le coin, et sait que si elle le suit, elle va tomber sur un scoop (elle est journaliste). Ce qui va lui faire croiser la route de Jack, qui, ça tombe bien aussi, la cherchait.

 

Enfin bon, on passe de situation en situation (ce qui ne veut rien dire j'avoue), et on peut dire que l'on voit de tout dans ce film. Jack est peureux, pas sûr de lui, et le fait d'être "accompagné" par le téméraire Tuck va lui modifier sa façon de voir le monde, ainsi qu'un petit peu son caractère. Le film déjà est très bien réalisé. Même si il mélange scène à l'intérieur du corps humains (parfaitement visible pour tout public, ne vous inquiétez pas), et chasse à l'homme, nous ne sommes jamais perdu·e·s. Les effets spéciaux fonctionnent encore je trouve. Après, dire que l'on apprend des choses sur le corps humain, on ne va pas trop abuser. Ceci reste un film pour divertir, et non pas pour nous apprendre des choses. Même si on se retrouve à voir plus de choses que lors d'une partie de Docteur Maboul.

 

Et donc oui, nous sommes face à une comédie tout public des années 80. Quand les effets spéciaux étaient en dur, quand on ne prenait pas ce fameux "tout public" pour des imbéciles en polissant le tout. De plus, on nous offre des scènes d'action plus que bonnes, l'évasion du camion frigorifique est exceptionnelle. Tout ceci avec une durée assez longue pour un film destiné à ce public. Et sans jamais nous ennuyer. Je lis sur la fiche wikipédia que c'est une sorte de nouvelle vision de "Le Voyage Fantastique" (Richard Fleischer, 1966), et que l'épisode de "Futurama" qui me fait penser au film du jour, est une sorte d'hommage au long métrage de Richard Fleischer.

 

Donc oui, je trouve que "L'Aventure Intérieure" mérite 2 heures de votre vie. Je ne le trouve pas daté, après il faut savoir que je l'ai vu dans les années 90 et que mon cerveau a accepté ce que des personnes jeunes n'accepteront pas. Nous sommes face à un divertissement capable de mélanger les genres, comédie, action, infiltration. J'ai adoré le revoir après tant d'années. Je pense sincèrement qu'il peut plaire encore à tout le monde en 2026. Disponible actuellement sur Canal+ et Prime Vidéo, ce n'est pas un film souvent mis en avant, mais qui mérite que vous vous y attardiez dessus. Bien rythmé, bien réalisé, drôle, je vous le conseille.

 

@+

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