Cultivons la curiosité
Oui, dans cette période spéciale cinéma sur Ashou, on voit de tout, du bien, du moins bien, du très bien ou du carrément pas bien. Je le répète pour les 2 du fond qui n'ont pas suivi, mais pour gagner de l'avance sur mes articles, j'ai décidé de traiter majoritairement les DVD et BluRay que j'ai en retard. Ceci permet de faire baisser la pile de films à voir. Normalement, ici, on alterne cinéma, séries, musique, jeu vidéo (bon, nettement moins cette dernière catégorie j'avoue) et les livres, dans leur ensemble, à savoir bande dessinée, roman (pas trop non plus), manga, et j'en passe. Donc, une fois de plus, je vous présente mes excuses pour cette période monotone.
Sauf que l'on découvre plein de choses. Du bon, du moins bon, du très bon ou du carrément pas bon. Parfois le film est découvert par votre modeste serviteur, parfois il le redécouvre. Je vais arrêter de parler à la troisième personne. Car aujourd'hui c'est un film de cette seconde catégorie que nous voyons. Acheté dans une période de consommation frénétique de support physique (oui, déjà avant Ashou j'achetais beaucoup de choses), j'ai dû l'avoir dans une offre 3 DVD pour 20€ ou un truc du genre. Ma première découverte du film avait été magique. Et je pense que ce film fait partie des pépites oubliées du cinéma.
Alors, si vous voulez voir un mélange de "CHAPPiE" (Neil Blomkamp, 2015) et "Rocky" (John G. Avildsen, 1976), sur fond d’anticipation, vous êtes au bon endroit. Nous voilà devant un film de 2h01. Il est réalisé par Shawn Levy, avec John Gatins au scénario. Et vous allez voir que parfois, une fable réunissant un père et son fils, peut arriver à me toucher, même en se mettant du point de vue de l'enfant de 11 ans. Petite bande annonce en version française, alors que le film a été vu en version originale sous titrée en français.
Vidéo de Cine974
Le film s'introduit sur Charlie (Hugh Jackman) qui se rend à un événement au fin fond du Texas. On découvre qu'il est contrôleur de robot-boxeurs. Roboxeur dans les sous titres français, ce qui est mien que la version originale qui dit "Robot Boxer". Passons. On sent que Charlie est un poissard qui aime jouer et qui doit beaucoup d'argent à beaucoup de monde. De plus il semble vivre dans son camion atelier où est rangé un robot justement. Alors qu'il se lève difficilement et s'offre une lampée de bière certainement chaude dès le matin, on sent son besoin d'argent quand il essaie de négocier la photo de son robot pour 5 U.S.$. À des enfants je précise.
Passons, car il lance un pari avec Ricky (Kevin Durand), son robot battra un taureau de 1000Kg contre 20kU.S.$. Bon, Charlie perd et prend ses jambes à son cou, sauf que juste avant de se faire réclamer l'argent par Rickie, des agents de l'administration lui indique difficilement que son ex femme est décédée, et que son fils de 11 ans (9 selon Charlie) doit être adopté par sa tante, mais pour cela il lui faut signer des papiers. Charlie n'est pas un mauvais père, il est le pire au monde, celui qui a fuit pendant la grossesse de son ex et n'a jamais vu son fils.
Il se trouve que devant cette simple formalité, Charlie va trouver le moyen de servir de nounou de luxe pour le mari de la tante, contre beaucoup d'argent, il les laisse partir en Italie, alors que lui s'occupera de Max (Dakota Goyo), et promis, il ne dira rien à la tante. Résultat, les 2 vont devoir cohabiter jusqu'à la fin août. Sauf que j'ignore la date où a lieu cet échange.
Bien, l'argent du mari de la tante permet à Charlie de se refaire et de s'offrir un robot incroyable. Qui a beaucoup voyagé et qui a été produit par un génie, Tak Mashido (Karl Yune). L'occasion de découvrir l'amie d'enfance de Charlie, Bailey (Evangeline Lilly), qui possède un gymnase de boxe, hérité de son père, et sert de point de repos pour Charlie. Elle est douée en programmation de robot, peut-être un peu amoureuse de Charlie, mais aussi presque fauchée et limite obligée de vendre le gymnase. À cause de Charlie qui ne paye pas le loyer. On devine que son papa entraînait notre héros, et que ce dernier a arrêté la boxe car il ne se trouvait pas assez bon. De plus, en 2020, la boxe a complétement changée, désormais ce sont des robots qui se mettent sur la gueule, pilotés par des humains (j'avais oublié de le préciser).
Bon, malgré son super robot Charlie en fait trop, n'écoutant pas le sage conseil de son fils de commencer petit. Et c'est la défaite de trop. Là il est dans une merde royale. Mais il a encore espoir de rafistoler le tout avec des pièces volées à la décharge et ce qu'il reste des 2 robots précédents. Après une scène assez intense où l'on sent que Charlie n'en a pas rien à faire de Max, ce dernier découvre un robot. Se débrouille pour le sortir tout seul de la boue, et a trouvé une pépite. Même si c'est un robot d'entraînement, il est conçu pour encaisser les coups et possède un mode miroir où il reproduit les gestes de la personne qu'il regarde.
Je vous passe un peu tout, Bailey pousse Charlie à partir à contrecœur, et il se trouve que le robot de Max, nommé Atom (c'est le seul dont j'ai retenu le nom avec le grand méchant Zeus), possède quelques ressources surprenantes. Max est un enfant très doué, opiniâtre, mais qui prend volontiers les conseils de l'ancien boxeur qu'était son père. Résultat, le duo, trio pardon, comptons Atom, se fait un nom et entre même dans la ligue officielle, dominée par Zeus. Robot qui explose ses adversaires en moins de 2 rounds (sur 5 possibles), conçu par Tak Mashido et propriété de Farra Lemkova (Olga Fonda), très belle femme qui aime le pouvoir. Elle aime dominer la ligue grâce à Zeus.
Bon, je vous laisse voir la fin, tranquillement, car elle est riche en émotion et le combat final fait penser à un Rocky, le IV je crois, vous verrez. En fait c'est un mélange entre "Rocky" et "Rocky IV" (Sylvester Stallone, 1985). Passons là encore. Oui, le film relate une histoire entre un père qui est détaché des responsabilités d'avec son fils, qui est un poissard qui cherche les ennuis, ainsi que son fils débrouillard, carrément énervant car il sait tout faire, qui se rapprochent l'un de l'autre. Ceci pourrait être ennuyeux, énervant, mais bizarrement, je ne trouve pas. De plus, si le scénario est classique à souhait (on connaît la fin), les combats restent un plaisir à voir grâce à DreamWorks qui offre un boulot monstrueux sur les effets spéciaux.
On y croit, les robots sont bien en face des actrices et acteurs, nous n'en doutons jamais. Bon, je n'en doute jamais car il y a les 2 du fond qui se sont réveillés et qui disent l'inverse. Mais ça passe, même du haut de ses 15 ans, le film reste plus beau et agréable à voir que certaines superproductions actuelles. Pour la deuxième fois que je l'ai vu, je me suis encore fait emporter dans cette histoire. Drôle, parfois tragique, émouvante. Les larmes de Max et Bailey, à la fin, difficile de ne pas les imiter. On pourrait y voir une critique de la richesse arrogante, mais bon, ce n'est pas vraiment le sujet du film.
Ce rapprochement improbable entre un mauvais, très mauvais même, père et son fils débrouillard, est plutôt bien mis en scène et tient la route je trouve. Une fois de plus j'ai été agréablement surpris par ce film. Vu que personne ne le cite, j'ai cru que j'avais halluciné en l’appréciant la première fois, mais non, j'aime beaucoup ce long métrage. Il n'est à priori pas disponible sur les plateformes connues. Seule la VOD (location numérique de 24/48h), ou mieux, le DVD en occasion, pourra vous permettre de le voir. Il se trouve pour 4 à 10€, en fonction que vous prenez le BluRay ou le DVD, neuf ou d'occasion. Et honnêtement, 4€, voire moins dans les bacs des magasins de produits d'occasion, ça les vaut. Vous passerez un bon moment même si oui, le scénario est prévisible. Je ne sais pas pourquoi, mais je trouve que le film vous happe, et fonctionne malgré ses 2 heures. J'ai adoré et vous le conseille donc.
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