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Cultivons la curiosité

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Rebirth of Mothra II

Rebirth of Mothra II
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Depuis quelques temps déjà, nous avons amorcé un cycle "Kaiju Eiga" sur Ashou. Dans le but de voir un maximum de films de monstres (Kaiju Eiga en japonais). Surtout dans le but de voir TOUS les films Gojira/Godzilla manquant à notre culture. Mais, surtout chez la Toho, il n'y a pas que le gros monstre bien connu qui a droit a ses films. Mosura, ou Mothra en occident, aura aussi, en plus de ses apparitions dans les films Gojira, droit à une petite série de films à part.

 

Dès 1961 la mite géante a l'honneur d'être mise en scène par HONDA Ishirô, réalisateur du culte "Gojira" de 1954. Ah, oui, plus par habitude que par fanboïsme ou volonté d’être pédant, j'ai tendance à donner les noms originaux des monstres, quand je les connais bien, veuillez m'en excuser, surtout que ça ne m'empêche pas de donner des noms ayant parfois aucun liens avec ce qui est dit, mais plus ce qu'écrivent les sous titres. Vous prononcez comme vous voulez, du moment que l'on se comprend.

 

Donc, après en avoir fini avec Godzilla et afin de laisser place net pour Hollywood, la Toho décide de relancer Mosura. Avec un film en 1996, qui se transformera en trilogie sans le vouloir. On retrouve SUETANI Masumi au scénario, mais c'est MIYOSHI Kunio qui se charge de la réalisation cette fois-ci. Notons le renouvellement de WATANABE Toshiyuki à la musique, pour le plus grand bonheur de votre serviteur.

 

Après avoir découvert la nouvelle génération de Mosura dans le film précédent, tout semble aller pour le mieux sur l'archipel. Mais une menace pèse sur le Japon. Celle de Dagahra qui déteste voir l'Humanité laisser ses détritus dans l'océan. Ceci va l'énerver comme pas permis, et un choix devra être fait, purifier la planète Terre de ses parasites d'Humains, ou alors faire confiance en l'avenir, les enfants. Regardons donc une petite vidéo, qui va certainement en révéler beaucoup trop. Sachant qu'elle est en version originale sous titrée en anglais et que j'ai pu voir ce film ainsi, mais sous titré en français grâce à mon double BluRay importé d'Amérique du Nord.

Vidéo de Nitrate Dreams

Bon, je ne sais pas si on écrit Daghara ou Dagahra du coup, vu que dans mes sous titres c'était la seconde option choisie. Mais Daghara me paraît plus en phase avec Ghidorah par exemple. Passons. Car nous allons retrouver Belvera (HANO Aki), la fausse méchante du film, ainsi que ses sœurs Moll (KOBAYASHI Megumi) et Lora (YAMAGUCHI Sayaka). La première chevauche Garugaru (ici nommé Garugaru II), tandis que le duo suivant, qui forment les Elias, chevauche Fairy. Ce qui leur convient bien vu qu'elles font toutes la tailles de petites fées.

 

Belvera a décidé de réveiller, ou d'aider le réveil, de Daghara. Un monstre sous marin qui se nourrit de déchet, et produit des petits êtres marins dangereux pour l'Humanité. Tout ceci nous le verrons assez vite dans le film. Puis nous allons voir notre trio de héros et héroïne. À savoir je ne sais plus qui, je ne sais plus qui et je ne sais pas non plus qui. J'ai paumé les prénoms. Il y a une jeune fille et 2 amis garçons. Ces derniers aiment bien l'embêter et se font réprimander par la maîtresse après qu'une de leur blague ait mal tournée.

 

Je vous passe la blague, la réalisation assez pauvre de celle-ci, et surtout le côté un peu machiste du truc. Pas de la blague, mais où tombe la bête. En parallèle, on fait la connaissance de deux pêcheurs, qui cherchent de bonnes combines pour se faire de l'argent. L'occasion pour nous de voir que l'océan de Okinawa (oui, nous ne sommes plus à Hokkaido, mais à l'opposé au Sud du Japon) est pollué par les détritus de l'Humanité. Ce duo va s'allier avec Belvera, qui leur promet un joli trésor si ils découvrent la cité cachée des Nilai Kanai.

 

Il se trouve que rapidement, notre trio d'enfant, réconcilié, va découvrir un être étonnant, une boule de poil ressemblant à un Furby. Qui est sortie de l'eau. Elle se nomme Ghogo (Gojirrrrrrraaaa, pardon, déformation professionnelle ou non...). Et elle est pourchassée par le duo de pêcheur. Heureusement nos 3 enfants arrivent à échapper à ces vils hommes, pour mieux faire connaissance avec les Elias et Fairy. Il va falloir trouver où est le temple, la pyramide, caché des Nilai Kanai.

 

Manque de bol, c'est situé sur une île que même les pêcheurs n'osent approcher. Qu'à cela ne tienne, notre trio est intrépide et part en canoé gonflable, à travers une navigation houleuse, mais qui les fait arriver à bon port, en plein dans la pyramide. Juste au moment où celle-ci sort de l'eau. Oui, c'est dur à suivre parce que je raconte mal, mais le long du film ça passe.

 

Re-manque de bol, Belvera et ses sbires humains sont là aussi. Et là on assiste à des scènes d'aventure et d'énigmes dignes de Indiana Jones. Le ton reste cependant léger, sauf quand Daghara décide de passer à l'action. Après avoir détruit une partie d'Okinawa, avec un procédé pas top niveau réalisation. Point de miniature ici, on place juste le cascadeur en costume devant un fond vert et on l'incruste sur une vidéo classique, en ajoutant des explosions et des débris. Ceci donne un effet plus... on va dire réaliste que la maquette, mais nettement moins jouissif je trouve.

 

Donc, tout ce petit monde va faire la rencontre d'une entité représentant le peuple de Nilai Kanai, qui explique que Daghara est leur œuvre, mais que le monstre a détruit leur civilisation. C'est là que Belvera lui indique que l'Humanité doit disparaître car elle pollue la planète, alors que les Elias essaie de lui montrer la bonté des enfants, qui représentent l'avenir justement. Le message écologiste était déjà bien présent au début du film, et on nous explique comment on peut sauver la planète en éduquant les enfants. Enfants qui doivent avoir 10 ans en 1996, donc 40 aujourd'hui, et prennent certainement l'avion pour un rien, jettent leur clope par terre et continuent de s’empiffrer de barbecue chaque semaine en été.... Passons.

 

Car dès lors que Mosura new generation est invoquée, il reste 1 heure de film, et ce sera un combat de 60 minutes, entrecoupé par l'aventure des personnages dans la pyramide. Mosura va perdre, puis évoluer, puis gagner, puis se transformer pour mieux lutter sous l'eau. Tout ceci grâce au courage des enfants et aussi de Ghogo. Je vous laisse découvrir tout ceci, et si c'est un peu tiré par les cheveux, ça fonctionne bien je trouve.

 

Tout comme le film en vérité. Pendant 100 minutes, on ne s'ennuie pas du tout, contrairement au film précédent. Il me semble mieux rythmé, toujours axé "tout public" (donc très orienté pour les enfants, sans être niais), sans l'extrême violence du premier "Rebirth of Mothra" (YONEDA Okihiro, 1996). Il est mieux équilibré aussi, mêlant habilement action et aventure. Il ne va pas trop chercher la larmichette, mais offre quelques petits moments tendus.

 

En fait, je ne sais pas trop comment parler de ce film. Ouvertement plus tourné vers tous les publics, il reste spectaculaire dans son action, mieux menée, et surtout Belvera n'a plus cet aspect de méchante de dessin animé, elle me paraît moins clichée. Le film est carrément mieux réussi que ses aînés, oui, les films de 1961 et 1996 ont leur charme, mais là, c'est juste mieux fait. D'ailleurs, notons que sur les longs métrages de 1996 et 1997, les enfants présents ne sont pas du tout énervants. Je pense que ça vient de l'époque, ceux des années 70 étaient horripilants à souhait, mais ici ça fonctionne, iels ne sont pas pénibles et prennent de bonnes décisions.

 

Film sympathique, pas impérissable, mais qui fait son boulot. On a droit à de la destruction impressionnante mais moins charmante que si l'attaque d'Okinawa avait été faite en maquette. Des protagonistes auxquels on s'attache. Des effets spéciaux efficaces, une histoire nous indiquant le danger de continuer à polluer (qui ne sert à rien vu que 30 ans plus tard on n'a toujours rien compris). Bref, c'est un bon divertissement, qui peut même, je pense, servir de porte d'entrée dans le monde des Kaiju Eiga. Oui, par contre, n'allez pas de suite vers l'ère Heisei de Godzilla, plus sombre, plus violente et parfois plus clichée aussi. Ou alors préparez-vous. Ici c'est mignon, bien pensé, ça ne nous prend pas pour des imbéciles, et c'est tout ce que l'on demande, surtout que le film divertit parfaitement. J'ai beaucoup aimé et je vous le conseille.

 

@+

 

P.S. : Ah, oui, je fais la blague sur Mosura est une mite, mais effectivement, c'est plus un papillon qui mue en fonction de ses pouvoirs qu'une mite qui mange des vêtements.

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