Cultivons la curiosité
Nouvelle trilogie dans ce mois spécial sur Ashou. Et pas des moindres. Ce qui ne veut pas dire grand chose. Disons que les années 80 avaient tendance à nous offrir pas mal de triptyques cinématographiques. La faute en partie au gros succès des films Star Wars. Même si ce n'est pas la saga galactique qui a créé le genre "trilogie" on va dire, qui n'est pas un genre, mais vous me comprenez, cela aura donné des idées aux studios. Histoire de faire un peu d'argent quoi.
Pourtant, quand "Retour vers le futur" débarque en 1985, il n'est pas prévu d'en faire 2 suites tout de suite. Je voulais faire cette blague depuis un moment, désolé. Donc entre 2 rôles emblématiques de Sylvester Stallone, reposons-nous les muscles sur une comédie fort sympathique, qui va malheureusement annoncer les années Trump. Mais ceci sera pour le deuxième film. En attendant, avant de revenir vers le futur, il faudra aller dans le passé.
Robert Zemeckis met en image son propre scénario co-écrit avec Bob Gale. Produit par Steven Spielberg, sans qui ce projet n'aurait peut-être pas vu le jour. Oh, ici, vous êtes sur Ashou, donc nous ne parlerons pas du fait que Michael J. Fox a remplacé un acteur dont j'ai paumé le nom. Enfin bon, naviguons entre 1985 et 1955, où un jeune adolescent va devoir rattraper son involontaire bévue alors qu'il fuyait des terroristes Libyens. C'est une sacrée histoire. Alors que le film a été vu en version originale sous titrée en français, je vous invite à en découvrir une bande annonce en version française (VF), avec Luq Hamet au doublage.
Vidéo de Ciné-Concept
En 1985, Marty McFly (Michael J. Fox) est un ado comme les autres. À Hill Valley, il mène une vie tranquille, même si il est un peu le Bart Simpson avant l'heure, notamment à l'école. Où le proviseur n'aime pas trop son attitude. Qu'à cela ne tienne, il s’en moque un peu, vu que le lycée est bientôt fini, et qu'il a une jolie copine en la personne de Jennifer (Claudia Wells). Seulement, Marty a un problème avec sa famille. Sa mère sombre dans l’alcoolisme, son père est un pleutre qui se fait maltraiter par son patron, il est tout le temps perdu dans ses pensées d'ailleurs, et il a un frère et une sœur qu'il ne semble pas apprécier plus que cela.
Sa seule échappatoire à cette vie un peu miséreuse (on va dire, même si il n'est pas non plus dans la pauvreté), c'est de rendre visite à son ami l'inventeur un peu foufou Doc Brown (Christopher Lloyd). D'ailleurs, c'est alors qu'il lui rend visite un matin, que le film s'ouvre. On constate que les inventions de Brown ne sont pas ultra précises, et que certaines auraient même besoin d'ajustement. Donc, pas de Doc, mais un coup de fil lui indique que son ami l'attendra cette nuit, vers 1 heure du matin, sur la parking du centre commercial.
On suit son trajet vers le lycée, histoire de poser la fameuse grande place de Hill Valley, qui je pense est bien connue même si vous n'avez jamais vu le film. Enfin bon, tout se passe plus ou moins bien, et voilà Marty en partance pour le centre commercial. Son ami sort d'un fourgon une machine un peu bizarre. Une DeLorean modifiée. D'accord. Le Doc est enthousiaste, il a trouvé un truc de fou, qui va révolutionner le monde.
Einstein servira de cobaye d'ailleurs. Une fois son chien placé dans la DeLorean, et la synchronisation des montres effectuée, c'est parti. Avec une radio commande, Elmett Brown envoie son chien à 88 miles per hour, direction, le futur. On pense comme Marty au début, qu'il a désintégré son chien, mais non. La minute est passée et revoilà la DeLorean avec son passager à bord, dont la montre a une minute de retard. Le voyage dans le temps est possible, et Doc veut désormais y aller, il a tant à voir.
Seulement, nous avions eu vent d'un vol de plutonium un peu plus tôt à la télévision. Vol effectué par des Libyens, qui ont confié ceci à Elmett Brown, dans le but d'en faire une bombe. Mais voilà, on ignore comment, les terroristes ont retrouvé la trace du Doc et l'assassinent. Marty échappe de peu à la mort et s'enfuit à bord de la seule voiture disponible, la DeLorean. Il ne fera pas attention à la vitesse et va se retrouver propulsé en 1955.
Suite à de nombreux événements, Marty va avoir la mégarde d'annuler la rencontre entre ses parents, et pire, sa mère Lorraine (Lea Thompson) va tomber amoureuse de lui. Il devra donc recontacter le Doc de 1955, lui dire de faire attention de ne pas mourir en 1985, rabibocher ses parents, en donnant du courage à George (Crispin Glover) son père, le tout en moins d'une semaine. Car la foudre qui s'abattra sur l'horloge est le seul moyen d'obtenir les 1,21 gigawatts nécessaire pour envoyer la voiture dans le futur.
Alors que nous avions vu la vie en 1985, tout change sans changer en 1955. Le boulot effectué est impressionnant. J'ai vu ce film au mitan, voire un peu avant, des années 90, via la cassette vidéo louée en vidéo club. Et ce fût une claque. La VF est très bonne soit dit au passage. Les effets spéciaux, quoique datés aujourd'hui, étaient impressionnants. L'histoire captivante. Par contre, on pardonnera de nombreuses erreurs temporelles. Pourquoi les pardonnerons-nous ? Car dans la vision du film, et même si ça fait longtemps que je ne l'avais pas vu, on ne remarque rien. Peut-être en vient-on à tiquer sur un ou deux trucs, mais sans plus.
Si les erreurs et paradoxes fourmilleront pour quelqu'un de pointilleux, en le regardant normalement, on ne remarque rien. Les actrices et acteurs semblent s'amuser, et l'histoire s'avère assez bien écrite pour captiver. Ah, si, je crois qu'en terme de paradoxes on a "Johnny B. Goode" notamment, mais passons. Et comme je risque de me répéter, passons à la conclusion.
Le film est certes un peu long, possède des temps plus calmes, mais fonctionne. Il n'ennuie jamais, et offre un excellent divertissement qui, je pense, reste intemporel de nos jours. Mieux, il a atteint le rang des films cultes de la pop culture, où beaucoup de fans espèrent un quatrième opus. Ou non quand on voit les qualités des films qui sont revenus pour un quatrième après une longue pause (coucou la saga Jurassic Park et Indiana Jones, alors que j’ai bien aimé "Jurassic World" [Colin Trevorrow, 2015]). Je pense que la DeLorean a atteint un rang de véhicule culte grâce à ce film. Ce alors que son histoire est passionnante et romancée dans "Driven" (Nick Hamm, 2018).
"Retour vers le futur" est donc un film divertissant, captivant, marrant, qui fera bondir les personnes les plus tatillonnes, mais plaira aux autres. Le film du jour faisait moins rêver que la vision du futur de 2015 dans sa suite, mais ça, c'était quand on regardait la saga dans les années 90. Croyez-moi que vu de 2025, c'est moins sympa. Mais nous en reparlerons demain. En attendant, ce film est un classique, que j'ai beaucoup aimé revoir alors que dans ma tête je crois que c'est celui que je trouve le moins sympa. On vérifiera ça demain et après demain avec ses deux suites. À voir je pense, même en 2025, même avec des effets spéciaux dépassés.
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