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Cultivons la curiosité

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The Punisher (1989)

The Punisher (1989)
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Repartons dans l'univers Marvel si vous le voulez bien. On a déjà vu sur Ashou que ce qui est considéré comme la première adaptation d'un comic book de la Maison des Idées a été le bancal "Howard The Duck" (William Huyck, 1986). Il se trouve que 1989 sera un grand cru pour les super héros, vu que c'est l'année d'arrivée dans les salles obscures de "Batman" (Tim Burton), première vraie bonne adaptation d'un comic book depuis "Superman" (Richard Donner, 1978). Forcément, l'idée de mettre en images un super héros sombre est aussi dans les tuyaux chez Marvel. Et nous voilà donc devant "Punisher" ou "The Punisher" en version originale (désolé, j'ai choisi ce dernier titre par erreur).

 

Sur un scénario de Boaz Yakin, Mark Goldblatt se charge de l'exercice périlleux de la réalisation. Lui qui avait déjà fait "Flic ou Zombie" en 1988. Déjà, j’ai eu un choix à faire. 3 DVD dans cette belle édition, de The Ectasy of Films. Il y avait 3 versions du long métrage disponible, la WORKPRINT, pas trop propre, me faisait de l'œil, mais j'ai décidé de voir le film normal, et de me passer aussi de la version Uncut du DVD 2. Honnêtement, en lançant le film, je me suis dit que je regarderai une autre version plus tard, mais après l'avoir vu, euh... ce ne sera pas pour tout de suite. En tous les cas cette version (à priori limitée à 1000 exemplaires) est très jolie. Et me voilà devant le film classique, de 1h25 environ, en version originale sous titrée en français. Je vous laisse devant une courte bande annonce en version française.

Vidéo de Marvel-World.com

Le générique introductif est affreusement long, sorte de tunnel psychédélique, qui fait penser à l'effet du clip "Seven Nation Army" de The White Stripes (sauf que là ce sont des ronds et non pas des triangles comme dans le clip). Mais en très mauvais. Passons ce tunnel qui nous montre un monsieur avec une mitraillette lourde qui brise parfois des miroirs où apparaissent des gens. On devine que c'est le Punisher (Dolph Lundgren) et que ce sont ses futur·e·s ennemi·e·s qui apparaissent dans les miroirs. Mais ça commence mal.

 

Tellement mal que je ne me souviens même plus du déroulement du film. C'est impressionnant. Bref, on nous parle d'un certain Frank Castle (toujours Dolph Lundgren) qui aurait péri avec sa famille dans une attaque contre l'automobile du foyer. Depuis 5 ans et son trépas, un monsieur tout de noir vêtu assassine des gens de la pègre. 125 en 5 ans, c'est un bon ratio. L'ex coéquipier de Frank, Jake Berkowitz (Louis Gossett Jr.) ne cesse d'enquêter sur ces assassinats. Il pense secrètement que son ami est toujours vivant, caché derrière les traits de cet assassin de l'ombre.

 

En même temps, c'est un peu la panique dans la mafia. Gianni Franco (Jeroen Krabbé) est obligé de revenir pour prendre la tête de cette pieuvre. Il est content et veut la peau de ce justicier. Manque de bol, la mafia a été méchamment affaiblie, et voici Lady Tanaka (Kim Miyori) qui veut récupérer le territoire, en leur laissant des broutilles. Ce qui ne plaît pas trop aux mafieux en place, mais la dame a des arguments qui pètent des bras, donc bon, c'est compliqué.

 

Lady Tanaka, pour bien faire passer le message, va enlever les enfants des mafieux restants, pour mieux éliminer ces gens qui la gêne, comme un caillou dans une chaussure. Seulement, alors que le Punisher est tout content de voir ses ennemis se faire défoncer (la scène du port) par d'autres futurs ennemis, il hésite à s'engager dans la bataille. Mais la vie des enfants est en jeu, ce qui lui remémore ses 2 enfants perdus dans l'explosion de sa voiture. Donc Frank va faire un contrat avec Gianni, il l'aide à sauver les enfants, puis devient le seul à pouvoir lui faire la peau après.

 

J'ai très mal résumé le film, mais c'est parce qu'il ne m'en reste que des petites bribes. Il y a pas mal d'action, de fusillade, de truc qui pète, mais franchement, ça s'oublie vite. C'est mal joué, mal réalisé, et je ne me suis jamais retrouvé pris dans le film. C'est un peu mou, et très typé années 80. On ne craint jamais pour la vie des protagonistes parce qu'on s’en moque en fait. Même les enfants qui sont innocent·e·s je n'arrêtais pas de penser que c'était les enfants des mafieux, donc je ne ressentais pas plus d'empathie que cela.

 

Oui, les scènes d'action sont efficaces, mais elles font beaucoup de bruit j'ai trouvé. Je ne sais pas comment l'expliquer, on ne stresse jamais pour le héros. Et d'ailleurs, nous en venons là au point le plus bizarre du film. Soit Dolph Lundgren joue à la perfection le mec blasé, peu émotif, qu'est le Punisher, soit il s’en fout du film. Je n'arrive pas à savoir précisément si son jeu est parfait et correspond à Frank Castle, ou si c'est juste qu'il en moque et prend son cachet. Là, bah c'est compliqué à savoir.

 

C'est difficile pour moi de dire quoique ce soit de plus sur ce film car, phénomène rare mais qui sonne mal pour ce long métrage, j'ai oublié beaucoup de chose. Alors que je l'ai vu hier, ce que je fais habituellement pour avoir un peu de recul, surtout devant une œuvre que j'ai trouvé bif bof. Ce n'est pas un échec, ce n'est pas mauvais, ce n'est pas horrible, c'est juste moyen. On se retrouve parfois devant la sensation d'être en train de regarder un téléfilm tellement la réalisation, la photographie (de Ian Baker) sont faiblardes. Sans parler de la direction des actrices et acteurs, pas terrible non plus.

 

Le scénario est classique on va dire, le truc qui peut surprendre c'est la radicalité du personnage, qui bute tout le monde. Mais là encore, l'histoire passe. Oui, on a l'impression en 2026 d'avoir déjà vu ça, mais la faiblesse du film ne vient pas de là. Donc que retenir de tout ça ? Les 1h25 m'ont paru longues, très longues. Pas très, j'abuse là. Mais je n'ai pas passé un excellent moment devant. J'ai plus eu l'impression d'être devant un téléfilm fauché qu'un film d'action des années 80. Tout en étant pourtant bien ancré dans cette décennie. Et je ne peux pas vous le conseiller. Si vous aimez les péloches (pour pellicule, support du cinéma avant le tout numérique) d'action, ça peut passer, pour le reste, ce sera bif bof. Pas mauvais non plus hein ? Juste apprêtez-vous à l'avoir oublié le lendemain. Je n'ai pas détesté, mais je n'ai pas du tout aimé non plus.

 

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