L'impitoyable

Publié le par Twinsunnien

Le DVD.

Le DVD.

Voilà, nous y sommes, peut-être n'aimerez vous pas ce mois d'Avril 2017 qui se profile sur ASHOU, peut-être au contraire, aimerez vous ce mois, qui sait? Après avoir enfin obtenu un Oscar (d'honneur donné en Octobre ou Novembre 2016 je sais plus), pour sa participation au cinéma, j'ai décidé de consacrer un mois spécial à Jackie Chan, pourquoi Avril? Car c'est son mois de naissance, et aussi c'est pratique en 2017 ça commence un samedi et termine un dimanche, impeccable quoi. Vous savez, je préfère faire des chroniques cinémas (bien qu'elles ne soient pas de grande qualité) qu'autre chose, j'ignore pourquoi, ça me paraît plus facile, et si je sors de mon chapeau une douzaine spéciale Gamera, ou des semaines spéciales cinéma tout les trimestres, c'est pour me faciliter la tâche. Oui, je suis une feignasse et alors?

Depuis tout petiot j'ai des souvenirs d'un chinois sautillant avec le sourire, je cause bien entendu de Jackie Chan, Le marin des mers de Chine, les Police story, et bien d'autres films dont je n'ai jamais su le nom. En parlant de sautillant, je ne cause pas d'idols hein? Attention!

Je ne vais pas faire sa biographie ou je ne sais quoi d'autre, mais Jackie Chan a été la doublure de Bruce Lee, excusez du peu, voir même son adversaire cascadeur quoi. Mais bon, après ces justifications un peu mauvaises, non carrément mauvaises, je déclare le mois spécial Jackie Chan ouvert, ça va tataner dans les prés! Petite vidéo du premier film que nous allons voir, le plus ancien de ma DVDthèque, mais pas le premier de JC. Oui, les initiales de Jackie Chan donnent JC, je sais, pas une raison pour loler comme des otaries voyons! Vidéo!

Extrait en VF, vidéo de Cinéma(s) à la demande.

Ce film est sorti en 1976, production de Honk-Kong donc, Jackie Chan interprète un muet qui veut acquérir le Kung Fu d'un temple Shaolin afin de venger la mort de son pôpa quand il était petit. Son personnage n'a pas de nom, il se fait nommer "le muet", et ne prononce donc pas un mot. Purée, ça débute fort ce mois, je dis des banalités. J'ai vu ce film en VOST, avec un petit décalage entre le son et l'image j'ai trouvé, mais ne gênant en rien le visionnage du film. En VF il dure 1h30 environ, mais en VO on a droit à 1h43, truc de ouf. Bon, la photographie, le cadrage, et même la réalisation par moment, tout ceci ne casse pas des pieds que les canards n'ont pas, ni même des pattes, mais pourtant, le film possède un attrait certain.

Déjà, la première moitié s'attarde sur l'apprentissage du Kung Fu par des moines Shaolin, nous constatons que Le muet n'est pas très doué, mais il s'accroche et veut à tout prix apprendre cet art guerrier afin d'assouvir une vengeance. On verra plusieurs flashback, avec une image étirée, assez gênant, mais volontaire, histoire de dire au téléspectateur que voilà quoi, c'est un souvenir. On devine que le but ultime est de passer à travers les couloirs des Hommes en bois, sorte de pantins me faisant penser aux Jeux Vidéo de la saga Tekken, les mannequins en bois pour s'entraîner. Seulement il faut faire preuve de courage avant d'obtenir l'enseignement nécessaire pour franchir cette ultime épreuve. D'abord, il faut remplir un grand bac d'eau à l'aide de l'eau de la rivière située en contrebas, avec des cruches trouées et des sandales en fer ultra lourdes, bonjour l'exercice délicat quoi. Ceci afin de faire travailler le bas du corps. Après cette mission accomplie, il faut couper du bois à la hachette, afin de travailler le haut du corps. Tout ceci en suivant les préceptes de Bouddha. Oui, je ne sais pas trop bien ce que veut dire ma phrase là, pardon.

Bon, je le concède, cette première partie est chiante, il y a peu d'action et nous suivons donc notre héro, en apprenant à le connaître, mais aussi en découvrant les gens qui vont l'aider dans sa quête. Heureusement la seconde partie sera nettement plus dynamique. Entretemps Le muet a fait connaissance avec un prisonnier, et contre un peu de vin de riz et des brioches, ce dernier lui apprend l'art du Kung Fu. Mais le côté sombre un peu si j'ose dire, et c'est grâce à la fois au moine bourré mais surtout à la dame accueillie dans le monastère, que notre héro apprendra la partie lumineuse, le côté "bien" du Kung-Fu. Avec 3 maîtres différents, notre héro créera son propre Kung Fu, avec le côté "mal" de son prof prisonnier, le côté disciplinaire avec le moine bourré et le côté "bon" avec la prêtresse.

Résultat, notre héro, au terme d'une scène d'une intensité dingue, sortira vainqueur du couloirs des hommes de bois, et il aura le droit de quitter le monastère. Seulement le moine en chef se doute que Le muet n'a pas acquis un tel savoir seul, et il lui confie une tablette, en cas de besoin. Car le maître prisonnier de notre héro est une grosse racaille en fait, un grand méchant, et c'est là que l'on devine que le scénario va nous sortir un affrontement entre notre héro et son maître. Pourtant, les pistes sont brouillées car à sa sortie du temple, le muet va porter assistance à une jeune fille se faisant agresser, mais attention, ici la meuf ne se laisse pas faire et dérouille les hommes l'agressant, seulement ils sont trop nombreux. Après le passage assez long dans le monastère et l'épreuve finale accomplie, on tombe enfin dans de l'action pure, ça se tatane sec, on pardonne même une réalisation insistant trop sur les zoom dézoom dont Les Inconnus s'étaient servis pour parodier les Sentaï japonais, sisi, ça donne cette impression. Donc notre héro se fait la main sur des petites frappes locale, et va devoir secourir la fille qui se fera quand même enlevée malgré sa force (il est intéressant de voir que les femmes ne sont pas de frêles personnes ici).

Entretemps, le prisonnier s'est échappé, et là on commence à comprendre sa dangerosité, il est en fait le chef d'un clan violent, enfermé depuis 10 ans dans le temple, et qui ne rêve que de se venger. On aura là aussi droit à une scène de combat barge, avec plan large, puis resserrés, avec des sauts de dingues, qui peuvent faire rire par moment tellement la réalisation abuse, mais dans le trip, ça passe je vous assure. Bon, par contre à un moment, y'a un mec qui veut manger tranquille et qui finalement fait chié le monde, très vite on pense que c'est l'assassin du père du muet. On pense, car en fait, après encore un combat épique, il se barre, et on le retrouvera pour le final, assez dingue, avec 2 twists de ouf, que je ne vous révélerai pas, mais j'ai fait "non? sérieux!" puis deux minutes plus tard "oh putain le double twist de ouf", ceci permet au scénario de retomber sur ses pattes, oki, c'est violent à encaisser quand même, mais soyons un peu indulgent, le film date de 1976 hein, et le pire c'est que ça fonctionne, les combats sont dynamiques, impressionnant, le nombre de fois où j'ai dit "oh putain l'enchaînement de fou", c'est incalculable. Le combat final est à la fois hyper classe, et par moment invraisemblable, surtout quand il y a des sauts de ouf, que l'on croit sortis d'un manga alors qu'en fait c'est peut être plutôt ce genre de film qui ont inspiré les mangakas, qui sait? Oh, j'ai oublié, lors de l'épreuve des hommes en bois, pantins en bois plutôt, j'ai revu le jeu The legend of Zelda, avec sa pièce se fermant et nous imposant de résoudre l'énigme (là de force), ou plus tard, quand le moine en chef offre les fameuses tablettes, on croirait voir Link avec les bras au dessus de la tête avec la petite musique. Et tout à l'heure je parlais manga, mais il y a ce côté Shônen, avec le dépassement de soi, mais aussi l'apprentissage permanent, car ne croyez pas que le muet sait tout en sortant du temple, au contraire, il apprendra encore plus, et si le film nous sort le cliché du vieux reclut qui sort un manuel interdit de sa manche avant de mourir on ne sait pas trop comment (j'ai cru à une scène de Kaamelott avec Perceval et ses vieux sur le coup...), et bien une fois de plus ça fonctionne.

Woooh, je vais peut être conclure là. Oui, ce film a plus de 40 ans, et malgré un début mou, il captive tout de même. Ne vous attendez pas à un film avec un humour omniprésent par contre, ici nous en avons peu, il y a plus cette évolution du personnage que l'on suit dans sa quête de vengeance, son abnégation et sa naïveté lui permettront d'acquérir un enseignement riche, à la fois du bien et du mal (du Yin et du Yang donc), tout en trouvant sa propre façon de combattre. Le respect qu'il vouera à son maître altérera son désir de vengeance à tout prix, et si par moment, nous avons droit à de belles scènes bien risibles, l'ensemble est spectaculaire, impressionnant même et surtout captivant. On commence doucement pour finir en apothéose, avec un double twist pourri mais fonctionnant pourtant. Un film de Kung Fu à voir si l'on aime les Shônen et les jeux vidéo avec Link, tant il y a des similitudes je trouve. Sans adorer, j'ai été surpris par ce film, avec des chorégraphies de combat incroyables et spectaculaires, j'ai aimé et vous le conseille malgré son début un peu faible mais nécessaire pour rendre le personnage, même les personnages, principaux attachants, à voir.

@+

Publié dans Cinéma

Commenter cet article

Angelilie 01/04/2017 13:50

toujours un plaisir de flâner sur vos pages. au plaisir de revenir