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Cultivons la curiosité

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Darkman

Darkman
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Les films mettant en scène des super héros (ou super héroïnes) font désormais partie des classiques que l'on peut voir au cinéma. Bon, même si le Marvel Cinematic Universe (MCU) fût mis en pause un petit instant. Il revient en forme en 2025. Une mode qui fût lancée par plusieurs films. "Batman" (Tim Burton, 1989), "Blade" (Stephen Norrington, 1998) et surtout "Spider-Man" (Sam Raimi, 2002). Ce dernier arriva pile au moment où les effets spéciaux étaient assez poussés pour offrir un grand spectacle, avec un Peter Parker virevoltant dans une New York magnifiée par les acrobaties de son nouveau héros.

 

Ces 3 films sont importants, car ils montrèrent que cinéma et comic book pouvaient fusionner et donner un spectacle capable d'attirer du monde dans les salles obscures. Si le premier "Batman" était empreint de la patte de son réalisateur, Tim Burton, "Blade" était plus sanglant et en pleine mode "vampires" , "Buffy contre les vampires" de Joss Whedon, "Vampires" de John Carpenter, un autre film aussi que je ne peux pas citer au risque de vous en révéler le twist de son milieu (qui est réalisé par Robert Rodriguez et scénarisé par Quentin Tarantino), "Spider-Man" va réellement définir les bases du film de super héros/super héroïnes.

 

On le sait, ou non, le film avec l'Homme-Araignée connu moult péripéties (James Cameron voulait le faire dans le premier mitan des années 90). Pour finalement tomber entre les mains d'un artisan du film d'horreur, Sam Raimi. Surtout connu pour sa trilogie Evil Dead. Il se trouve qu'après avoir fait "Evil Dead 2" (en 1987), le réalisateur avait fait le film que nous voyons aujourd'hui, "Darkman" (1990). Un film de 90 minutes, qui va plus nous parler d'un anti-héros qu'autre chose, fortement inspiré du "Punisher", dont la première adaptation cinématographique date de 1989, et est réalisée par Mark Goldblatt. Mais, regardons la bande annonce en version originale, tandis que le film fût vu de cette façon, mais sous titré en français.

Vidéo de Jonathan Froes

Peyton Westlake (Liam Neeson) effectue des recherche sur la reconstitution des tissus humains. Seulement, il n'arrive pas, avec son assistant dont j'ai paumé le nom, à faire tenir cette peau artificielle plus de 99 minutes. Qu'à cela ne tienne, il ne faiblit pas dans ses recherches, et trouvera, au pif, le point important, qui est que sa création ne supporte pas la lumière plus du temps évoqué.

 

Avant de voir Peyton, on nous aura introduit une équipe de malfrats, capable de faire plier le plus gros des bonnets locaux. Malgré l'assurance de ce dernier, on ne pourra que reconnaître que Robert Durant (Larry Drake) est balèze, il arrive à mener ses hommes à une victoire impressionnante, et obtient ainsi les locaux de cet espèce de mafieux local. Ainsi que ses doigts. Durant collectionne les doigts de ses victimes et aime bien fumer le cigare. Espérons qu'il lave bien son coupe cigare après avoir prélevé les doigts de ses victimes.

 

Peyton sort avec Julie (Frances McDormand), qui elle-même travaille pour un magnat du bâtiment de la ville. Louis Strack (Colin Friels) est ce genre de personnage que l'on déteste, typique des années 90, qui veut conquérir la ville avec ses projets de construction qui le rendront encore plus riche. Julie a trouvé un mémo, et ça la chiffonne. On dirait qu'il y a des pot-de-vins qui circulent, et elle en parle à son chef. Ce dernier lui fait bien comprendre que ce mémo doit disparaître, ou sinon elle n'ira pas plus loin dans sa jeune vie.

 

Seulement, le mémo est chez Peyton... compliqué. Qu'à cela ne tienne, Strack a déjà envoyé ses hommes de main, dirigés par Durant, le récupérer. En détruisant le labo de Peyton, et laissant pour mort le jeune scientifique. Même pas mariée, Julie est déjà veuve. Ceci ne veut rien dire, je sais. Seulement, le scientifique a fusionné avec sa peau artificiel, et est retrouvé défiguré, les mains sans peau, dans un coin à sans abris. Ce qui permit à une docteure de faire des expériences. Si j'ai bien compris, elle a annihilé le nerf de je ne sais plus quoi, comme ça Peyton (qui est impossible à identifier) ne hurle pas à la mort.

 

Mieux, comme il ne sent plus rien, son organisme produit sans cesse de l'adrénaline, lui conférant une force impressionnante, surhumaine même. Le petit risque est qu'il perde la tête et devienne violent, ultra sensible et pète les plombs pour rien. Mais pas de soucis, les liens sont solides, et forcément, malgré cette solidité, Peyton arrive à s'enfuir.

 

Dès lors, entre essayer de renouer avec Julie, et la vengeance, Peyton va mener une quête impossible. Il s'aidera tout de même du matériel qu'il a pu récupérer dans les décombres de son laboratoire, et se la jouera "Mission : Impossible" en revêtant divers masques, qui lui permettront d'approcher les malfrats l'ayant laissé pour mort. Toujours avec ce délais de 99 minutes à partir du moment où son nouveau visage est exposé à la lumière.

 

Le film est court et intense. On reconnaît la réalisation de Sam Raimi, complètement folle par moment, surtout quand Peyton se retrouve à perdre la raison. Des mouvements de caméra très rapides, une surimpression qui nous montre les synapses du héros qui s'agitent, la folie qui s'empare de lui, tout y est impressionnant. Pour 1990, on trouvera même des images de synthèses à travers les hologrammes pour constituer les masques.

 

L'action est étonnamment grandement présente. Dès le début on a droit à une fusillade spectaculaire, des explosions. Mais on retrouve tout ça surtout à la fin. On tombe un peu sur le film Noir des années d'avant la seconde guerre mondiale, avec l'espèce de longue veste qui couvre le corps du héros. Enfin, héros, non, du protagoniste du film. Il sombrera peu à peu dans la folie, n'hésitant pas à faire preuve de violence quand il perd la raison. Si les maquillages impressionnent, on ne trouve quasiment pas de sang ici. Surprenant je trouve, mais c'est ainsi.

 

Le tout est bien emballé, et le scénario, sans casser des pattes imaginaires à un canard, est efficace. Mais prévisible. Liam Neeson n'est pas comme on a l'habitude depuis le premier "Taken" (Pierre Morel, 2008). Bon, je sais qu'il a eu beaucoup de rôles différents avant 2008, que c'est un excellent acteur, mais je pense qu'on le connaît surtout pour ce gars normal dont il vaut mieux ne pas chercher des noises. Il joue bien le personnage qui câble, et quand il est sous le maquillage, on perçoit malgré tout ses émotions. Non, c'est surprenant. Les acteurs qui jouent les méchants sont détestables, et donc impeccables. Frances McDormand, seule femme de la distribution (hors figurantes et la docteure) s'en sort aussi très bien.

 

On retrouve dans ce film le côté sombre de "Batman", j'y ai, je suppute, vu une inspiration pour "Kick-Ass" (comic book de Mark Millar et John Romita Jr.) dans le principe du mec normal qui se transforme en héros grâce à son absence de douleur. Même si Kick-Ass ressent encore un peu la douleur hein ? Il y sera surtout question de vengeance et de sombrer dans la folie. Ce que retranscrit parfaitement Sam Raimi je trouve.

 

Au final, c'est une surprise. Je m'attendais à un truc dépassé et ennuyeux, au lieu de ça, j'ai eu un film certes prévisible, mais captivant. On y trouve pas mal d'action, des plans rapidement élaborés qui font penser à "Mission : Impossible" (la série, aussi bien celle des années 60-70 que le retour 20 ans après à la fin des années 80). Le tout est donc plaisant à voir. Sans trouver le film exceptionnel, j'avoue qu'il fait plus que divertir. Il marque, surtout quand on voit ce que nous propose le MCU depuis quelques temps. Même si, une fois de plus, ce n'est pas vraiment un film de super héros, il faut plus le rapprocher du Punisher niveau anti-héros. J'ai bien aimé et vous le conseille, même en 2025.

 

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