Cultivons la curiosité
Il est parfois des œuvres importantes que l'on met du temps à voir. Des films qui font que quand tu es petit, tu ne comprends pas l'intérêt de voir des taupe avec des pistolets. Puis tu comprends. Tu commences à te dire que oui, la blague n'est pas drôle, mais il faut bien voir ce film culte un jour ou l'autre. Surtout avec la récente sortie de sa suite, "Top Gun : Maverick" (2022, Joseph Kosinski). Il fallait bien remonter tôt ou tard au mitan des années 80, en pleine guerre froide (oui, bon, ça commençait à se détendre le slibard), pour comprendre l'importance de mettre en avant la NAVY étasunienne. J'ai toujours cru que c'était les bateaux moi, mais il est vrai que le porte-avions fait partie de l'arsenal de la NAVY.
Wah, j'ai la chanson des Village People en tête maintenant. Êtes-vous prêt·e·s à monter dans le joli avion pour s'envoyer en l'air ? Garantie sans blague concernant une éventuelle taupe au guichet, ni même des pistolets qui seraient tenus par des petits animaux fouisseurs. Non, non, ici c'est très sérieux. Donc de 1986, réalisé par Tony Scott, co-scéanrisé par Jim Cash et Jack Epps Jr. embarquons dans l'univers fascinant des pilotes d'avions qui vont super vites et qui font la guerre. Bande annonce en version française de la cassette vidéo (ça ne nous rajeunit pas).
Vidéo de Otto Rivers
Ce film fût vu en version originale sous titrée en français, et dure environ 1h50. Et comme son nom l'indique, nous allons suivre l'élite des pilotes. Mais avant ça, retour de mission dans l'océan Indien. Deux équipes viennent de croiser des MiG, les avions des méchants pas gentils soviétiques. Une rareté, qui fera perdre ses nerfs à Cougar (John Stockwell). Au moment d’apponter, c'est la panique, et Maverick (Tom Cruise) n'hésitera pas à relancer les moteurs pour aider son ami à rentrer sauf.
Cet épisode fait que Cougar abandonne. Il a vu la mort de trop prêt, pense à sa famille, et rentre à sa maison. Pratique, ceci libère la première place pour intégrer le stage à Top Gun. Et c'est Maverick et son navigateur Goose (Anthony Edwards) qui l'obtiennent. On devine que le premier est ultra talentueux, mais trop indiscipliné pour faire carrière dans la NAVY. Cependant, le voici tout apprêté pour suivre ce stage et devenir le meilleur.
Il devra affronter Iceman (Val Kilmer), le meilleur de la promotion, dans une compétition saine, mais ferme. Ceci poussera Maverick à oublier son passé. En effet, il ne se remet pas de la disparition de son père, lui aussi pilote, dont il ignore tout, secret défense oblige. Ceci ne l'empêchera pas de rencontrer Charlie (Kelly McGillis), avec qui une histoire d'amour pourrait bien débuter.
C'est super mal expliqué j'avoue, mais reconnaissons que le scénario ne vole pas haut... il faut vraiment que j'arrête avec les jeux de mots, je ne suis pas doué. Donc, assez simple, le scénario va nous parler de l'élite de l'élite du meilleur de la crème. Des jeux loups qui ont les dents longues et veulent prouver qu'ils sont les meilleurs.
On va donc suivre leur programme, en apprenant plus sur Goose, Maverick, le père de Maverick, jusqu'à ce qu'un malencontreux accident mette en péril la carrière de notre duo. Dès lors, Maverick va douter, perdre sa joie de voler, et peut-être renoncer. Seulement Viper (Tom Skeritt), qui a volé avec le père de Maverick, sent qu'il a quelque chose. La fin offre ce que l'on voulait voir depuis le début, un dogfight, combat aérien, contre les pas gentils MiG.
Et que dire. Déjà, la musique est marquée pop des années 80, c'est assez marrant. Mais ça fonctionne bien avec l'ambiance du film. Qui ne semble absolument pas se passer pendant la guerre froide. C'est étonnant. Car hormis le début et la fin, on est tout le temps en Californie, en train de suivre cette lutte fratricide pour gagner le titre de Top Gun. Avec les doutes que cela peut provoquer.
Ensuite, les images sont très jolies, le BluRay est parfait pour ça, mais les phases aériennes, bien qu'impressionnantes, sont brouillonnes. Difficile de bien suivre la position des avions quand on n'a que le ciel comme repère. Je vous assure qu'à la fin, on ne comprend pas comment les ennemis passent de 2 à 6 en 1 minute. Il en va de même sur l'exercice qui provoquera un accident, genre pourquoi Iceman ne dégage pas la vue à Maverick, ou alors pourquoi il ne feint pas le tir ? Ce n'est jamais expliqué, résultat, on ne pige rien.
C'est un peu ça "Top Gun". Belles images, une musique sympa, une ambiance très gay friendly (le match de Beach Volley, les nombreuses scènes dans les vestiaires), et un aspect brouillon qui n'empêche pas d'en prendre plein la vue. Je trouve que le film est assez surcoté en vérité. On va essentiellement suivre Maverick, essayant de chasser le fantôme de son père, ce qui explique un peu son aspect tête brûlée, et qui ne respecte pas l'autorité de ses supérieurs. Il rencontre une dame, ils sont en amour. Il y a un moment dramatique qui remet en question sa carrière de pilote, pour mieux défoncer les Soviétiques à la fin, non sans avoir douté pendant le combat.
Au final, ce n'est pas un mauvais film. Je dirai qu'il est très typé années 80. Et que vu d'aujourd'hui, il n'a rien de spectaculaire. Pire, les phases qui devraient être impressionnantes sont brouillonnes, ce qui gâche un peu le plaisir. En ayant aimé le voir, j'avoue que de là à en faire un film culte, c'est y aller fort. En 1986 oui, mais pas en 2025. Ce n'est pas spécialement un film indispensable à voir. Disons que si vous aimez les avions, les hommes torse-nus, et la musique pop des années 80, vous passerez un bon moment. Les autres vous ne trouverez rien d'impérissable ici. Il est sympa, mais sans plus. Je l'ai pourtant aimé, mais sans plus. Et je n'ai pas de vanne pour clore cette chronique. Désolé.
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