Cultivons la curiosité
Asseyez-vous je vous prie. Quoique normalement, si vous lisez ces lignes, vous devez avoir le popotin posé sur quelque chose. Aujourd'hui, c'est compliqué. Mais débutons cette introduction. L'œuvre de Stephen King a toujours plu au cinéma. Il faut dire que ses romans (ou nouvelles) horrifiques sont ancrés dans le réel, et y ajoute un brin de fantastique qui rend l'histoire horrible. Ou terriblement visionnaire avec "Running Man" (1982) par exemple. Seulement, dans les adaptations sur écrans, petits ou grands, il y a à boire et à manger. En gros, cette expression de vieille personne signifie que c'est parfois pas mal, mais souvent nul. Bon, c'est plus nuancé normalement, mais pour ce dont nous parlons aujourd'hui c'est parfait.
"The Monkey" est une nouvelle qui parait en 1980 dans le magazine Gallery. Bon, je la connais surtout parce qu'elle est dans le recueil de nouvelles "Brume" (1985). C'est l'histoire d'un jouet, en forme de peluche de singe, qui peut jouer des cymbales. Sauf que lui, quand il joue des cymbales, des personnes meurent. Donc nous voilà en 2025 avec une tonne d'adaptation du travail de Stephen King au cinéma. "Running Man" (Edgar Wright), "Marche ou crève" (Francis Lawrence) et donc "The Monkey" (Osgood "Oz" Perkins). C'est ce dernier que nous voyons aujourd'hui. Et franchement restez bien assises et assis. Oh, d'abord la bande annonce en version française tandis le film fût vu en verison originale sous titrée en franaçsi.
Vidéo de Metropolitan Films
Osgood Perkins scénarise aussi au fait, et nous voilà devant des images qui bougent pendant 1h38... Mais tout débute par Petey Shelburn (Adam Scott) qui ramène un jouet dans un bazar. Le propriétaire lui indique qu'il ne rembourse pas les jouets, sauf que Petey insiste et indique que c'est une arme du Diable (ou un truc du genre, je ne sais plus le terme). Et là on constate que quand le singe baisse enfin son bâton sur le tambour, bah une mort intervient, en l’occurrence celle du propriétaire du bazar.
Hal et Bill (Christian Convery pour les 2 rôles jeunes) sont jumeaux. Et Petey c'est leur papa. Loïs (Tatiana Maslany) les élève seule, vu que le père est parti acheter des cigarettes et n'est jamais revenu. C'est Hal adulte (je citerai le nom de l'acteur plus tard) qui nous conte tout ça, comme un narrateur nous expliquant des choses qui pourraient nous échapper. Genre que Bill est un enfoiré avec lui, tout ça parce qu'il a 3 minutes d'avance et a mangé le placenta. OK.
On ressent d'entrée, avec l'introduction dans le bazar et la présentation des personnages, que le ton se veut comique et horrifique. Mais bon, sur le boitier du BluRay il y a inscrit "Très Gore et très gratuit", bah oui, voilà, entre ça et la phrase d'accroche toujours de la boîte du BluRay, "Avec lui, c'est la mort ouf", on a le ton. Mais rien ne nous prépare à la suite. Même si on sent un problème de ton, de mise en scène et de direction des acteurs et actrices, on se dit que nous sommes face à un film d'horreur moyen. Non, ce n'est pas ça du tout.
Mais continuons l'histoire. Hal est fasciné et effrayé par le singe. Alors quand, difficilement, le rapport entre les morts violentes et le fait que le singe se mette à jouer du tambour est enfin fait, les jumeaux vont tenter de s'en débarrasser. Entretemps je vous passe les brimades subies par Hal, le fait que Bill est un connard avec lui, le premier enterrement avec un prête totalement à l'ouest. Passons. Car on retrouve enfin Hal adulte (Theo James, qui joue aussi le rôle du jumeau Bill pour info). Il va enfin voir son fils Petey (Colin O'Brien), qu'il a décidé de ne voir que lors de son anniversaire, pour conjurer la malédiction du singe qui semble pouvoir réapparaître auprès des Shelburn (nom de famille des jumeaux) mâles.
Là, j'avoue ne rien avoir compris. La mère de Petey (Laura Mennel), oui, elle n'a pas de prénom, est désormais avec un mec qui s'autoproclame père parfait, qui a écrit des livres, des tonnes de livres dessus. Il est joué par un Elijah Wood sous produits, ce n'est pas possible autrement. Donc Ted (le personnage de Elijah Wood) va adopter Petey, parce que ce n'est pas possible de choisir volontairement ne voir son fils qu'un jour pas an. Résultat, voilà Hal qui part se faire des "souvenirs" avec son fils. Ce dernier veut faire son arbre généalogique mais n'arrive à ne rien tirer de son père.
Bon, la maison dans laquelle Hal et Bill ont grandi est vendue, la tante Ida (Sarah Levy) mourant dans des conditions affreuses. D'ailleurs c'est Bill qui lui a transmit l'information il me semble. Et Hal va constater que les morts recommencent. Bon, en fait c'est Ricky (Rohan Campbell) qui l'avait récupéré lors d'un vide grenier, et finalement revendu à Bill. Je parle du fameux singe bien entendu. Putain, pardon du gros mot, mais j'ai la flemme de vous raconter le scénario, mais on continue, Bill se sert du singe pour tuer son frère, mais décime la moitié de la ville... Ricky lui il aimerait bien le singe, je ne sais pas comment il a su pour son pouvoir (je me suis souvent endormi pendant le film, pas longtemps promis mais j'ai dû louper des phrases), mais en bref, on se retrouve avec un final qui met Bill, Hall et Petey dans la même pièce. car Ricky meurt de façon atroce.
Je vous raconte la fin, parce que de toute façon je ne vous conseillerai pas ce film. Bill meurt, Hal et Petey promettent de garder le singe dans la famille, de ne jamais l'abandonner, alors que le conté est en feu, un avion s'est écrasé un peu avant, puis... putain l'image de fin c'est un bus qui voit ses occupants décapités par un camion qui passe trop près. Après quelle idée de sortir vos têtes du bus aussi. Et c'est enfin fini.
Allez, on est parti pour les références. Déjà, c'est archi blindé raz la gueule de références à l'univers de Stephen King. Genre si vous cherchez sur internet les références faites dans ce film à l'univers du romancier du Maine, je suis certain qu'il y a une tonne (flemme de chercher perso). Ensuite, nous sommes face à un mélange de... accrochez-vous, "Destination Finale" (James Wong, 2000), "Happy Birthdead" (Christopher Landon) que je n'ai pas vu, mais pour le côté mort comique. Ensuite, j'en avais d'autres mais je les ai paumées.
Mal joué, mal réalisé, avec des scènes absolument pas effrayantes, ni drôles, on se retrouve face à un truc. La photographie est bof, le scénario imbitable, la distribution est absente. Bref. Si je devais résumer ce film, je vous dirai que dans mon top des films les plus mauvais jamais vus, il arrive en deuxième position derrière "Alone in the dark" (Uwe Boll, 2005). J'ai le même ressenti, la sensation d'avoir perdu du temps à voir ça. C'est mou, on s'endort devant, les dialogues sont chiants, inutiles mêmes, on ne s'amuse même pas à chercher les références parce qu'on s'emmerde devant. Ce n'est pas un Nanar, il n'y a aucun plaisir à la voir. Un navet, oui, mais bien pourri, celui a traîné dans la cave depuis 20 ans.
Comment vous voulez que je termine cette chronique ? Sérieusement, faut bien être assise et assis pour encaisser la pauvreté du truc. Je suis rarement méchant avec ce que je vois, lis, joue ou écoute. Mais là, c'est affligeant de nullité. Comment un truc comme ça a pu être produit ? Je lis des critiques sur Allociné notamment, et au final personne ne semble le trouver aussi affligeant que moi. Ah, si quelques critiques. Bon, il doit y en avoir un paquet puisque à ce jour (lundi 6 avril 2026) il se tape un 2.2/5 de moyenne, ce qui est énorme je trouve. À priori je suis passé à côté de la satyre. OK. Sachez une chose, je le déconseille fortement, oubliez-le, il existe une tonnes, un milliard même, de films bien meilleurs à voir. J'ai détesté.
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