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Cultivons la curiosité

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Cube

Cube
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Aujourd'hui nous allons remonter un peu en arrière. C'est en 1997 que Vincenzo Natali réalise son premier long métrage. Il en écrira aussi le scénario avec Graeme Manson et André Bijelic. Comme pour toute première œuvre, le Canadien n'obtiendra pas un immense budget et devra faire avec l’astuce du huis clos afin d'offrir un thriller de survie plus qu'étonnant.

 

Vu en version originale sous titrée français sur Netflix, je connaissais déjà ce film. Je pense que ma première (et unique) vision se fit en cassette vidéo, ou DVD, mais quelques années après sa sortie au cinéma. C'est donc en ayant l'image de fin en tête (un personnage entrant dans une lumière blanche intense) que je relance ce film, dont vous pouvez en voir la bande annonce ci dessous.

Vidéo de Otto Rivers

Imaginez. Vous vous réveillez. Vous ignorez où. Pire, vous portez des vêtements de prisonnier/prisonnière. Tout paraît froid, industriel, malgré des lumières colorées. Vous ouvrez une des 6 portes présentes sur les 6 côtés de cette pièce. Elle donne sur un lieu similaire, à la lumière différente cependant. Vous y entrez. Et là. Rien. Vous ne pouvez plus bougez. Le piège qui vient de vous découper en Apéricube était quasiment invisible. C'est fini.

 

Voilà comment le film du jour s'introduit. Donnant le LA d'entrée. Ce sera une histoire de survie, un peu hasardeuse, vu qu'aucun indice ne vous aidera à savoir le piège qui vous attend. On constate que le côté malin de la réalisation permet d'avoir un plateau de tournage sommaire (genre 2 cubes, voire 3), et, comme la plupart des œuvres en huis clos, de tout baser sur sa distribution et ses personnages.

 

Car nous allons découvrir Quentin (Maurice Dean Wint), qui arrive dans une pièce de lui-même. Celle-ci est occupée par un homme inanimé. Plutôt dans les vapes on va dire. Worth (David Hewlett) se remet péniblement du choc subit à la tête. Et voici Holloway (Nicky Guadagni) puis Leaven (Nicole de Boer). Ce petit monde essaye de comprendre ce qu'il fait ici, leur dernier souvenir. À priori enlevé.e.s durant la nuit, leur condition de prisonniers les angoisse un peu, ce qui est logique.

 

Puis arrive Rennes (Wayne Robson) qui fait son affaire tranquillement avec ses chaussures. Montrant que la salle d'à côté est piégée par un lance flamme. Alors, ici, il faudra m'expliquer comment il a passé les autres pièces sans l'aide des chaussures, car on peut supposer qu'il les enlève pour la première fois là. Passons. Le fait est que le coup de la chaussure est efficace, jusqu'à un certain point.

 

Dès lors, chacun va chercher la raison de sa présence ici. Non pas pour des faits de violences ou de méchanceté, mais bien pour la survie. Il y a une docteure, un policier, un architecte, un as de l'évasion et une étudiante... en mathématiques. Leaven va ainsi trouver une astuce à base de nombres premiers. Car les entrées des cubes possèdent un identifiant avec 3 groupes de 3 chiffres.

 

Dès lors, tout le monde avance bien, jusqu'à tomber sur un nouveau personnage. Plus le temps avance, plus la tension monte, et la peur de mourir, ou plutôt de rester coincer ici, se fait ressentir. Vu que dans cette volonté de savoir le pourquoi du comment, un personnage avoue quelque chose d'assez surprenant. Malgré ça, qui dirige cette expérience ? Les extraterrestres, le gouvernement, un riche qui s'ennuie ?

 

Plus le groupe avance et déjoue les pièges, plus il se rapproche d'une réponse. De la réponse du moins. Comment sortir ? Le plus pénible étant ce bruit plus ou moins présent qui se fait entendre à intervalle régulier. Et qui aura son importance à la fin. Mais arrêtons ici. Sachez que la résolution se fera à travers des théories, non, des règles mathématiques, celle des nombres premiers, des puissances, mais aussi de la permutation. Ce qui est techniquement ultra complexe à comprendre.

 

Et qui dit complexité à comprendre, dit incohérences. Lors du premier visionnage, porté.e.s par le film, on ne remarque rien... bon, plus de 20 après pour la seconde vision c'est pareil. Mais je pense qu'en le voyant 2 fois d'affilée, il est possible de voir plein de choses qui ne vont pas. Comme, par exemple, le fait que Rennes ait pu passer sans ôter ses chaussures.

 

Le film fonctionne. La réalisation montre le malaise des personnages, la panique aussi. Mais le mieux reste ce scénario. Inutilement complexe à comprendre pour comprendre ledit cube, il nous dépeint une société humaine malade. Incapable de fonctionner en société justement. Alors que les qualités individuelles du groupe permettraient d'avancer, et donc de survivre, l'angoisse de l'enfermement empêche cela.

 

Si on peut y voir une sorte de comparaison avec la condition des personnes détenues en prison, il est possible de voir plus grand, et justement, de parler de la société en général. Qui voit trop souvent l'individualisme prendre le pas sur la fraternité ou le groupe. Je n'arrive pas bien à l'exprimer. Il est d'ailleurs ironique de faire cohabiter le policier avec l'as de l'évasion.

 

Petit film efficace dans sa mise en scène, son jeu d'acteur et actrice, et son scénario (dont il ne faut pas non plus chercher les incohérences), "Cube" est un huis clos assez angoissant, surtout qu'on s'attache forcément à un des personnages, qu'importe lequel. Malgré quelques longueurs au niveau de certains dialogues (la théorie complotiste de Holloway est assez lourde, quoique participant à l'ambiance), le tout arrive à être asphyxiant lors de scènes bien tendues. Qui ne concernent pas forcément les pièges du cube, et c'est bien là le plus choquant.

 

Pas spécialement indispensable, "Cube" est un film de survie, en huis clos, bien emballé, qui fait penser à ce que sera "Saw" de James Wan et Leigh Whannell. Si vous voulez voir quelque chose de légèrement complexe à comprendre, qui offre de bons moments de tension, "Cube" est pour vous. Les 90 minutes passent rapidement. Par contre, la fin laissera dubitative et dubitatif. Personnellement, j'ai bien aimé.

 

@+

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L
Je n'avais strictement rien compris à ce film je crois !
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