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Cultivons la curiosité

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Insidious

Insidious
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Le duo Australien Leigh Whannell et James Wan fait partie des personnes qui ont relancées l'attrait des films d'horreur au cinéma. Mais genre une horreur qui fait bien flipper sans utiliser le gore comme outil pour effrayer les gens. Vous connaissez forcément "Saw" (James Wan, 2004), et je parle du premier film d'une saga qui s'est justement perdue dans le gore. Et bien avec Wan à la réalisation et Whannell au scénario, nous avions une sorte de renouveau du cinéma d'horreur psychologique.

 

Ainsi, après avoir vu "Dead Silence" (2007) et "Death Sentence" (2007 aussi), je pouvais déjà dire que James Wan était mon réalisateur préféré. Certes, une fois à Hollywood, il s'est un peu perdu, mais ses "Fast and Furious 7" (2015) et "Aquaman" (2018) ne sont pas siiiiii pourris que cela. Ils sont même plutôt bons pour en fonction qu'ils sont intégrés dans des sagas installées depuis des lustres (celle de Fast pour le premier et le DC Universe pour le second). Je n'ai pas vu "Aquaman et le Royaume perdu" (2023) qui, si j'en crois les critiques, serait le plus mauvais film de Wan.

 

Passons, car en ce mois spécial horreur, je me suis rendu compte que dans la filmographie du réalisateur sus-cité, j'étais passé directement à "Conjuring : Les dossiers Warren" (2013), en oubliant "Insidious" de 2010 au passage. Sur ce film, James Wan réalise et Leigh Whannell scénarise. Nous verrons d'ailleurs que si les 2 derniers films cités ne sont pas dans le même univers, ils ont des points communs. Mais regardons donc ce long métrage de 1h38, dans le noir si possible, et en ayant le palpitant prêt à s'affoler à la moindre apparition bizarre. Je vous laisse avec la bande annonce en version français tandis que le film a été vu en version originale sous titrée en français.

Vidéo de Wild Bunch

Tout débute par un enfant qui rompiche. Il est tranquillou, pionçant comme jamais. Oh, c'est du noir et blanc au fait. Et on se déplace dans le couloir où une étrange apparition intervient, histoire de bien se chier dessus d'entrée. Puis, on se focalise sur une femme réveillée par le ronflement de son mari. L'image revient à la couleur et on devine que le couple vient d'emménager dans une nouvelle maison. Ce qui me fait dire ça ? Les cartons de partout. Ceci me fait penser que je n'ai pas encore fini d'emménager, mais passons. J’ai le ménage aussi à faire. Flemme. Passons là aussi.

 

Oh, mais en fait le couple est à la tête d'une petite famille, 2 garçons et une petite fille encore en bas âge. Renai (Rose Byrne) regarde d'anciennes photos d'elle, et son aîné, les yeux encore mi-clos, lui demande pourquoi il n'y a pas de photo de son papa ? C'est ainsi, il est un peu bordélique et perd tout. Dalton (Ty Simpkins), l'aîné donc, de quoi, 8 ans je dirai, n'aime pas trop sa nouvelle chambre. Mais ça va passer avec le temps lui promet sa maman.

 

On découvre ainsi le bébé, et Foster (Andrew Astor), le cadet. Josh (Patrick Wilson) part pour le lycée où il donne des cours, et on constate que Renai est une artiste de la chanson. Seulement, un événement bizarre, dans le téléphone à bébé, va se faire entendre. Je n'ai pas voulu dire babyphone, mais avouez que c'est ridicule en français. Le bébé est agité en ce moment, et, de plus, un bruit étrange se fait entendre au grenier. Alors là je n'ai pas pigé si c'était la chaudière, mais bon, passons encore.

 

Bon, plus tard Dalton fait les aventures, va au grenier et se fait mal, mais genre, un gros bobo à la tête. Petit problème, alors que les nuits, des choses bizarres semblent se passer dans la maison, le lendemain, l'ainé ne se réveille plus. Son corps fonctionne bien, juste, il n'est pas là, son esprit, est ailleurs, il n'a pas le temps (j'espère que vous avez la référence de la chanson de Faf Larage, sinon j'ai l'air stupide, remarquez, ça ne change pas de d'habitude).

 

Seule dans cette grande maison, Renai devient de plus en plus stressée et inquiète. Elle entend des voix et voit des entends... des choses pardon. Pire, des sortes de fantômes assez effrayants se balades parfois, de quoi foutre la flippe et faire que Renai implore son mari de quitter cette maison du Diable. Donc, nouvelle maison. Où l'on découvre Lorraine (Barbara Hershey), la belle-mère de Renai. Qui semble la croire sincèrement. Pas dans le genre à vouloir la rassurer tout en la croyant folle, nope, Lorraine croit sa belle fille.

 

Et alors que les apparitions deviennent de plus en plus rapprochées et virulentes, que Renai demande de l'aide à son mari qui fuit dans le travail car ne sachant comment réagir, Lorraine va expliquer qu'elle connaît quelqu'un. Une Elise (pas Lucet hein). Mais avant tout, il va falloir faire preuve d'ouverture d'esprit, et laisser sa petite équipe s'assurer qu'il ne s'agit pas d'hallucinations dues au gaz ou au champ électrique. Tucker (Angus Sampson) et Steven (Leigh Whannell, oui, le scénariste lui-même) font des prélèvements audios et vidéos, avec des outils bizarres. Ici, alors que le film était très sérieux et faisait vraiment flipper, on ajoute, le temps d'un instant, un petit peu d'humour avec ce duo qui est assez rude je trouve.

 

Bon, c'est officiel, Elise (Lin Shaye) peut venir, et c'est même assez grave. Elle ne va pas exorciser l'enfant, mais bien aider à comprendre où est l'esprit de Dalton, et on découvrira même quelques révélations sur le passé de Josh, qui est pourtant le plus  réfractaire à ses histoires de plan Astral et tout. Le final est littéralement un train fantôme, qui change de rythme et est asphyxiant. Le tout est brillamment réalisé, mêlant jumpscare, saut de peur, non, en français c'est naze, et ambiance posée qui pousse la crotte... pardon, qui mène la taupe au guichet assez rapidement.

 

Et donc oui, "Insidious" est un film d'horreur sérieux, efficace, bien réalisé, bien scénarisé, bien interprété. On peut y trouver un mélange de "L'Exorciste" (William Friedkin, 1973), des films gothiques de la Hammer, avec une ambiance bien angoissante posée, et un jeu sur la photographie (excellente de David M. Brewer et John R. Leonetti) et les effets de brume assez saisissants. Il n'est pas gore du tout, mais joue sur de nombreuses peurs. Celles des fantômes, des monstres. D'ailleurs, en évitant de trop en dire, j'ai vu un peu de "Death Note" sur un point précis. Oui, le manga de OBATA Takeshi et ÔBA Tsugumi. Mais en carrément plus flippant.

 

Les 98 minutes passent très rapidement, et pendant un moment on se demande si Renai n'est pas vraiment folle, sauf que c'est rapidement désamorcé un peu avant la moitié du film. La fin est asphyxiante, parfaite. Bref, j'ai adoré et je vous le conseille chaleureusement, sauf si vous n'aimez pas les vrais films pesants qui font flipper. J'ignore ce que valent les suites, juste le deuxième film, je le verrai tôt ou tard car il est aussi réalisé par James Wan, pour le reste, nous verrons bien. Ultime point, il est rigolo de voir à quel point "Conjuring : Les dossiers Warren" a des points communs avec le film du jour, qui vont bien plus loin que l'acteur principal. J'ai adoré.

 

@+

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