Cultivons la curiosité
Parfois, on prend des films sans trop savoir ce qu'ils racontent. Tombant sur de bonnes ou mauvaises surprises. Pour le film du jour, j'ignore ce qui m'a poussé à la prendre en BluRay. Je pense que j'ai dû faire une commande avec les Basket Case, et que comme "Phantasm" possède plusieurs suites, pourquoi ne pas voir ce que donne le premier long métrage ? Oui, parfois, souvent même, c'est un peu stupide. Mais bon, nous voilà face au très joli BluRay de ESC Films. Sur la pochette on voit un monsieur pas très aimable qui tient une sorte de boule de pétanque lisse dans ses mains. Sauf que cette dernière est encore moins amicale que son possesseur, vu qu'elle a un tire bouchon et deux griffes qui sortent.
Bon, je n'avais pas regardé la bande annonce, peut-être cela m'aurait-il mis la puce l'oreille quand à la qualité du film ? Je ne sais pas. Vous la verrez en version originale non sous titrée, alors que le film a été vu ainsi, mais avec les sous titres français. La bande annonce révèle beaucoup de choses du film je trouve, donc à vous de voir si vous voulez voir quelques révélations ou non. Réalisé et écrit par Don Coscarelli, qui donne son nom au film, ce dernier semblant être "Don Coscarelli's Phantasm". Oui, bah le gars en 1979, il en a de drôle de fantasmes. Mais petite bande annonce avant. Au fait, le film dure 1h26.
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Bon, bah ça commence bien, dans un cimetière digne de "Buffy contre les Vampires", on constate que deux personnes jouent à zizi panpan. Je voulais dire forniquent, mais j'aime bien le terme zizi panpan, que j'ai dû apprendre en lisant les sous titres de la série "Black Adder" diffusée en version originale sous titrée en français sur Arte il y a fort longtemps. Mais donc, un couple caucasien hétérosexuel pratique du sport en chambre, mais pas dans une chambre. Oh, plan mononichon, avant de constater que la jolie blonde (Kathy Lester, le personnage étant simplement nommé "la femme à la robe lavande") va poignarder son fécondeur. Ah, ça ne se dit pas ? Zut. Bref, elle le tue, et juste avant, alors que l'on se rapprochait de son visage, biiiim, elle prend le visage d'un vieux monsieur, de quoi vous la couper je vous dit.
Bref, Tommy (Bill Cone) est malencontreusement décédé, et le puceau que je suis se disait que c'était tout de même une mort honorable. Mais là n'est pas le sujet. Car sans transition, nous voici dans le même cimetière, à suivre un dialogue entre Jody (Bill Thornbury) et Reggie (Reggie Bannister), les meilleurs potos for life de Tommy. Ils assistent à ses funérailles. Sans Michael (A. Michael Baldwin), le petit frère de Jody, déjà assez traumatisé par la morts de leurs parents, qui reposent justement dans le grand bâtiment à côté du cimetière. Reste que Jody il va faire coucou à ses parents, au lieu où ils reposent, et un grand monsieur, Le Grand Homme (Angus Scrimm) de son nom que bon, Coscarelli n'a pas cherché trop loin, donc il vient avertir Jody qu'il faut venir dire adieu à Tommy.
Alors bon, il y a un problème de montage, car ça va hyper vite dans les transitions, et on retrouve Michael qui fait de la moto dans le cimetière. Moto qui cale. Mais ceci permet au jeune garçon de voir que Le Grand Homme il est balèze. Au lieu d'enterrer Tommy, enfin, le cercueil de Tommy, comme son rôle de fossoyeur et d'agent funéraire lui impose, bah il prend le cercueil sous le bras, le met dans son joli corbillard et rentre à sa maison... Ah ouais, quand même.
Bon, on devine que Michael et Jody sont très liés, forcément, être orphelins impose de se serrer les coudes. Mais le grand décide de faire une virée en ville en laissant le plus jeune à la maison. Jody va se dégoter une p'tite blonde, peu farouche, qui va le mener dans le cimetière pour... enfin bon, c'est la femme à la robe lavande, et là, plan double nichons, donc je ne vous fait pas un dessin. Seulement, pendant que, littéralement, Jody arrache sa culotte avec les dents, il voit Michael passer derrière lui en courant et hurlant comme un dératé. Le coquinou avait suivi son grand frère et essayait de se rincer l'œil, avant qu'il ne se fasse attaquer par un Ewok... alors non, mais une petite personne encapuchonnée. Ce qui lui a provoqué une chiasse, au point de courir vite de peur.
Bon, finalement Jody ne lui en veut pas, mais il lui demande de rentrer et de ne plus avoir peur. Quand il retourne au cimetière, la dame est partie. Bon, bah tu te la mets derrière l'oreille mon grand. Reste que c'est bizarre ce qu'il se passe ici. Michael, il veut en savoir plus, en avoir le cœur net, surtout qu'une voyante lui a foutu la flippe en lui disant des trucs bizarres. Proches de la réalité. Michael il va aller chez le monsieur très grand là. Et il va découvrir ce qu'il se passe. Quitte à se cacher dans un cercueil (vide je précise). Et là, il va se faire repérer par une boule chelou, qui va tuer un homme devant ses yeux. Alors que le sang gicle, pouf, plus rien par terre. Mais le grand monsieur a repéré Michael.
Là c'est la course pour fuir, et il va tomber sur des petites personnes encore encapuchonnées, qui vont essayer de l'agripper. heureusement, il a pu prélever un doigt du grand monsieur, pour le montrer à son frère. Un doigt qui, quand Reggie va venir faire coucou le lendemain, va se transformer en grosse mouche. OK. Mais bon, c'est officiel, il y a un truc qui ne va pas chez le croque mort, et il faut y aller lourdement armé. Seul pour Jody. Bon, là, j'arrête de parler du film, parce que d'une part, c'est flou, et d'autre part, on s'ennuie un peu. Certes, on découvrira ce que fait le Grand Homme avec les cadavres, le coup de la dimension parallèle tout ça, il va y avoir un fort vent, puis une lutte contre cet ennemi, mais franchement, on s'ennuie.
Le film est pourtant court, mais comment dire, il ne se passe pas grand chose. Les scènes vraiment terrifiantes se compte sur le zizi d'un monsieur... ah, la métaphore pas ouf, pardon, mais hormis quand Michael se fait surprendre par les nains en capuche là, dans le sous sol (ils sont nommés ainsi, des nains), je ne m'y attendais pas, donc j'ai sursauté. Mais c'est tout. La sphère, pourtant concept intéressant, n'est pas présente du tout, ou si peu. Le sang est orange, jaune pour le Grand Homme et ses créatures... et la fin se fout de notre gueule. Oui, il faut bien introduire les 4 suites qui viendront (le deuxième film mettra 9 années à voir le jour), mais punaise, le coup du miroir, pas fou quoi.
Le pire est que rien n'arrive à sauver le film. L'ambiance est naze, jamais pesante, alors qu'une partie du film se déroule dans un cimetière et son Mausolée (merci la fiche du film wikipédia pour le terme). Le passage dans l'autre dimension est mal foutu, on tombe sur un truc de science fiction, sans vraiment comprendre, alors que Michael lui, il pige tout. Pourquoi les créatures, créent à partir des cadavres récoltés par l’activité du Grand Homme sont petites, ce qu'il a vu en traversant le portail. 'Tain, 14 ans et déjà hyper balèze en déduction. On n'arrête pas d'être sur la route aussi, avec des accidents de voitures mal filmés ou esquivés, des moments qui se veulent effrayant mais ne fonctionnent jamais. Bref, ce n'est pas fou.
Je ne me suis pas endormi devant. Juste ennuyé sec. Le plus drôle est qu'en lisant les résumés des 4 suites, j'ai envie de les voir. Tellement ça semble prendre un chemin explosé au sol. Toujours sous la direction de Don Coscarelli (sauf le cinquième film). Mais non, je ne pense pas plus en voir. Incapable de poser une ambiance pesante, comme ce devrait être le cas dans ce genre de lieu. Incapable de créer la frayeur, sauf à travers un jump scare que je n'avais pas vu venir avec les nains qui attaquent Michael dans le sous sol. Incapable de proposer des scènes ultra fortes, avec une horreur graphique qui pourrait plaire ou dégoûter. Même l'utilisation de la sphère, sous exploitée à mort, est plus hilarante qu'effrayante. Bref, je pense que ce film est un échec. Pourtant il a remporté des prix à Avoriaz et fût nommé aux Saturn Awards, ce qui me fait dire qu'il a juste mal vieilli.
Peut-être qu'en 1979, c'était un film original, vraiment effrayant et bien mis en scène. 47 ans plus tard ce n'est plus le cas. Je n'ai pas aimé, peut-être serez-vous ouvert·e·s à ce genre de film ? Je le trouve coupé à la serpe, par moment incompréhensible, et le pire est que l'on ne ressent jamais d'empathie pour Michael qui pourtant semble souffrir d'un trauma suite à la mort de ses parents. La fin aurait pu être logique, maline, intelligente, sans ce reflet dans le miroir. Dommage, mais je pense que ce film ne m'a pas du tout parlé. Je n'en attendais rien, je suis quand même déçu. Pas ultra mauvais, mais même pas moyen non plus. À éviter je pense.
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