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Cultivons la curiosité

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Six Jours

Six Jours
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Quand le cinéma français s'intéresse à un film sud-coréen pour en sortir une adaptation 12 ans après, cela peut effrayer. Seulement, en voyant la bande annonce, reconnaissons que le scénario semble intriguant et palpitant. Je reconnais que je suis allé voir ce film sur la bande annonce, sans savoir que c'était une adaptation (j'ai découvert ça lors du générique du début). En plus le film se veux assez court (1h40), l'occasion, peut-être, de bien débuter l'année 2025 au cinéma ? Réponse après la bande annonce.

 

Sachez tout d'abord qu'il est réalisé par Juan Carlos Medina, avec une adaptation du scénario original de Jeong Guen-seop par un duo. Denis Brusseaux et Guillaume Mautalent. Le tout très bien mis en musique par Johan Söderqvist, qui offre une ambiance pesante à ce thriller d'enquête, vendu comme une course contre la montre, ce qui n'est pas totalement vrai. Le film sud-coréen s'appelle "Montage" ("Mong-ta-joo") et est sorti en 2013, réalisé par Jeong Guen-seop pour info.

Vidéo de SND

Le film débute en 2006, par une voiture qui roule sur les quais d'une rivière du nord de la France. Une femme est à son bord, coupe tout, et a un... sac poubelle sur la tête. OK. D'accord. On voit un homme fonçant en voiture, certainement sur le même quai, mais on ne sait pas qui c'est. Et là, patatra, on devine que la femme au sac poubelle est victime d'une demande de rançon, que sa petite fille arrive en courant, alors que l'homme à la voiture rapide (une Volkswagen Golf IV pour être précis) arrive justement à l'endroit où la petite fille va rejoindre sa maman.

 

Et là, c'est l'accident, la petite fille est certainement décédée, le preneur d'otage a pu récupérer le sac d'argent, et notre homme accidenté, qui est Malik (Sami Bouajila), est en fait policier, mais s'évanouit sans pouvoir appréhender le suspect. Et là, bond en avant de 10 ans, ou 11 ans, je n'ai pas bien compris. 2016 il me semble. On retrouve Malik, qui est accueilli à sa maison par une dame, Anna (Julie Gayet), dont on devine qu'elle est la maman ayant perdue sa fille 10 ans avant (ou 11 ans, je n'ai pas super bien pigé le truc). Elle met la pression à Malik, sachant que ce dernier est un enquêteur tenace, le seul à avoir poussé le plus possible l'affaire, mais sans résultat.

 

Dès lors, notre enquêteur va replonger dans son pire cauchemar. Et il va tenter de relancer l'enquête, contre l'avis de son collègue. Pourtant, Malik a trouvé un indice. Une rose blanche sur le lieu de l'accident, comme si le suspect se moquait de lui. En effet, ce n'est pas Anna qui a posé la fleur ici. Résultat, Malik reprend contre l'avis de sa commissaire (Marilyne Canto). Seulement, il sera seul, les services sont débordés, en sous effectif.

 

Alors, je risque de faire une grosse révélation, donc ne lisez pas ce paragraphe si vous comptez garder la surprise intact. Car en fait, les 6 jours du films, ne servent que d'introduction à ce qui suit. À savoir que Malik échoue, la prescription est donc active, c'est trop tard en gros. Ceci va ronger notre enquêteur, qui pourtant arrivera à faire le vide après un mois de vacances forcées. Le problème est que Anna avait découvert un indice important, et mènera son enquête seule devant le fait que Malik a bloqué son numéro.

 

Et donc une nouvelle petite fille va se faire enlever. Avec le même mode opératoire que pour la fille de Anna. La BRI prend le contrôle, on sent un problème d'égo là, mais Malik pourrait aider. Et je vais m'arrêter là. Car la surprise doit être conservée tellement la révélation... que dis-je, les révélations sont excellentes.

 

Désolé, mon précédent paragraphe est court, mais donc, que dire ? Le film est bien mis en images déjà. On n'est jamais perdu·e·s et ça, c'est cool. Quand les pièces du puzzle se mettent en place et que l'on comprend qui est le fautif, la fautive, tout devient clair. Pour ma part, j'ai compris après Malik, ce qui a donné une scène qui m'a paru bizarre alors que ça s'explique. Je dois être stupide, mais sachez que l'on comprend parfaitement à la fin. L'histoire est assez alambiquée, mais se comprend donc.

 

Petit point sombre, j'ai trouvé certains acteurs/actrices, parfois pas naturels/naturelles. Notamment le chef de la BRI et Julie Gayet, qui articulaient un peu trop leur texte sur certaines scènes. Sinon, le reste de la distribution reste très bon. Il y a un passage sympa dans le film, mais qui fait sortir de l'histoire, c'est la façon dont Malik est mené sur les traces du ravisseur. L'ingé son nous sort une prestation dingue, limite il a un super pouvoir. Cette scène sonne un peu trop façon "Les Experts", où on trouve un minuscule indice qui délie tout. Dommage, car l'image introductive de la plaque d'immatriculation nous avait laissé penser que nous étions dans un certain réalisme.

 

Je préfère déjà vous donner ma conclusion, car vraiment, trop en révéler ne serait pas cool. J'ai passé un excellent moment. On sent que c'est français à cause de certaines personnes qui articulent trop, et le coup de l'ingé son est un peu tiré par les cheveux, mais sinon, le reste est excellent. C'est malheureusement un film qui ne se voit qu'une fois. Par contre j'aimerai bien voir la version sud-coréenne, que je n'arrive pas à trouver. En tout cas, bonne ambiance lourde, façon thriller, sans violence par contre. De belles scènes tendues (celles des parapluies, ou de la gare routière sont asphyxiantes), une distribution (sauf rare cas) bien présente et convaincante. Un bon petit film que je vous conseille.

 

@+

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